Bouc impromptu 2 De l’horizon diabolique qui tapisse le fond de mon cerveau je ne peux vous parler. Il est si loin si proche et si lointain il est à portée de main il frisonne toujours et partout en sourdine en crinoline grattant sourdant biaisant travestissant tout perception mémoire et pensée. Il prend la forme... Lire la Suite →
Triptyque octosyllabique sans raison J’ai mis du blanc au congélo je l’ai fait vibrer jusqu’au bleu Est-ce la pierre ou bien des os J’ai foi en le principe aqueux J’ai pris le rouge où cette cendre devient la braise en hésitant C’est comme pécher le grand sandre Pour le vider de tout son sang Petits... Lire la Suite →
Sans conséquence (poem to trash) Je suis un apeuré un transi un qui n’ose pas vivre je suis coagulé avant la moindre blessure je suis un hésitant un marcheur des marais qui n’a jamais tenté l’ombre je devrais même non-exister pour être au moins cohérent je respire à peine Et Dieu sait pourtant que... Lire la Suite →
Manuel d’apprenti Des clefs des tournevis toute une boîte à outils Et des mains pleines de cambouis Pour ouvrir quoi ? quel démenti qu’on organise ? Couteaux sanglants et psalmodies Pour mentir quoi et déchirer ? La plaie la vulve et le prépuce oh les mots forts Aux grands remèdes les grands maux Petits moyens... Lire la Suite →
Déclaration Mais la plupart sont déjà morts et l'ont toujours été Il faut le voir de loin comme ils se jettent sur tout ce qui palpite cela fait très longtemps qu'ils ont choisi leur côté Ils sont prisonniers de la fin ils l'ont entamée très tôt dès la calvitie dès les premiers gamins... Lire la Suite →
bouc impromptu (ballade sans rien)
bouc impromptu (ballade sans rien) à Benoît Dodivers je suis en train de devenir autre chose ma poésie n'en est que le compte-rendu et je suis le conte répétitif de cet acte désespéré pour donner du sens à absolument Tout ce qui est existe voilà la mission un pic vert dans un arbre de béton... Lire la Suite →
Mettre les mots
Mettre les mots dans l’ordre toujours permanence Creuser le fond sur place ni vers le haut ni vers le bas Et pas même l’horizon l’ordre toujours l’ordre Ni à tes pieds ni sur ta tête ni tombe ni cendre Mettre les mots dans l’ordre Dans du présent qui s’anéantit sans ouvrir de porte Le mot... Lire la Suite →
« Père, mère : je vous présente Jacques. »
"Père, mère : je vous présente Jacques." Comme chaque ligne (ou presque) qui sort de ce petit prodige d’1m90, ce texte vaut pour lui même mais il m'a touché en pleine tête, et du coup en plein cœur. Je ne retrouve pas le passage où Proust explique que notre seule chance d'échanger la moindre parole... Lire la Suite →
You’re trapped in one single period of time
You’re trapped in one single period of time You’re trapped in one single period of time and, at any moment, in one single place ; but, still, you can imagine rather precisely what happened long before this moment you’re always trapped in, and what's coming next in a very long future starting from this same... Lire la Suite →
