Désert blanc

Désert blanc

Désert blanc qui laisse à distance
les embrouillas du cœur graviers indolents
vraiment dans le soleil levé puis couché longue bouteille et son absence de contour
désert blanc papier mâché un peu d’herbe entre les dents qui croque
une coquille firmament le jaune se renverse avec un coulis mat et une épaisseur de peinture
l’odeur de la térébenthine la forêt térébrante qui vibre dans qui vibre dans la pluie peut-être
désert blanc de ton épaisseur lâchée comme au hasard pour que se tienne quelque chose qui n’est pas un décor
lumière aveuglante au travers de quoi l’œil est détruit par ses tourbillons par ses doublures
par son jeu de coquetier qui compte du sable désert de papier trombone dans les airs qui s’agrafent à mes plaies désert désert sur la couture sans reprise
dans la voilure ou dans la bise découpant par petits bouts des confettis de peau entre les plus petits ingrédients de la peau un microscope est naturellement enclin à diviser et ensuite rediviser c’est sa seule inclination sans rémission il divise la moelle et le désert s’étend de la purée brune qui recouvre les charpies et pas la moindre odeur la pourriture on a voulu qu’elle fût à un doigt près stérilisée
désert blanc qui me compte des pas que j’efface et qui me disparaissent sans un trait désert muet souriant de ses dents sable dans la salade où se casse l’émail désert de banalité qui nous troue le parchemin tambour que déploieront nos eaux dans un vieux souvenir de cerf-volant
désert désert
mon désert blanc que le rouge ne peut plus imprimer
je n’attends plus

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