Avis : Quelqu’un a récemment posé de manière comique la question que je me posais à propos de Robert Smith, que j’adore pour mille raisons. Comment pouvait-il écrire toutes ces chansons d’amours malheureuses alors qu’il vivait l’idylle avec sa femme depuis 50 ans. Et je crois que je comprends la réponse (qu’il n’a jamais donnée... Lire la Suite →
Carnet de route
C’est quand même un peu la honte ce bitume au milieu d’un bocage pareil. On a honte d’avoir besoin de cette route pour en admirer la beauté. Paradoxalement bien sûr on doit reconnaître que sans elle on ne serait pas là avec sa voiture. Pour compenser ce sentiment honteux, on imagine d’abord de défoncer le... Lire la Suite →
En Trompe-l’œil
Combien de temps ai-je passé À ruminer ma peine sur ces bancs D’avoir manqué quelqu’un de le perdre à jamais Sans espoir de vraiment guérir Au lieu de lire au lieu d’écrire Au lieu de rendre ma vie un peu utile
Poème d’après (I) (Une falaise juste amie)
Épines buisson cailloux sous les pieds La vie reprend ses droits La falaise est tranquille Le vin inspire des lenteurs apaisantes Il donne le tempo En fin de journée consacrée par la douleur Il récompense d’un alentissement Qui fait croire au répit Et c’est donc le répit juste lui Balance qui consiste à savoir peser... Lire la Suite →
Poème de l’après (2) (L’écho)
Il y a dans l’écho un remord qui s’oublie Dans tout amour c’est l’absolu qu’on projette Aussi petit soit-il les bois sont infinis Et la poursuite est inlassable À peine né la voix qui promet l’oubli S’étend sans fin et les arbres ne cesseront jamais Ce défilé prometteur où se courent des lianes Si la... Lire la Suite →
Poème d’après (3) (La caverne vide)
Dans une caverne videQui date d’avant la fin des échosJe poursuis seul ce dialogue absurdeOù les réponses sont toujoursDe nouvelles relancesMême du temps de la vieLe temps où les corps pouvaient se plaireLe langage ne résolvait rienIl partait de chacun avec l’intention fiévreuseD’un résultat que l’autre esquivaitC’était le temps du lyrisme et dans l’entrelacsDes ces... Lire la Suite →
Poème d’après (4) (À l’idée qu’elle était belle)
L’idée qu’elle s’en fout me détruit lentementEn promettant d’extraire la substance viveQui me faisait la voir comme un firmament clair Le vide est sans fin c’est sa forceAttendu que nous sommes des singesQue tout est maladroit dans nos gestes épiquesQue nous avons au mieux la grâce porc-épic J’ai tissé des ombrages j’ai tendu des lustresJe... Lire la Suite →
Poème d’après (5) (Je ne partage plus ta peine)
Je ne partage plus ta peineAprès l’avoir longtemps penséeDéchiré par la violenceDe rage et peine à son idée Les souvenirs de tes trois pertesM’étaient devenus familiersEt si constamment repliésQu’ils ont fini par être miens Plié à leur évocationQue j’ai tous les jours redoubléeJe suis devenu orphelinSi tu les confesses à d’autres Car dans la peine... Lire la Suite →
Poème d’après (6) « La plus précieuse des pierres »
La plus précieuse des pierres Ce qui est là ce qui est présentCe qui appartient à la structure immédiate de l’environnementIllusion du passé illusion égale de l’avenirConstructions psychiques à tenir pour tellesC’est-à-dire à distance Ne pas craindre cette descente en soi pour saisir ce qui estFausse douleur croire qu’il y a un vertige ou une... Lire la Suite →
Au nom du regret
Au nom du regret Continue à être ce que tu esQui au fond ne me regarde pasEt seul le fond compteC’est quoi cette maladie de regarder Je pourrais me plaindreCe serait si stupideContinue à peindreToutes les turpitudesDe l’âme humaine Car je te laisse me laisserEn croyant que tu sais faire ça Le renoncement fait partieDe... Lire la Suite →
Le grand vide
Le grand vide Je traverserai ce grand videQue tu laisses en n’ayant pas vraiment été là Il faudra le traverserQuoique j’y laisseLa détresse est une trompe dans le vent Quand le vent devient lourdEt qu’un bout de soi-même partQuoiqu’il en coûte à admettreAvec un autre jamais connu Je dois laisser le tempsMe traverser de cette... Lire la Suite →
À rien
Je pense à toi et nous ne nous reverrons pas. C’est l’histoire de la vie. Tu peux être un ami du moment ou un amour intense qui n’a pas abouti. T’écrire n’aurait aucun sens, il ne reste que la spontanéité du poème, puisque nous allons mourir et que la trace, par préjugé occidental, doit rester... Lire la Suite →
Toussaint
Des larmes et des larmes versées devant ces chefs-d’œuvre qui montrent le sublime dont l’homme est capable et ne sont que des points d’accroche dans ma pérégrination artistique de la Toussaint.
