Humeur tacite Victoire ! Les poids se détachent ! Ça sent l'envol !Même les organes sont légers ! Le souffle épouse enfin sa veine !Les poumons et l'air, ce n'est plus qu'un ! Inspire, expire ! C'est devenu presque pareil, à peine une petite déclivité pour séparer les deux. Un rien de coquetterie en somme. Une légère jointure, un bourrelet de vernis... Lire la Suite →
Face à face
Face à face La fenêtre propose un nouveau paysageChaque jour le même sa fumée sa buéeBrume comme un café sur les chosesQui sont bien ordonnées par les besoins moroses On y voit des humains mais c'est rareEt la pensée n'a pas le temps de les saluerOu bien de les trouver bizarresIls sont là c'est ainsi... Lire la Suite →
Notre inscription
Notre inscription notre estomacinscrit dans le tempsnos pieds nos mains nos poumonsinscrits dans le temps nous nous énamouronsde cette sécheresse de ce blanc souciaplatis comme des éponges sur un coin de fenêtreà nacrer des éclats et nous en finissons patiemment durs et platscomme l'os de la seicheque vient lécher le chatteint du sang des pinsons
De la buée sur la mire (lecture)
De la buée sur la mire De la buée sur la mire 22/23 décembre 2019
de la buée sur la mire
De la buée sur la mire les fougères s'écartent un oiseau au lointaindes roseaux et la vasel'odeur d'un soleil blancracorni sur les bordsd’une jaune dentellesoleil bleu qui se prend dans un rideau de feuun oiseau au lointainfois deux dans les aigusles aigus de la lameet la gamme siffléeau lointain nouveau crid'un oiseau bien plus grosbien... Lire la Suite →
Et tu as répondu quoi à ces messages enflammés ? Rien. Qu’est-ce qui arrive quand on ne souffle pas sur le feu ? Il s’éteint.
Au milieu coule le Styx De la difficulté Se maintenir au mondeL’envie de replongerÀ peine réveilléRester à la surfaceMoitié vivant et mortLe corps coupé en deuxUn Styx par le milieuDe la difficulté De ne pas séparer
L’Idiot (titre libéré de droits)
L'Idiot (titre libéré de droits) je ne demande pas des choses impossiblesce serait idiotpourtant l'Idiot demande souvent à renaîtresur son échafaud il attend des réponsesmais les questions ne seront formulées que dans sa têtesa tête Idiotepar exemple il se résout au carpe diem si le Destin le libère le Destin libère tout toujoursc'est même à... Lire la Suite →
Tu es mes chats Les chats m’ont tout appris Comment voir celui qui sort celui qui rentre son nez par peur du monde quand l’autre est déjà compromis ou conquérant comment celle qui fait mine de ne pas s’intéresser tout ça c’est les chats Ensuite comment caresser ils m’ont appris à rebours du pelage en... Lire la Suite →
Les Finitions
Les Finitions La feuille à table je décrisBrigitte Bardot en photo me souritJe mens car elle fume et l'écranEst vertical Dispose-t-on (encore) les mots comme des objets sur la tableJ'ai dû ranger avant d'écrire et j'ai peur que le chaosMe vienne maintenant des motsQue j'ai paresse à disposer Pourtant je leur demande de m'aiderÀ me... Lire la Suite →
Le recueil est bouclé. Merci beaucoup pour vos lectures et vos remarques drôlatiques et inspirées, toujours généreuses. Sinon, il était logique que cela se termine sur un titre pareil, dans l'ombre de Socrate "Je sais que je ne sais rien" et avant lui Œdipe, qui signifie "pieds enflés" (il a été ligoté avant d'être abandonné... Lire la Suite →
Le Chevalier endormi
Le Chevalier endormi Il n'était pas une fois, ni une princesse, ni un château, il n'était rien de tout cela. On n'arriva pas alors dans cette matinée tardive, lourde de feux, de la forêt inextricable et de ses lierres et de ses ombres, au pied d'une porte imposante, qui surmontait un pont-levis de longues douves... Lire la Suite →
La route est traversée par d’incalculables trous bancaires Le déficit creuse le voyageur au plein du ventre, de la poitrine Et ses pieds sont de sang Il explore surtout la faillite et les pays nouveaux s’arrêtent à la barrière La balance lui donne son comptant, qui l’alourdit un peu plus, dans le dénuement Dans la... Lire la Suite →
la vie d'artiste tous les artistes à la maisonils ont le chien maman papails collectionnent les relations d'amis semi-professionnelsce sont les artistes aujourd'huiils ont du chic à tour de brasune grande télévisiondes tatouages et des bretelles moi je te dis on vivra seulset on n'aura jamais d'enfantsl'amour nous brûle ils sont en deuilde ne savoir... Lire la Suite →
