Je rase tous les jours les murs

Je rase tous les jours les murs

Je rase tous les jours les murs
les sourires sont des affiches
j’essaie de me confondre ou d’être transparent
mais rien n’y fait ils sont là ils guettent
harcèlement permanent surtout d’admiration
vous n’avez pas le droit vous n’avez pas le droit
de les négliger ils aboient commentent tout ne laissez rien surtout traîner surtout que rien ne dépasse ou c’est la charpie
par petits bouts tous les jours patiemment comme les peaux au coin des ongles
ils tirent
en souriant
J’ai vu ton machin j’ai vu ton truc et pourquoi tu mets ça
ça me rappelle un truc un machin ton truc là pourquoi tu fais ça
ça ne rapporte rien
et tu te prends pour qui ô ça va détends-toi
excuse-moi mais je ne comprends pas comment tu fais (oui ça c’est un ami)
et vous en chiez trois mois oublier l’infamie relève de l’exploit sans devenir méchant
pour répondre à son tour selon ses intérêts bien compris et il faut se forcer à se soucier de soi pour écraser enfin cette méchanceté qui vient de la faiblesse des êtres paumés
qui ne peuvent vous dire ce qu’est un philistin ou même l’épeler
Vous crevez plein d’acide et la haine en-dessous ne se peut pas crier
pourtant vous cherchiez à être démocrate
ou bien sinon Chrétien
Regardez il est fou mais pète un coup bon sang
ce sont presque tous des ordures
les pires sympathisent ô je t’ai bien compris c’est beau ce que tu dis
mais j’ai fait d’autres choix
de vie
comme si la vie se choisissait mais la vie ne choisit pas si tu choisis c’est je le crois que tu es mort(e)
et que tu parles pour pas voir
cet adultère immense que tu crois pas commettre
qui se commet sans toi au niveau de la pire trahison
la bien sale
la veule
et que tu t’intéresses à moi car je n’ai rien choisi
tu te dis ça doit être quand même on ne sait pas pourquoi comment fait-il
c’est pas normal pourquoi n’est-il pas mort aussi
je ne comprends pas comment tu peux depuis si longtemps ou depuis combien ou depuis comment
le bourgeois est devenu soluble dans sa propre bêtise
il est partout
il glisse il poisse il s’immisce comme un gaz comment fais-tu ô c’est marrant
mais pète un coup bon sang
je suis vraiment désolé d’être fasciste une salope déguisée femme sandwich qui promeut tout ce qu’il faut en sentiments pour être bien labellisée du sacrifice aux pâmoisons comme c’est beau ce que tu fais je crois bien qu’ils t’adorent
et les autres qui n’ont pu vous tirer dans leur boue vous les dérangez vous les démangez
à tendre un grand miroir sur leur médiocrité
tu as mis ton foulard j’avais pas vu tes boucles d’oreille
ne lisez pas faites le sourd brûlez-vous la bouche et surtout
ne faites jamais d’enfant

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