bouc impromptu (ballade sans rien)

à Benoît Dodivers

je suis en train de devenir autre chose
ma poésie n’en est
que le compte-rendu

et je suis le conte
répétitif
de cet acte désespéré
pour donner du sens à absolument
Tout ce qui est existe

voilà la mission
un pic vert dans un arbre de béton
un fandango d’alluvions qui perce le courant par derrière
à rebours toujours
les Salauds

et je m’amuse
Dieu que je ris
dieu que je fréquente l’opprobre
comme ils disent mais ils est déjà décadent de bourgeoisisme primaire
dans sa Satire

qu’il m’embouque des pieds qu’il me corne du venin
“je” ne plaisante plus “je” s’apprête au festin et “je” n’est plus là pour rire
que “je” est désuet même encore une fois
jusque dans sa Satire

et si j’arrêtais là, ponctuation ?
comme le coup de flingue à la fin de Carax
et merci “Mauvais sang”

à peine suis-je allé plus loin et peut-être surtout bien moins
juste le rythme et la virgule
ponctuation
Et la Satire

S. le Quint, nuit du 7 au 8 Novembre 2017, “Kenny Drew Vej”, Copenhagen.

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