On ne peut pas vivre sous la Lune impunément... on ne peut pas se laisser darder par la présence si familière d’un astre qui nous regarde depuis longtemps. On n’a pas les droits pour oublier qu’elle est la sœur de nos terrestres endiablées... on ne peut pas vous dis-je et on devrait s’agenouiller... et parler... Lire la Suite →

D’instinct premier Je voudrais faire passer Une fleur dans cette phrase Sans prononcer les œufs Pour que les oignons germent Je voudrais didactique Y planter des racines Et faire que les mots Poussent d’un seul élan Je laisse les pensées qui sont des fleurs aussi Y peindre les couleurs que tout le monde a vues... Lire la Suite →

Triptyque octosyllabique sans raison J’ai mis du blanc au congélo je l’ai fait vibrer jusqu’au bleu Est-ce la pierre ou bien des os J’ai foi en le principe aqueux J’ai pris le rouge où cette cendre devient la braise en hésitant C’est comme pécher le grand sandre Pour le vider de tout son sang Petits... Lire la Suite →

Sans conséquence (poem to trash)   Je suis un apeuré un transi un qui n’ose pas vivre je suis coagulé avant la moindre blessure je suis un hésitant un marcheur des marais qui n’a jamais tenté l’ombre je devrais même non-exister pour être au moins cohérent je respire à peine Et Dieu sait pourtant que... Lire la Suite →

Manuel d’apprenti Des clefs des tournevis toute une boîte à outils Et des mains pleines de cambouis Pour ouvrir quoi ? quel démenti qu’on organise ? Couteaux sanglants et psalmodies Pour mentir quoi et déchirer ? La plaie la vulve et le prépuce oh les mots forts Aux grands remèdes les grands maux Petits moyens... Lire la Suite →

Porte noire

Porte noire J’essaie sortir de l’existence  Par porte la moins douloureuse Quand on pense au poids de ce qui craquait dans son dos à l’Antonin Arto On l’applaudit mais bien trop tard  De ne s’être écartelé qu’en public A moi la porte noire qui n’ouvre surtout sur rien Par ici la sortie des grands soirs... Lire la Suite →

De fil blanc (faux sonnet)

Rembrandt, Vieille femme lisant,1655.    De fil blanc à Alban Bouquette Cousue de haute main en altitude haute Glycine d'héritage émois qui mangent l'ombre En l'absence du temps où le siècle s'épuise La vie continûment repousse les défaites Le soleil contemple les craquèlements muets Des micas noirs sourdement assemblés au blanc Du quartz où la... Lire la Suite →

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