Au nom du regret

Au nom du regret Continue à être ce que tu esQui au fond ne me regarde pasEt seul le fond compteC’est quoi cette maladie de regarder Je pourrais me plaindreCe serait si stupideContinue à peindreToutes les turpitudesDe l’âme humaine Car je te laisse me laisserEn croyant que tu sais faire ça Le renoncement fait partieDe... Lire la Suite →

Mon premier cartel !…

de libraire bien sûr ! et pour le coup c'est la librairie Kyralina de Bucarest qui m'offre ce plaisir inédit. Merci à elle ! En plus, je m'en sors pas trop mal : j'aime beaucoup l'énumération et sa chute "courage fou". Merci à vous !

Série « rapid » (sans e)

Allez, je lance la série « rapid », sans e. Tous les jours trois lignes sur quelqu’un ou quelque chose. La première (déjà lue, si « rapid ») était sur Lynch, normal. Demain : sur Carrère. Des bises. Mais suivez un peu !

Rimbaud avant

Rimbaud avant Rimbaud est avant. Avant Freud, avant la psychanalyse, avant la fin du langage, avant la fin de l’Histoire, avant la fin de l’avant. Est-ce qu’on m’entend ? Une falaise. Des enfants, il aimait bien, Hugo qui l’avait marqué : les deux imaginaient, quoi après ? Falaise, enfant, abandon, inconnu, peur extrême mais avant la « prise de... Lire la Suite →

Une explosion de roses…

Une explosion de rosesPar la fenêtre sous fond grisL’herbe est mouilléeEt l’air est fraisC’est un début d’après-midi illustration : Pierre-Joseph Redouté, "Rosa gallica regalisé, Les Roses, 1817-1824

Drame

Drame Petites idées grand voyageLa page blanche et inconnueMarche sans retour n’attend plusPars tout de suite et sans bagage Avec les ans les trous grandissentIl y a de plus en plus de placePour tout ce qui jamais ne passeLa scène est jouée dans les coulisses Un grand voyage et oublierOù est vraiment la différenceS’il n’y... Lire la Suite →

Partout et nulle part à la fois

Partout et nulle part à la fois Pourquoi toutes ces élégies latines, avant elles ces soupirs grecs, ces cris déchirants, hurlés ou murmurés, dits pour soi mais pour le monde entier aussi, vu qu'ils sont écrits, les héros qui pleurent les héros, leur père, leur mère, leur frère, leur sœur, leur enfant, leur épouse, époux,... Lire la Suite →

Soleil

Soleil C’est amusant la coupole et sur la tête pourquoi pasIrénique désir et les copains s’en vontC’est le meilleur adieu que puisse espérer ce mondeSoleil qui devrait ouvrir un jour une fenêtre dans l’espaceJ’espère en les dieux en tout ce qui désireL’au revoir est au bout de nos larmesParodique douleur qui dit que rien n’a... Lire la Suite →

Farewell My Lady

Farewell My Lady Farewell my lady, enjoy the sun without me, if you meet God I’m so delighted, and in a minus scale, if you meet love, you have all my benediction The trees are tall, the fields are wide, I remember your skinny steps and I think they’re made to hit the ground My... Lire la Suite →

ALTA MEA

ALTA MEA Tu ne sauras jamais. Je ne saurai jamais. Et pourtant, à n’importe quel point je me serais arrêté, je me serais mis nu et j’aurais proclamé : « Cette vie ne vaut que parce qu’elle est à toi aussi ! ». Je ne l’ai pas fait, je n’ai pas mis ma chair dans la balance, parce que... Lire la Suite →

Vite Fait

Vite Fait J’invente scènes permanence Pourtant l’ambivalence est un repli d’amour Un bien sombre mensonge oubli du songe Mon inconstance et ma paresse à l’échafaud ! Heureusement que nous avons l’impardonnable

