Au nom du regret Continue à être ce que tu esQui au fond ne me regarde pasEt seul le fond compteC’est quoi cette maladie de regarder Je pourrais me plaindreCe serait si stupideContinue à peindreToutes les turpitudesDe l’âme humaine Car je te laisse me laisserEn croyant que tu sais faire ça Le renoncement fait partieDe... Lire la Suite →
Série « rapid » (sans e)
Allez, je lance la série « rapid », sans e. Tous les jours trois lignes sur quelqu’un ou quelque chose. La première (déjà lue, si « rapid ») était sur Lynch, normal. Demain : sur Carrère. Des bises. Mais suivez un peu !
Une explosion de roses…
Une explosion de rosesPar la fenêtre sous fond grisL’herbe est mouilléeEt l’air est fraisC’est un début d’après-midi illustration : Pierre-Joseph Redouté, "Rosa gallica regalisé, Les Roses, 1817-1824
Drame
Drame Petites idées grand voyageLa page blanche et inconnueMarche sans retour n’attend plusPars tout de suite et sans bagage Avec les ans les trous grandissentIl y a de plus en plus de placePour tout ce qui jamais ne passeLa scène est jouée dans les coulisses Un grand voyage et oublierOù est vraiment la différenceS’il n’y... Lire la Suite →
Partout et nulle part à la fois
Partout et nulle part à la fois Pourquoi toutes ces élégies latines, avant elles ces soupirs grecs, ces cris déchirants, hurlés ou murmurés, dits pour soi mais pour le monde entier aussi, vu qu'ils sont écrits, les héros qui pleurent les héros, leur père, leur mère, leur frère, leur sœur, leur enfant, leur épouse, époux,... Lire la Suite →
Pensée en cours
Pensée en cours Mais il y a, entre ces blocs noirs, qui semblent toujours se rapprocher sans jamais parvenir à nous écraser complètement, Du souffle qui passe, une lumière qui s’immisce et par où s'affranchit la joie, Il faut donc savoir boire, savoir filtrer, saisir le mouvement des filets d’espace par où nous pouvons respirer... Lire la Suite →
Soleil
Soleil C’est amusant la coupole et sur la tête pourquoi pasIrénique désir et les copains s’en vontC’est le meilleur adieu que puisse espérer ce mondeSoleil qui devrait ouvrir un jour une fenêtre dans l’espaceJ’espère en les dieux en tout ce qui désireL’au revoir est au bout de nos larmesParodique douleur qui dit que rien n’a... Lire la Suite →
Farewell My Lady
Farewell My Lady Farewell my lady, enjoy the sun without me, if you meet God I’m so delighted, and in a minus scale, if you meet love, you have all my benediction The trees are tall, the fields are wide, I remember your skinny steps and I think they’re made to hit the ground My... Lire la Suite →
All measures counted down by a single compass
All Measures Counted Down by a Single Compass Sometimes I feel like I’m done with all these thingsThose stories for ever gone I feel like I’m completeThe shadows swallowed by the lightOf true evidencesI feel I’ll never embark at nightThat boat againDesert is not a lonely place you can tell when you knowAll my buddies... Lire la Suite →
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq (Lecture)
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq Illustration : Ernst Ludwig Kirchner, Landschaft mit See im Hintergrund, 1908.
Les pentes
Les Pentes Et si tu venais ronronnerDans mes brasContre le vent et les maréesN’oublie pasQue le temps cruel a briséD’autres mâtsNotre heure sera si vite arrivée Il y a des bandes qui s’effacentSous les drapsIl y du jeu dans les espacesSous les doigtsOn meurt seul dans sa carapacePar hasardAvant qu’il soit pour toujours trop tard... Lire la Suite →
rose doigt d'aurore rose naissance rose cul rose paradis rose rose rose électrique rose paupière rose abstrait rose tampon rose pervers rose sale rose pétrole rose règles rose auberge rose pruneau rose coma rose horreur copenhague, 8 juin 19
jet de pierre c'est le roc dans ma main qui m'arrachait la peauje l'ai lancé si fort dans le vide et l'espoirque des lambeaux de paume en sont partis de moije l'ai lancé si dur dans les étoiles blanchesque ma main s'est perdue là au-dessus des toits je lance ma misère à force redoubléede refrains... Lire la Suite →
Le vol statique des corbeaux sur moi Entier je veux être couvert D’une masse de corbeaux Dont j’écarterai les ailes Quand il faudra t’embrasser Cette meute piaillarde Et discrète à dessein M’enrobera d’un drap Dont j’écarterai les becs S’il faudra te parler Ils piaillent de souffrance Et d’idées impossibles De faims qu’il faudrait taire Ils... Lire la Suite →
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Le 24 Octobre 18, Copenhague.
