Existe-t-il un pays, une région, un village, une maison où l’ambition soit d’autre chose que faire du lard, des gosses et du poignon ?

Face à face

Face à face La fenêtre propose un nouveau paysageChaque jour le même sa fumée sa buéeBrume comme un café sur les chosesQui sont bien ordonnées par les besoins moroses On y voit des humains mais c'est rareEt la pensée n'a pas le temps de les saluerOu bien de les trouver bizarresIls sont là c'est ainsi... Lire la Suite →

Notre inscription

Notre inscription notre estomacinscrit dans le tempsnos pieds nos mains nos poumonsinscrits dans le temps nous nous énamouronsde cette sécheresse de ce blanc souciaplatis comme des éponges sur un coin de fenêtreà nacrer des éclats et nous en finissons patiemment durs et platscomme l'os de la seicheque vient lécher le chatteint du sang des pinsons

de la buée sur la mire

De la buée sur la mire les fougères s'écartent un oiseau au lointaindes roseaux et la vasel'odeur d'un soleil blancracorni sur les bordsd’une jaune dentellesoleil bleu qui se prend dans un rideau de feuun oiseau au lointainfois deux dans les aigusles aigus de la lameet la gamme siffléeau lointain nouveau crid'un oiseau bien plus grosbien... Lire la Suite →

L'art et le cochon Je désarme Sans poudre sans canonJe désarme à la bonne franquette Mon billot mon rasoir et ma lanière en cuirJe désarme et j’oublieDe nettoyer mon fusilJe dors malDu coupLe drap en boule je repense et n’oublie pasJe flûte de l'ennui Je repense et je n'oublie pasJe n’oublie RienÀ désarmer je ressasseJe... Lire la Suite →

J’ai l’impression de m’être mis à poil devant une fille qui n’a pas encore enlevé son manteau. Voire ses gants. Finalement, c’est dans la distance et la politesse qu’on en prend le moins. Ne prendre aucun risque, c’est ne prendre aucun gant. Moi je me dépoile, me contredis, me vends, me mens et me trahis.... Lire la Suite →

Les hommes se passent fort bien de la poésie et de la beauté : en cessant d’être des hommes.

« Ce qui m’inquiétait avec les gilets jaunes c’est que ça tourne à la fureur chronique. » nous déclare tout de go Ariane Mnouchkine, incarnation du théâtre moderne, sur France Culture ce matin. J’en ai donc fini aussi avec le théâtre moderne. « C’est les méthodes que je contestais. », du fond d’une méridienne sans... Lire la Suite →

Oh lutins de bord d’aile de merle

https://www.youtube.com/watch?v=BGewNzwbR3Y&feature=youtu.be&fbclid=IwAR2PPSmeH8XRQXrslRej_2230VFv0HJy5S8SAxX7trmUoDYjrgdI4wVq1nM Musique et idée originale : Alban BouquetteTexte : Sébastien Pellé (sauf le refrain ! bouquettien !) Oh lutins d’ bord d’aile de merle Y a plus grand mond’ qu'attend grand choseOn s'en r’met tous à n’import' quoiLa barbarie reprend la poseOn s'entretue pour l’Nutella Reprends donc du Bouddha aux rosesJ’te fais le Christ en... Lire la Suite →

Elle tourne…

Elle tourne en dérision tout ce qu'elle ne comprend pas. Autant te dire qu'elle ne prend pas grand-chose au sérieux.Après, fatalement, vient la haine. Copenhague, 2 décembre, petit matin.

