Porte noire

Porte noire J’essaie sortir de l’existence  Par porte la moins douloureuse Quand on pense au poids de ce qui craquait dans son dos à l’Antonin Arto On l’applaudit mais bien trop tard  De ne s’être écartelé qu’en public A moi la porte noire qui n’ouvre surtout sur rien Par ici la sortie des grands soirs... Lire la Suite →

Pile noire

à Antonin Artaud Je suis la pile atomique la matière noire en fusion d’elle Si je distille j’irradie à profusion on sent comme un courant chaud autour de moi qui électrise les consciences en rendant certaines complètement tarées Et qui se croient à m’attaquer quelque droit au nom de la raison et de la nature... Lire la Suite →

La régnante

Elle est partout dans les angles comme une toile araignée Et les plafonds ont des mystères qu’elle semble avoir tricotésJe m’empêtre et je m’y suspends mais le salpêtre plus souvent Dissoud mon âme en sa poussière cuivre uséJe fais les coins du bout des doigts des boules d’elle collent Est-ce son suin est-ce son aiselle... Lire la Suite →

Sueur

Je ballade une sueur dans les rues qui en poissent Et quand ce trou noir transpire mes mots ont quelque chose moite qui traduit mon attente

bouc impromptu (ballade sans rien)

bouc impromptu (ballade sans rien) à Benoît Dodivers je suis en train de devenir autre chose ma poésie n'en est que le compte-rendu et je suis le conte répétitif de cet acte désespéré pour donner du sens à absolument Tout ce qui est existe voilà la mission un pic vert dans un arbre de béton... Lire la Suite →

Mettre les mots

Mettre les mots dans l’ordre toujours permanence Creuser le fond sur place ni vers le haut ni vers le bas Et pas même l’horizon l’ordre toujours l’ordre Ni à tes pieds ni sur ta tête ni tombe ni cendre Mettre les mots dans l’ordre Dans du présent qui s’anéantit sans ouvrir de porte Le mot... Lire la Suite →

L’œil au bord de la rivière 

L’œil au bord de la rivière      Trouver la niche respirable Faut-il du flair ou se laisser guider hasard Sans suivre rien ni conseils signaux ni instinct même Ni même se démener sur soi s’agiter ou comme particule folle Capter l’immobile qui n’est pas froid l’irrespirant qui n’est pas mort Se passer d’air en... Lire la Suite →

Pensée 

On n’écrit pas sur les petites fleurs quand on n’est pas dévoré par les corbeaux. S, Paris, 25 octobre 2017

Les vagues (13ème poème de La suite en x)

Hasui Kawase, Sôshû Shichiri-qa-hama (Moonlight at Shichiri-ga-hama), Sagami Province, 1930. Les vagues 13ème poème de La Suite en x Montre-moi l'araignée qui tissa ton berceauDésigne-moi la lune attachée à te naîtrela surveillante en chef qui te donna cette peau L'ardoise frotte le silex pierre à fusil odeur cobalt C'est en plein cintre aucune vague n'attendra... Lire la Suite →

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