Tu sais, à chaque fois qu’on te dévoile, qu’on te déplie, qu’on te découvre à la lumière de ce que tu as dit, écrit, donné, sans dire rien, te prenant comme en passant comme si tu étais juste passé, il est normal, mon frère, que tu pleures des larmes de sang. Car c’est la couleur de la passion adoucie, de l’indifférence comme aisance, comme un masque qu’ils se mettent pour n’avoir pas à te parler : par pudeur, moins grave : par innocence, au pire par anathème pour n’avoir pas à s’interroger : tout ceci te va car tu as appris à comprendre, même s’il est plus dur d’oublier : fais-en ton lot, et tu ne diras pas qu’ils ont appris à être dociles, car toi-même tu as appris à oublier. Sois cette flamme par-dessus les gouffres car toi-même tu le sais : tu as appris à oublier. Merci et mille baisers.

le 6 octobre 2017,
Sébastien