Élégie sans timbre 1
Élégie sans timbre 1 Avec ce qu’on avait, même furtivement, vécu ensemble, tu ne pouvais pas pour moi arrêter tout comme ça, en tout cas pas sur ce ton. Quand tu l’as fait, je me suis demandé si tu n’étais pas à la hauteur de ce qui avait été vécu, ou si nous n’avions finalement... Lire la Suite →
extrait du prochain…
La part de rêve qui intoxique les vies et qui se déploie avec les années, il y a un âge où cela devient difficilement supportable. Il faut se détacher, dégonfler les attentes, accepter de ne pas être à la hauteur. Tout le monde sait cela au bout d’un certain temps. Certains plus tôt que d’autres,... Lire la Suite →
Destin
Destin Présence lancinante qui ouvre des abymesAbsence permanente qui remplit le gouffreJe vacille je suis ivre j’étouffe je souffreJe dialogue avec un vers sans rimes La violence extensibleHorizontale et verticaleThéologale et cardinaleQui ne s’arrête pasMontre le chemin de la mortAvec de grandes mains rouges Je réserve des lucioles pour la danse finaleFuite sans fin d’une... Lire la Suite →
L’ancre du cœur
L’ancre du cœur J’ai une tristesse ancrée dans le cœurJe songe au roman venu de l’ÉpireJ’ai rêvé tout seul il n’y a pas pireJ’ai laissé un fantôme éveiller ma douceur Je passais des moments à rassembler nos cœursDans des églises j’ai joué au martyreJe suivais seul le fil de mon délireDans des musées je comptais... Lire la Suite →
Verbe
Verbe Je m’offre à toute la poésie du voyage Je glisse par saccades J’ai à peine le temps de me rattraper mais j’essaie de jouir l’instant Rien n’est facile et les gouffres sont nombreux, impardonnablesIl y a beacoup d’abimes de tristesse mais le temps passe et le vent, parfois, souffle J’ai beaucoup fui le soleil pour ne pas trop... Lire la Suite →
Un message de la lune
Un message de la lune Eh bien voilà la lune nous dit au revoirElle s’épanche un peu mais on sentQu’elle a d’autres choses à réglerJe te dis au revoir ma belleQue j’ai à peine embrassée
Comme un grand papillon noir
en (Anglais): The poem reflects on the realization of joy and newfound understanding after a period of perceived unhappiness and disorientation. The imagery of a large black butterfly with outspread wings on the edge of time symbolizes this revelation. The poem suggests a sense of awakening and realization of the beauty and joy that awaited beneath the surface.
Comme l’enfer
Comme l’enfer Tu me manques comme l’enferSi j’avais le temps d’oublierJe voudrais dans un cœur en ferPerdre le souffle et me noyer Je promène des heures mortesQu’on a vécues sans en parlerComme le vent dessous les portesFaisait semblant de s’arrêter J’ai des épines dans le cœurDiable j’aurais dû t’avouerQue je jouais contre les heuresCar le... Lire la Suite →
La Course folle
La Course folle On est toujours en marge où quelque chose énormeLe balancier-puzzle des heures impérialesLaisse poindre à l’envers des chutes triomphalesLa paresseuse phrase engourdie et difforme La semi-trahison à l’essor d’un langageQu’il faut consentir avant de s’avouer perduJuste avant que le mot n’efface l’aperçuSorti du dictionnaire habile au repassage La reconstitution minutieuse et patienteDe... Lire la Suite →
La Nuit sans doute
Ce sonnet sera donc français, ou marotique.On l’appellera, avec diérèse : Nuit sans doute Tu te perds dans les peinturesDu temps présent qui dévoileUn mât un quai une voileEn silence tu endures Tu es là comme un soleilDans la fausse interruptionLa gentille inhibitionDans une absence d’éveil J’ai déjà nui l’auroreD’une oraison trop sonoreQue dire si... Lire la Suite →
La clef
La rhétorique ne sert qu’à essayer de faire croire aux femmes qu’on est aussi mûrs qu’elles. Et ça ne marche que si elles sont indulgentes.
Je n’ai plus le Français en tête
Je n’ai plus le Français en tête Folie douce ô harmonie des recoins Je plie je tords je n’en pense pas un brin J’ai la rime approximative et le cœur qui chante Je ments je vole et et je me hante moi-même Par des tentatives guère mieux que des songes Je vais je plonge et... Lire la Suite →
FREE WHEEL
FREE WHEEL I bet you knowA better place to goIn the sky So many waysDown belowI would give upFor this ride I would erase the trackAnd let nothingIn my back Cause we all wanna play free wheelYou don’t teach a bird how to fly And as for what I knowAll that I missed is just... Lire la Suite →
Pause thérapeutique
On fait tourner la machine en oubliant suffisamment l’essentiel pour qu’elle n’ait pas trop de ratés.
Existe
Existe Existe-t-il encore des gens qui respirentSous la couverture des jours opaquesEntre les coups insondables de la traqueOmniprésente et permanenteQui nous demande d’être au garde-à-vous La question se pose dans la ouateD’une matière ininventéeEt pourtant si douceQu’elle me fait pleurer
Poème
Poème Pleurer c’est comme percer l’abcès de la souffranceÊtre triste n’empêchera pas d’être joyeuxDes expériences subliminalesEt si concrètesQu’elles encourentLa peine de mortLe sentiment est trahison de l’émotionVite !, un coup d’archet vite !Et qu’on meure sain et sauf…
Loin loin loin
Loin loin loin Loin loin loin fuis ce qui n’existe pasFuis ceux qui veulent te retenir malgré toi qui ne comprennent pas la mort ceux qui se croient des droitsN’entends pas surtout n’entends pas la voix de ceux qui refusent de te laisser partir qui ne peuvent pas vivre et veulent t’en empêcherFuis ces gens... Lire la Suite →
