Le problème de la pensée moderne individualisante à l’extrême bout du cheveu et de sa tendance psychologisante à tout-va, c’est qu’elle ne tient pas la route face à la mort.

Si vous trouvez cette chute de phrase violente, c’est que j’ai raison : vous avez oublié que nous allions mourir, et vous prétendez que c’est un choix.

Que nenni, c’est une nécessité, celle du déni qu’impose la faiblesse.

Non la faiblesse vue d’une hauteur aristocratique qui tancerait le commun, mais une faiblesse que ne peut dénicher dans ces multiples stratégies de repli que l’analyse d’une fuite organisée au nom d’intérêts qui disent œuvrer pour la vie alors que, la dépouillant de sa finitude, ils la travestissent et ne font que parler d’une déformation monstrueuse, rendue nécessaire par les enjeux d’une planification inédite : le commerce écrasant l’évidence de notre réel, ce qu’on appelait il n’y a pas si longtemps encore notre condition.

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