Ardi eminentos in noce patris La vie du père la vie caméraEs-tu prête à l’absolutionAs-tu caché tout ce que tu saisDétruire une vie entre tes mainsPour qui ne fut pasC’est être sereinAu-delà du trépas Ça sonne dur sur les dallesSatins auguilles virevoltesAbsolution je vous égratigneD’un salut en entrelacsEt je ne fus pas le père
de la buée sur la mire
Poésie pour le Temps Courant / Poetry for Current Times
De la buée sur la mire
les fougères s’écartent
un oiseau au lointain
des roseaux et la vase
l’odeur d’un soleil blanc
racorni sur les bords
d’une jaune dentelle
soleil bleu qui se prend
dans un rideau de feu
un oiseau au lointain
fois deux dans les aigus
les aigus de la lame
et la gamme sifflée
au lointain nouveau cri
d’un oiseau bien plus gros
bien plus haut dans le ciel
semi-blanc et diapré
d’une lumière en fuite le cri se répand
les écorces se serrent
d’un bosquet sur la gauche
où la prairie est molle
et les champignons crissent
en dardant leurs oboles
l’odeur est d’un matin
éclaté dans le givre
comme un fruit de l’hiver
un serpent une grue
encadrent les mystères
et le sol se craquelle entre les flaques bleues
le cri se perpétue au proche et au lointain
il égraine l’espace entre deux longs silences
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la déchirure
la déchirure La photo déchirée d’un visage qui ne colle pasnos pauvres cervelles ravagées par le cinémaShanghai Mali nommez-les moi que je les mitramiettetous les décors qu'on veutles poils du papier le clivage dans ma têtesaccage mes organes quelle est cette ablationet puis du sang sur les lunettesje mourrai sans l’avoir revuerreur d’embranchement cérébralcet aiguillage... Lire la Suite →
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq (Lecture)
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq Illustration : Ernst Ludwig Kirchner, Landschaft mit See im Hintergrund, 1908.
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq N’écoute pas le temps qui passe dans ton crâneVois dans l’espace le monde qui est en toiIl n’y a plus pure folie que la dialectique sans finLe vertige vient d’un loquet qui bascule sur lui-mêmeNe t’acharne pas à vouloir rétablirCette usure est le... Lire la Suite →
Chantre désolé
La plume est sans patrie mais elle n’est pas sans âme Partout où je vais quelqu’un répondra et cela m’allègeMe libère du jour présent Les mêmes soirs les mortes plainesChantre chantre de l’indicible oubliLa plume est une pensée itinérante et son point fixe est à la pointe qui trempe en une trouble origineSa recherche pousse... Lire la Suite →
Dans la prairie
Soulèvement soulagementQu’as-tu trouvé sous la pierreQuelle surprise c’est le temps La douleur mute incessamment Elle modifie l’intérieur Que trouves-tu dans les airs Soulèvement soulagementDes grains qui passent dans la chairLe flux tamise la poitrine Et son objet est un peu perdu dans le ventIl faut changer d’album mais il nous manque un poumon Il n’y... Lire la Suite →
37.2
j’ai cru voir de ma vie la dernière fois la fille qui était celle de et avait 37.2 en poster haut très haut sur sa porte passée pour fois ultime où le même jour ce cinéaste est mort de hasard il n’y a pas les douleurs sont toutes commutables et je l’apprends ce soir malgré... Lire la Suite →
Malentendu
Malentendu As-tu déjà pleuré parce que je m’en allaisTu disais qu’on se reverraComme une mère à son enfantMoi je me vidais de mon sangA chaque nouveau kilomètre qui disaitJ’étais un peu plus loin de toiCar mes moments n'étaient rienSi tu n'étais pas làQuand toi tu continuaisJusqu'à la prochaine fois
Les pentes
Les Pentes Et si tu venais ronronnerDans mes brasContre le vent et les maréesN’oublie pasQue le temps cruel a briséD’autres mâtsNotre heure sera si vite arrivée Il y a des bandes qui s’effacentSous les drapsIl y du jeu dans les espacesSous les doigtsOn meurt seul dans sa carapacePar hasardAvant qu’il soit pour toujours trop tard... Lire la Suite →
