Le recueil est bouclé. Merci beaucoup pour vos lectures et vos remarques drôlatiques et inspirées, toujours généreuses. Sinon, il était logique que cela se termine sur un titre pareil, dans l'ombre de Socrate "Je sais que je ne sais rien" et avant lui Œdipe, qui signifie "pieds enflés" (il a été ligoté avant d'être abandonné... Lire la Suite →
Le Chevalier endormi
Le Chevalier endormi Il n'était pas une fois, ni une princesse, ni un château, il n'était rien de tout cela. On n'arriva pas alors dans cette matinée tardive, lourde de feux, de la forêt inextricable et de ses lierres et de ses ombres, au pied d'une porte imposante, qui surmontait un pont-levis de longues douves... Lire la Suite →
La route est traversée par d’incalculables trous bancaires Le déficit creuse le voyageur au plein du ventre, de la poitrine Et ses pieds sont de sang Il explore surtout la faillite et les pays nouveaux s’arrêtent à la barrière La balance lui donne son comptant, qui l’alourdit un peu plus, dans le dénuement Dans la... Lire la Suite →
la vie d'artiste tous les artistes à la maisonils ont le chien maman papails collectionnent les relations d'amis semi-professionnelsce sont les artistes aujourd'huiils ont du chic à tour de brasune grande télévisiondes tatouages et des bretelles moi je te dis on vivra seulset on n'aura jamais d'enfantsl'amour nous brûle ils sont en deuilde ne savoir... Lire la Suite →
le chant voilà le chant c'est ta gorge qui le déploiesans toi n'est pas de chant et dans ce chant c'est toiil te pousse à partir sans attendre l'échoc'est le chant du dedans le chant des autres foisoù tu courais avec dans les fumées les flammesceux qui couraient aussi et chantaient avec toi c'est le... Lire la Suite →
blanc à toi qui te trahis un peu plus le matin sans trop te rappeler ce que tu voulais êtrepasse sous la grande arche et admire sans hontetout ce qui te dépasse et dont tu voudrais rire on t'a volé le feu toutes les baies sont muettesle clapotis de l'eau rythmé vers le zérotu hurles... Lire la Suite →
jet de pierre c'est le roc dans ma main qui m'arrachait la peauje l'ai lancé si fort dans le vide et l'espoirque des lambeaux de paume en sont partis de moije l'ai lancé si dur dans les étoiles blanchesque ma main s'est perdue là au-dessus des toits je lance ma misère à force redoubléede refrains... Lire la Suite →
Le vol statique des corbeaux sur moi Entier je veux être couvert D’une masse de corbeaux Dont j’écarterai les ailes Quand il faudra t’embrasser Cette meute piaillarde Et discrète à dessein M’enrobera d’un drap Dont j’écarterai les becs S’il faudra te parler Ils piaillent de souffrance Et d’idées impossibles De faims qu’il faudrait taire Ils... Lire la Suite →
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Traduction intuitive du poème de Dylan Thomas N'entre pas sans hargne dans cette bonne nuit N'entre pas sans hargne dans cette bonne nuit, Que brûle l'ancien temps et sombre en fin du jour ; La rage, la rage contre la lumière qui meurt. Ainsi les hommes sages finissent par savoir que la ténèbre est juste,... Lire la Suite →