Le 24 Octobre 18, Copenhague.
Le 19 Octobre 18, Copenhague.
Synthétique Notre rythme Ou notre sémantique Et nos inhibitions Nos tics Nos tiques Tout ce qui nous suce Le sang Algorithme Pathétique Et quand tu changes de champ Je m’égare Aux égards Car je n’ai pas le temps Prions qu’on nous unisse seule solution Un chant Passereau triste Est notre firmament
Chemins I Si par les chemins de pierre et ronce Où les fougères se penchent Je descends en freinant contre la pente d'un bâton C'est pour descendre en mesure Et par conséquent plus profond Et renversant presque la pente à mon profit Au profit de toutes mes résistances Comme celle de l'œil qui m'a-t-on dit... Lire la Suite →
On ne peut pas vivre sous la Lune impunément... on ne peut pas se laisser darder par la présence si familière d’un astre qui nous regarde depuis longtemps. On n’a pas les droits pour oublier qu’elle est la sœur de nos terrestres endiablées... on ne peut pas vous dis-je et on devrait s’agenouiller... et parler... Lire la Suite →
D’instinct premier Je voudrais faire passer Une fleur dans cette phrase Sans prononcer les œufs Pour que les oignons germent Je voudrais didactique Y planter des racines Et faire que les mots Poussent d’un seul élan Je laisse les pensées qui sont des fleurs aussi Y peindre les couleurs que tout le monde a vues... Lire la Suite →
Triptyque octosyllabique sans raison J’ai mis du blanc au congélo je l’ai fait vibrer jusqu’au bleu Est-ce la pierre ou bien des os J’ai foi en le principe aqueux J’ai pris le rouge où cette cendre devient la braise en hésitant C’est comme pécher le grand sandre Pour le vider de tout son sang Petits... Lire la Suite →
Sans conséquence (poem to trash) Je suis un apeuré un transi un qui n’ose pas vivre je suis coagulé avant la moindre blessure je suis un hésitant un marcheur des marais qui n’a jamais tenté l’ombre je devrais même non-exister pour être au moins cohérent je respire à peine Et Dieu sait pourtant que... Lire la Suite →
Manuel d’apprenti Des clefs des tournevis toute une boîte à outils Et des mains pleines de cambouis Pour ouvrir quoi ? quel démenti qu’on organise ? Couteaux sanglants et psalmodies Pour mentir quoi et déchirer ? La plaie la vulve et le prépuce oh les mots forts Aux grands remèdes les grands maux Petits moyens... Lire la Suite →
Porte noire
Porte noire J’essaie sortir de l’existence Par porte la moins douloureuse Quand on pense au poids de ce qui craquait dans son dos à l’Antonin Arto On l’applaudit mais bien trop tard De ne s’être écartelé qu’en public A moi la porte noire qui n’ouvre surtout sur rien Par ici la sortie des grands soirs... Lire la Suite →
De fil blanc (faux sonnet)
Rembrandt, Vieille femme lisant,1655. De fil blanc à Alban Bouquette Cousue de haute main en altitude haute Glycine d'héritage émois qui mangent l'ombre En l'absence du temps où le siècle s'épuise La vie continûment repousse les défaites Le soleil contemple les craquèlements muets Des micas noirs sourdement assemblés au blanc Du quartz où la... Lire la Suite →

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