Dans une caverne vide
Qui date d’avant la fin des échos
Je poursuis seul ce dialogue absurde
Où les réponses sont toujours
De nouvelles relances
Même du temps de la vie
Le temps où les corps pouvaient se plaire
Le langage ne résolvait rien
Il partait de chacun avec l’intention fiévreuse
D’un résultat que l’autre esquivait
C’était le temps du lyrisme et dans l’entrelacs
Des ces intentions fiévreuses
La parole a choisi de se perdre
Je continue dans la caverne vide à part moi
De poser les questions
Qui masquent mal que tout me manque
Et je retourne en paniquant
Sur les lieux du supplice
Que j’étaie de nouvelles tortures
Pourquoi expliques-tu ce que tu n’as pas dit
Mais pas ce que tu dis et qui détruisait tout
Les tentatives de se joindre
Tu ne rassuras rien
Je ne saurai jamais
La caverne restera vide à part moi
Et l’écho s’obstine à me rendre plus fou
Illustration : Courbet, Grotte Sarrazine près de Nans-sous-Sainte-Anne, 1864.

Laisser un commentaire