Au nom du regret
Continue à être ce que tu es
Qui au fond ne me regarde pas
Et seul le fond compte
C’est quoi cette maladie de regarder
Je pourrais me plaindre
Ce serait si stupide
Continue à peindre
Toutes les turpitudes
De l’âme humaine
Car je te laisse me laisser
En croyant que tu sais faire ça
Le renoncement fait partie
De ce que nous ne sommes pas donné
Oh non, ce n’est pas plus beau
Il eût mieux valu s’embrasser
Mais quand on sait qu’un baiser ne sera jamais
Il faut s’extraire du doute
Qu’il y avait quelque chose à vivre
Sinon on meurt
À petit feu
Illustration: Alfred Guillou, Adieu, 1892.

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