Eh donc, parmi la flopée de commentaires à la con, tous à côté de la plaque dans une paresse lénifiante (est-il moderne ? Est-il contre la modernité, bla bla) que j’ai lus et qui réduisent désormais toute littérature à l’ensemble des thèmes qu’elle convoque, pour en mesurer la pertinence à l’aulne de leur correspondance avec... Lire la Suite →
Le vol statique des corbeaux sur moi Entier je veux être couvert D’une masse de corbeaux Dont j’écarterai les ailes Quand il faudra t’embrasser Cette meute piaillarde Et discrète à dessein M’enrobera d’un drap Dont j’écarterai les becs S’il faudra te parler Ils piaillent de souffrance Et d’idées impossibles De faims qu’il faudrait taire Ils... Lire la Suite →
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Le 19 Octobre 18, Copenhague.
Synthétique Notre rythme Ou notre sémantique Et nos inhibitions Nos tics Nos tiques Tout ce qui nous suce Le sang Algorithme Pathétique Et quand tu changes de champ Je m’égare Aux égards Car je n’ai pas le temps Prions qu’on nous unisse seule solution Un chant Passereau triste Est notre firmament
Le petit sapin Encore heureux la coccinelle ose ses pattes sur ma peau Florence la mélancolie porte ton nom Encore heureux une hirondelle à l’horizon De la pensée hisse un drapeau indépassable Je n’irai pas plus loin Le vide est grand devant mon souffle Il faudrait la poitrine du grand océan Pour plonger plus profond... Lire la Suite →
Bouc impromptu 2 De l’horizon diabolique qui tapisse le fond de mon cerveau je ne peux vous parler. Il est si loin si proche et si lointain il est à portée de main il frisonne toujours et partout en sourdine en crinoline grattant sourdant biaisant travestissant tout perception mémoire et pensée. Il prend la forme... Lire la Suite →
Triptyque octosyllabique sans raison J’ai mis du blanc au congélo je l’ai fait vibrer jusqu’au bleu Est-ce la pierre ou bien des os J’ai foi en le principe aqueux J’ai pris le rouge où cette cendre devient la braise en hésitant C’est comme pécher le grand sandre Pour le vider de tout son sang Petits... Lire la Suite →
Sans conséquence (poem to trash) Je suis un apeuré un transi un qui n’ose pas vivre je suis coagulé avant la moindre blessure je suis un hésitant un marcheur des marais qui n’a jamais tenté l’ombre je devrais même non-exister pour être au moins cohérent je respire à peine Et Dieu sait pourtant que... Lire la Suite →
Manuel d’apprenti Des clefs des tournevis toute une boîte à outils Et des mains pleines de cambouis Pour ouvrir quoi ? quel démenti qu’on organise ? Couteaux sanglants et psalmodies Pour mentir quoi et déchirer ? La plaie la vulve et le prépuce oh les mots forts Aux grands remèdes les grands maux Petits moyens... Lire la Suite →
Dis-moi ma fleur Ou Melancholia 1000 Que penses-tu de ce charnier et de ses feux fous d’artifice Les forêts décimées le mazout les écoles et le Dieu avec elles L’horizon vierge et fol Tout ce qui s’est perdu en la vaine mémoire Tous les bals de pendus Les grillons les espoirs Tout ce qui s’est... Lire la Suite →
Dis-moi ma fleur Ou Melancholia 1000 Que penses-tu de ce charnier et de ses feux fous d’artifice Les forêts décimées le mazout les écoles et le Dieu avec elles L’horizon vierge et fol Tout ce qui s’est perdu en la vaine mémoire Tous les bals de pendus Les grillons les espoirs Tout ce qui s’est... Lire la Suite →
De fil blanc (faux sonnet)
Rembrandt, Vieille femme lisant,1655. De fil blanc à Alban Bouquette Cousue de haute main en altitude haute Glycine d'héritage émois qui mangent l'ombre En l'absence du temps où le siècle s'épuise La vie continûment repousse les défaites Le soleil contemple les craquèlements muets Des micas noirs sourdement assemblés au blanc Du quartz où la... Lire la Suite →
S’il te plaît Salomé (poème 12 de La suite en x)
S'il te plaît Salomé poème 12 de La Suite en x je n'aime que toi Saloméeh puis voici ma tête sur un plat d'argentla lame est sur mon flanc je suis prêt à saigner dis-moi le top et je m'écartèle aussitôtdans tout l'appartementet je m'étrangle à tes dentellesje ne fais pas semblant tu riras aux... Lire la Suite →
la meurtrière (extrait de la Suite en x)
la meurtrière poème 11 de La suite en x je suis jaloux de tes regards qui ne sont pas sur moi diaprésJe suis jaloux de tes écarts pardonne la rime est-ce mieux de l'ignorerau moins j'ai fait la faute de quartau moins passer mon tour de gardeJe suis jaloux c'est tout que veux-tu c'est une... Lire la Suite →
ULTIME APAX
ULTIME APAX à Jacques Rapacki le corps obscène un cachalot brillant crémeux porte avec lui de l'eau visqueuse abominable propulsion qu'il faudrait taire la jaune odeur flotte dans la saillie béante je suis l'algue flottante à la dérive à la surface du monde nivelé à la perte de la vue et de l'horizon profond... Lire la Suite →
Tes mots (poème numéro 9 de La suite en x)
Tes mots poème numéro 9 de La suite en x Tes mots m’irisent ils sont comme l’air je n’y crois pas le château de tes songes et le puits d’amertumetu dis par la fenêtre cigarette éteinte Tes mots m’irisent ils sont comme l’air je n’y crois pas tes mèches ont cet effet de rideau transparentde... Lire la Suite →
Dilemme avec deux « m »
Dilemme, avec deux "m" (3ème extrait de la Suite en x) Je suis un catholiqueparce que j'avais une grand'mèreEt quand je suis entre tes cuissesLe p'tit Jésus tire en arrière Mais j'ai le Diable pour l'avantquand je suis tenté de m'enfuirEt c'est bien plus sucrélorsque j'y pense en t'attrapant ou même avant de t'attraperpar un... Lire la Suite →
Un p’tit coup d’vieux (pour la route ?)
Un p’tit coup d’vieux (pour la route ?) Et v’lan : dans les dents ! En deux semaines, coup sur coup, et même sur coup une troisième fois ! Il faut ça pour comprendre. Oui, sinon, quelle valeur accorde-t-on en réalité à la parole des médecins qui nous promettent la décrépitude et l’amoindrissement, comme couronnes... Lire la Suite →
L’Enfant-neige (intégrale)
Sébastien Pellé L’Enfant-neige Récit 1. Dans la chambre 22, au rez-de-chaussée, Romuald profite d’un moment de répit entre deux crises. Elles frappent n’importe quand. Ou plutôt elles frappent après s’être annoncées, une demi-heure ou plus avant d’éclater pour de bon, mais elles s’annoncent n’importe quand. Et puis ensuite elles montent, lentement. C’est comme ça qu’elles... Lire la Suite →