le chant voilà le chant c'est ta gorge qui le déploiesans toi n'est pas de chant et dans ce chant c'est toiil te pousse à partir sans attendre l'échoc'est le chant du dedans le chant des autres foisoù tu courais avec dans les fumées les flammesceux qui couraient aussi et chantaient avec toi c'est le... Lire la Suite →
blanc à toi qui te trahis un peu plus le matin sans trop te rappeler ce que tu voulais êtrepasse sous la grande arche et admire sans hontetout ce qui te dépasse et dont tu voudrais rire on t'a volé le feu toutes les baies sont muettesle clapotis de l'eau rythmé vers le zérotu hurles... Lire la Suite →
jet de pierre c'est le roc dans ma main qui m'arrachait la peauje l'ai lancé si fort dans le vide et l'espoirque des lambeaux de paume en sont partis de moije l'ai lancé si dur dans les étoiles blanchesque ma main s'est perdue là au-dessus des toits je lance ma misère à force redoubléede refrains... Lire la Suite →
Le vol statique des corbeaux sur moi Entier je veux être couvert D’une masse de corbeaux Dont j’écarterai les ailes Quand il faudra t’embrasser Cette meute piaillarde Et discrète à dessein M’enrobera d’un drap Dont j’écarterai les becs S’il faudra te parler Ils piaillent de souffrance Et d’idées impossibles De faims qu’il faudrait taire Ils... Lire la Suite →
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Traduction intuitive du poème de Dylan Thomas N'entre pas sans hargne dans cette bonne nuit N'entre pas sans hargne dans cette bonne nuit, Que brûle l'ancien temps et sombre en fin du jour ; La rage, la rage contre la lumière qui meurt. Ainsi les hommes sages finissent par savoir que la ténèbre est juste,... Lire la Suite →
Synthétique Notre rythme Ou notre sémantique Et nos inhibitions Nos tics Nos tiques Tout ce qui nous suce Le sang Algorithme Pathétique Et quand tu changes de champ Je m’égare Aux égards Car je n’ai pas le temps Prions qu’on nous unisse seule solution Un chant Passereau triste Est notre firmament
Chemins I Si par les chemins de pierre et ronce Où les fougères se penchent Je descends en freinant contre la pente d'un bâton C'est pour descendre en mesure Et par conséquent plus profond Et renversant presque la pente à mon profit Au profit de toutes mes résistances Comme celle de l'œil qui m'a-t-on dit... Lire la Suite →
Le petit sapin Encore heureux la coccinelle ose ses pattes sur ma peau Florence la mélancolie porte ton nom Encore heureux une hirondelle à l’horizon De la pensée hisse un drapeau indépassable Je n’irai pas plus loin Le vide est grand devant mon souffle Il faudrait la poitrine du grand océan Pour plonger plus profond... Lire la Suite →
On ne peut pas vivre sous la Lune impunément... on ne peut pas se laisser darder par la présence si familière d’un astre qui nous regarde depuis longtemps. On n’a pas les droits pour oublier qu’elle est la sœur de nos terrestres endiablées... on ne peut pas vous dis-je et on devrait s’agenouiller... et parler... Lire la Suite →
D’instinct premier Je voudrais faire passer Une fleur dans cette phrase Sans prononcer les œufs Pour que les oignons germent Je voudrais didactique Y planter des racines Et faire que les mots Poussent d’un seul élan Je laisse les pensées qui sont des fleurs aussi Y peindre les couleurs que tout le monde a vues... Lire la Suite →
Réveil en fuite Je suis allé cacher mon humeur racornie Avancer sur soi-même où on est le plus soi Est-ce bile terrible acide intérieur Avancer en coquille un ongle détaché qui sèche sans la chair un pétale de bois Ou confusion de maux au mieux la profondeur Nacrée navrée soupçon avide de terreur Je... Lire la Suite →
Bourdonne rien ne rentre Vitre contre vitre haché Au lampadaire les idées folles rien ne rentre encore Parole Contre parole rien n’est plus dit qui serre le cœur tout passe en mollesse et rien ne rentre Obstiné mollusque en ces baves Entravé Clos et clos si sûr de lui qu’il dort rien ne rentre encore... Lire la Suite →
Dis-moi ma fleur Ou Melancholia 1000 Que penses-tu de ce charnier et de ses feux fous d’artifice Les forêts décimées le mazout les écoles et le Dieu avec elles L’horizon vierge et fol Tout ce qui s’est perdu en la vaine mémoire Tous les bals de pendus Les grillons les espoirs Tout ce qui s’est... Lire la Suite →
Lecture du poème "Pleurer pleurer", le 1er mai 2018, hall de la Bibliothèque Royale / Black Diamond.
