Pleurer pleurer pleurer pouvons-nous pleurer jusqu’à la fin, pouvons-nous pleurer jusqu’à la racine des larmes, sera-ce l’extinction finale, ce n’est même pas sûr ? Pleurer jusqu’à la lie, pleurer pour rien et pleurer pour tout à la fois, pourquoi les larmes nous manquent-elles, pourquoi leur sel nous fait-il si défaut ? Est-ce l’armure, armoirée trop,... Lire la Suite →
La sonnette en cristal Tu peux sonner mais ce sera la dernière fois Choisis-la bien et surtout ne t'y reprends pas Choisis aussi la bonne main juste en passant caresse-la car la dernière ce sera Nous aurons des voix blanches pour nous dire au revoir Comme une poire tombant recueille-la trop mûre et... Lire la Suite →
Faut s’expliquer un peu tout le temps Quand on te parle tu serres les dents Tu voudrais bien qu’on parle d’autre chose Que de ta solitude morose Ou les vacances Que tu prends pas Tu voudrais qu’on t’oublie pour te parler vraiment Tu voudrais qu’on te touche en touchant quelque chose Qu’on apprenne à parler... Lire la Suite →
Couteau. Souffle.
Vera Nabokov https://soundcloud.com/saintazy/couteau-souffle Couteau.Souffle.Cœur.Poitrine.Poids.Vide.Brûlure.Écartelé sous le soleil et au dedans.Brûlure.Fuite.Souffle.Cœur.Couteau.Soif.Brûlure.Poitrine.Faim.Souffle.Couteau.Voilà... S., le 22 Décembre 2017, Copenhague.
S’il vous plaît n’être rien possible humanity destroyed
S’il vous plaît n’être rien possible humanity destroyed Là sur ruines aucun empire au bout du souffle Pas même buée Là je m’arrête respirer Et ça ne vient pas même un spasme Rien ne retient le dernier tour de brasse Rien de rien Pas même bon À éplucher des noix
Porte noire
Porte noire J’essaie sortir de l’existence Par porte la moins douloureuse Quand on pense au poids de ce qui craquait dans son dos à l’Antonin Arto On l’applaudit mais bien trop tard De ne s’être écartelé qu’en public A moi la porte noire qui n’ouvre surtout sur rien Par ici la sortie des grands soirs... Lire la Suite →
Pile noire
à Antonin Artaud Je suis la pile atomique la matière noire en fusion d’elle Si je distille j’irradie à profusion on sent comme un courant chaud autour de moi qui électrise les consciences en rendant certaines complètement tarées Et qui se croient à m’attaquer quelque droit au nom de la raison et de la nature... Lire la Suite →
Sueur
Je ballade une sueur dans les rues qui en poissent Et quand ce trou noir transpire mes mots ont quelque chose moite qui traduit mon attente
L’œil au bord de la rivière
L’œil au bord de la rivière Trouver la niche respirable Faut-il du flair ou se laisser guider hasard Sans suivre rien ni conseils signaux ni instinct même Ni même se démener sur soi s’agiter ou comme particule folle Capter l’immobile qui n’est pas froid l’irrespirant qui n’est pas mort Se passer d’air en... Lire la Suite →
Pensée
On n’écrit pas sur les petites fleurs quand on n’est pas dévoré par les corbeaux. S, Paris, 25 octobre 2017
De fil blanc (faux sonnet)
Rembrandt, Vieille femme lisant,1655. De fil blanc à Alban Bouquette Cousue de haute main en altitude haute Glycine d'héritage émois qui mangent l'ombre En l'absence du temps où le siècle s'épuise La vie continûment repousse les défaites Le soleil contemple les craquèlements muets Des micas noirs sourdement assemblés au blanc Du quartz où la... Lire la Suite →
ULTIME APAX
ULTIME APAX à Jacques Rapacki le corps obscène un cachalot brillant crémeux porte avec lui de l'eau visqueuse abominable propulsion qu'il faudrait taire la jaune odeur flotte dans la saillie béante je suis l'algue flottante à la dérive à la surface du monde nivelé à la perte de la vue et de l'horizon profond... Lire la Suite →