La dette infernale

La dette infernale — J'aimerais te voir. Te reparler. Prends soin de toi. Je t'aime. — Moi pas. — Mais pourquoi ? Petit con égoïste ! Quand auras-tu fini ? J'ai besoin de comprendre ! — J’ai envie... j’ai besoin... je ne... — Ben... et alors ? — Ben quoi ? — Mais je souffre... Lire la Suite →

Bien sûr qu’il faut le voir, c’est un film finalement pour les âmes sensibles. La polémique me fait beaucoup plus peur que le film, n’a-t-on rien lu ou vu, ni Orange Mecanique ni Tristan Egolf ? C’est grave, je trouve, sérieusement. Ça signifie qu’on ne comprend plus, effectivement, ni l’ironie ni l’allégorie, ou qu’on n’a... Lire la Suite →

Et tu as répondu quoi à ces messages enflammés ? Rien. Qu’est-ce qui arrive quand on ne souffle pas sur le feu ? Il s’éteint.

Le problème de la pensée moderne individualisante à l’extrême bout du cheveu et de sa tendance psychologisante à tout-va, c’est qu’elle ne tient pas la route face à la mort. Si vous trouvez cette chute de phrase violente, c’est que j’ai raison : vous avez oublié que nous allions mourir, et vous prétendez que c’est... Lire la Suite →

EPSILON, la quantité négligeable (XX)

EPSILON, la quantité négligeable Pont de trembler à ne plus laisser place aux hésitationsLe fleuve est si fort qu'il coule verticalUn monde nous appelle de l'autre côté, rivières, longues vallées, forêts qui nous demandent Un cœur renouvelé la création attend que les bras les mainsprolongent nos pensées des éclats de lointain, appel à nous renouvelerde... Lire la Suite →

Au milieu coule le Styx De la difficulté Se maintenir au mondeL’envie de replongerÀ peine réveilléRester à la surfaceMoitié vivant et mortLe corps coupé en deuxUn Styx par le milieuDe la difficulté De ne pas séparer

Rimbaud (6ème en partant de la gauche) a fini par être un tel spécialiste de l’Islam et si maître de la langue arabe (qu’il a dû apprendre entre deux galères dont l’une finira par l’amputation de la jambe droite) qu’on lui a proposé un enseignement en Ethiopie. C’est tout.

S’il avait été honnête. Eh bien s’il avait été honnête, Kiyoaki Matsugae (mon double dans la fiction) eût dit : « Seules les amours impossibles existent. » (C’est un peu la même chose que seul ce qui n’est pas un livre est publié, sauf que là c’est l’apologie du sublime contre celui de la médiocrité.)... Lire la Suite →

Haïku sans nature

Haïku sans nature J'aime l'amour et pas la fouleJ'aime en secret secret secretPersonne ne saura jamaisQue nous aurions pu nous étreindre

PNL dans mes hôtels (audio)

PNL dans mes hôtels PNL dans mes hôtels J' me mets du PNLDans mes hôtelsJe tir' la bourreC'est bien glamourJ'fais la sauterelleJe jump sur l'occazJ'évit' les coins trop nazesIl faudrait fabriquer du fricMais moi j' bricol' comme en BaltiqueJ'ai plein de tiquesAnachroniquesMais j'fum' pas d' blazeJ'noirçis des casesJ'me fais la guerr' comm' dans le CaucaseEt... Lire la Suite →

PNL dans mes hôtels (texte)

PNL dans mes hôtels J' me mets du PNLDans mes hôtelsJe tir' la bourreC'est bien glamourJ'fais la sauterelleJe jump sur l'occazJ'évit' les coins trop nazesIl faudrait fabriquer du fricMais moi j' bricol' comme en BaltiqueJ'ai plein de tiquesAnachroniquesMais j'fum' pas d' blazeJ'noirçis des casesJ'me fais la guerr' comm' dans le CaucaseEt quand j'men tir' tropJ'... Lire la Suite →

extrait…

— C'est plutôt facile de passer la première période de la vie dans les honneurs. Vous êtes brillant à l'école, ça suscite bien la jalousie des cousins aux repas de famille, surtout quand on a tendance à vous exhiber, mais on ne s'en rend pas compte, on plane un peu ailleurs, même sans être arrogant.... Lire la Suite →

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