Journée 2

Journée 2 Déséquilibre. Balance. Écrire toujours à même le bloc mais cette fois pour insuffler l'incertitude. Ce fantasme d'enfance. L'enfance est-elle le creuset de tous nos fantasmes ? A-t-on su en créer d'autres depuis ? L'adolescence ? Nos débuts dans le monde du travail ? Depuis ? Maintenant qu'il est peut-être possible, voire nécessaire, inévitable,... Lire la Suite →

Journée 1

Journée 1 J'écris à même le bloc, qui du coup porte son nom avec une grande justesse : bloc de papier, bloc de pierre devenus bloc d'écran. ce n'est pas mon habitude (tiens, du coup, les majuscules disparaissent). l'idée m'est venue cette nuit, peut-être avait-elle germé la veille, j'ai oublié : écrire une sorte de... Lire la Suite →

Les pentes

Les Pentes Et si tu venais ronronnerDans mes brasContre le vent et les maréesN’oublie pasQue le temps cruel a briséD’autres mâtsNotre heure sera si vite arrivée Il y a des bandes qui s’effacentSous les drapsIl y du jeu dans les espacesSous les doigtsOn meurt seul dans sa carapacePar hasardAvant qu’il soit pour toujours trop tard... Lire la Suite →

Vision Le pas des portes, grange austère paquebot de nuit immobile où parle encore un mort pendu de liesse, tandis qu'on hisse dans les airs les lourds bovins gonflés de pestilence, pensée tu reviens t'hypnotiser de lourds glaciers au Nord qui bercent ton exil permanent dans le fracas de leurs détachements silencieux, à jamais hermétique... Lire la Suite →

Privé d’âme

                                Privé d’âme Une masse a pris sa placeEt s’en est presque réjouissantÉcrire est un instrumentQui n’a plus coursCaduque romain et dépassé Le corps n’est pas seul pour autantEt l’esprit n’est pas seul non plusPourtant je tiens entre mes mainsUne raison irrésolueQui est moi qui rêve et n’a plus cours Privé de solde je suis... Lire la Suite →

Inquiète intime Cela m'inquiète que tu sois tristeje voudrais coudre des rubans mais ta tristesse est l'inconnueelle roule en dedans je la voudrais entre mes doigtsourlet de peau la plus intime des coutûresque délimitent les chemins passéscela m'inquiète que tu sois tristepauvre rivière et pauvre l'eau qui ne descendent pas sur toile plus limpide des... Lire la Suite →

LIRE

LIRE (Mais pourquoi je me suis cultivé ? Et encore, pas beaucoup, mais c'était déjà trop, quelle erreur !) Voilà par quel cri de souffrance hypocrite commençait ce texte qui prendra un tour plus joyeux, suggérant la même chose. Et donc : Avez-vous été déjà humiliés par un texte ? Sinon, on ne peut pas comprendre ce qu'est la... Lire la Suite →

TE REVOIR (I)

I TE REVOIR Es-tu partie douce reviens-tu au même endroit à chaque fois que j'y repense ô les mots ne sont plus si dociles maintenant que les tiens peuvent sonner au bout du champ, dessus le son, dessous le sang d'un crépuscule en filigranes et c'est à les chercher que je tombe sur toi, sous... Lire la Suite →

Derrière la pluie

bouffonnerie littéraire à Julian Ferreira et Benoît Dodivers, précieux lecteurs... On aurait pu arriver plus tôt sur les marches mais le soleil était encore là. On pouvait donc encore profiter du crépuscule pour bercer nos illusions défuntes, puisque c'était le but. La ville, encore humide, miroitait aux places goudronnées et on entendait des écoulements courir... Lire la Suite →

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Gestion, hydre, ogre, prestidigitateur infernal

Chers amis, le temps m'est compté. Cet article est une ébauche qui irradie je crois vers d'autres perspectives qu'il faudrait indiquer plus explicitement. Néanmoins, puisque, physiologiquement et socialement (je n'ai pas dit politiquement), le temps m'est rare (paresse, ô délicieuse paresse eût du dire Rimbaud s'il eût été réellement "feignant" - de feindre -), je... Lire la Suite →

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