Si tu m’as menti
Si tu m’as menti, c’est que je n’ai pas su te permettre de dire la vérité.
Après avoir conçu l’idée de ce texte et entendu cette première phrase : si tu… c’est que, je me suis trompé de titre. Je l’ai intitulé, pour le retrouver dans mes notes sur mon téléphone « si je… c’est que… »
La précipitation bien sûr, penser aux mots qui suivent quand on écrit les premiers sans y penser, les fausses manipes qui effacent tout, je viens d’ailleurs de rétablir maladroitement une sauvegarde qui n’est pas la bonne et j’ai dû récrire en partie ce début, le correcteur qui hésite entre les langues, puisqu’il est habitué que j’alterne entre le Français et l’Anglais.
Bien sûr, mais est-il possible d’écrire « sans y penser ». Il semble que non.
J’ai donc bien voulu écrire « si je t’ai menti ».
C’est donc moi, au fond, derrière cette mascarade dont je voudrais t’accuser et dont ce texte se ferait l’émissaire, qui t’ai menti.
Il en découle évidemment que la précaution qui m’a tenu jusqu’ici de le commencer (doit-elle être un texte cette expérience impossible qui m’arrive grâce ou à cause de toi, une chanson, on le saura quand le temps aura laissé reposer tristesse et colère, mensongères toutes deux car occultantes, trop subjectives, trop rivées sur moi),
Il en découle que je dois attendre pour écrire la suite. Même si ce n’est pas la justice qu’il faut atteindre, au moins cette une forme de vérité.
Celle-ci demande le repos, et l’attente des effets de ce repos.

Laisser un commentaire