Same place Same place but couldn’t find what timeI was there beforeIs it a loop I feel better light is smilingThrough the windowsIt’s a breakfast box made of glassI’m familiar with it’s settled on both sidesOf my sentimental diary bookThe time has passed the day is warmerIt’s like the ice I was walking onCan never... Lire la Suite →
Vision Le pas des portes, grange austère paquebot de nuit immobile où parle encore un mort pendu de liesse, tandis qu'on hisse dans les airs les lourds bovins gonflés de pestilence, pensée tu reviens t'hypnotiser de lourds glaciers au Nord qui bercent ton exil permanent dans le fracas de leurs détachements silencieux, à jamais hermétique... Lire la Suite →
Désir Il faut écrire pour faire la lumière. Menacé par ses éclipses, l'esprit cherche le soleil avec une volonté sans fin. L'invention part d'un secret qui s'éclaire comme en fin de journée. La dignité haïssable, la peur est le grand saut, la force de la pensée, le désir pur.
Couleur noisette
Couleur noisette Je me suis trouvé un dimancheSur le point de déménagerJe ne savais plus être en vacancesDevant mes cartons éventrésJ’ai voulu rouvrir quelques lettresRelire ton écriture penchéeQui ne sentait plus la violetteJ’avais l’impression de jouerDans un drame de marionnettesDans tous les fils je me prenais les pieds Ce n’est pas facile de vieillirVieillir c’est... Lire la Suite →
Savoir s’arrêter
Savoir s’arrêter Je travaille avec un pointSur la couture remets ton doigtUn point un creux de poitrineUn caillou au creux des reinsLe ruban glisse encore une foisEt je promène tout mon souciUn peu de vide sous le brasLa vie ne tombe que des glycines Un caillou dans la chaussureJe travaille au crochet ou au couteauAu... Lire la Suite →
Boulier
Boulier Dans quel état faut-ilAvancer, penser, rireC’est tout bête mais on estUn peu perdu Je troque un néant contre un autreOn essaie d’y piquer des perles de beautéMais cette étoffe boit beaucoupEt se délite vite en fibresUn peu comme la gaze On ne marche plus vraimentLe déplacement nie nos espacesOn est là et puis ailleurs... Lire la Suite →
Ici Fleurissent Îles
Ici Fleurissent Îles Ici fleurissent îlesNénuphars de cielLe soleil fait feu partoutL’éternelle tortue plateIci fleurissent îlesIci-bas au ras des eauxTerre et sable orné de crabesGrain de sel de merCactus d’abandon sommeilIci fleurissent îlesLa cuve est pleine à la jaugeÔ les désirs satiétéLa mort nulle partJe pense à la vieC’est bien plus effrayantIci fleurissent îlesLittoral aveuglant... Lire la Suite →
Vite dit
Vite dit Mignon petit soubresaut caduqueEmpire de mémoire et circulaire ennuiPapyrus endormi sous des forêts de songesImprobable accroupi dans l’onde dans l’ondeSuit la rame la palombe et se défie du clichéInstantané maudit qui ne laisse rien vivrePlus d’un instant le cil hésitant sur la larmeLa lèvre sur la dent qui casse de l’absenceEntre deux tours... Lire la Suite →
Fishermen at Sea
Fishermen at Sea Are we still afloat in the wide open seaCan we see one's fellow not too far from one's sightCan you still reach my hand with some accuracyWill your shoulder by mine lean against this long night Under the dark sky let us raise our tempestsWe must be brave together to form a... Lire la Suite →
La Virgule Près
La Virgule Près Être d’accord minorités C’est avoir tortVirgule près Caillasse mur Silhouette exécutéeLe pilori symboliqueLe plus épineux des antiquesLardé de barbelés spirales L’ombre plus riche que la chairVirgule prête à expurger Appointe les phrasesQui sortiront d’entre tes dentsC’est la mort assurée Le sang entre et sort la pulsation règle les tempsÀ la virgule près Et le pouvoir suce le... Lire la Suite →
Life Is Life
Life Is Life life is lifeit’s all that matters bro'you feel you drown into butterit’s all that social matter and all cause life is life brotherit’s up to youif you can see it allit’s shining behind the skybehind the strip and this boredom of yours it’s not always blue and most certainly unkindit’s life and... Lire la Suite →
Humeur tacite
Humeur tacite Victoire ! Les poids se détachent ! Ça sent l'envol !Même les organes sont légers ! Le souffle épouse enfin sa veine !Les poumons et l'air, ce n'est plus qu'un ! Inspire, expire ! C'est devenu presque pareil, à peine une petite déclivité pour séparer les deux. Un rien de coquetterie en somme. Une légère jointure, un bourrelet de vernis... Lire la Suite →
À L’ABRI (II)
II À L'ABRI Ça va je l'ai compris tu es partie depuis toujours nous nous étions postés aux deux extrémités du train qui nous sépare pour de bon peut-être s'est-on rencontrés au carrefour c'est une idée un peu boiteuse un sas interdit aux baisers comme une antichambre tragique où les deux temps asymétriques manqueront de... Lire la Suite →
