Passion (n.f.) : mot désormais utilisé par ceux qui ignorent le sens de celui de travail pour justifier celui des autres et s’en défendre. Le plus souvent utilisé avec sourire condescendant. Sa force fascisante réside dans l’obligation supposée de le prendre comme un compliment. À la limite, de s’en contenter en guise de salaire. On... Lire la Suite →
Lire deux fois. Dans une autre langue. Visiter la cathédrale et ses coulisses.
Saturday Afternoon at Glyptotek, October 12th 2019.
Right here Right now (one is from Van Gogh) I wanna be here right now Or here Or here, still right now Copenhagen, 12th of October.
Euthanasie : le droit de souffrir
Euthanasie Réflexion rapide sur l'euthanasie (je sais, le sujet mérite mieux, personne n'est obligé de lire) : vous avez inventé ces machines et ces procédés qui allongent la vie au-delà du naturel (qui était donc un mythe), il faut assumer : on ne débranche pas car on n'a pas le droit de décider de ce... Lire la Suite →
L’Idiot (titre libéré de droits)
L'Idiot (titre libéré de droits) je ne demande pas des choses impossiblesce serait idiotpourtant l'Idiot demande souvent à renaîtresur son échafaud il attend des réponsesmais les questions ne seront formulées que dans sa têtesa tête Idiotepar exemple il se résout au carpe diem si le Destin le libère le Destin libère tout toujoursc'est même à... Lire la Suite →
Cheveu blanc (vente)
Cheveu blancexemplaire uniquepropriété de l'artiste (relique ou vestige selon degré d'admiration)(lumière intérieure publique sans retouche)500 euros
Tu es mes chats Les chats m’ont tout appris Comment voir celui qui sort celui qui rentre son nez par peur du monde quand l’autre est déjà compromis ou conquérant comment celle qui fait mine de ne pas s’intéresser tout ça c’est les chats Ensuite comment caresser ils m’ont appris à rebours du pelage en... Lire la Suite →
Toru goûtait toujours qu’elle fût absente. Quand pareille laideur se manifestait par l’absence, en quoi différait-elle de la beauté ? Du fait que la beauté qui avait introduit tout cet entretien était elle-même absente, le parfum de Kinue persistait après son départ.Il lui semblait parfois entendre au loin les pleurs de la beauté. Juste par-delà... Lire la Suite →
Citation (Mishima)
"Par les nuits qu'éclaire la lune, il n'était pas commode de distinguer les lumières des bateaux dans les reflets de l'eau." Mishima, L'Ange en décomposition, chapitre 3, 1970. (Si quelqu'un possède l'édition originale en Anglais, il sera grandement remercié de me faire parvenir la phrase.)
Journée
Journée Journée-journée journée-journéeJournée-journée-journéeJournée-Journée Journée-journéeJournée-journée-journée ! Journée-journée Journée-journéeJournée-Journée-Journéejournée-journée Journée-JournéeJournée-Journée-Journée ! La Joie-La Joie La Joie-La JoieLa Joie-la Joie-La JoieLa Joie-la Joie la Joie-la joiela joie-la joie-la Joie Copenhague, le 28 Septembre 2019.
Les Finitions
Les Finitions La feuille à table je décrisBrigitte Bardot en photo me souritJe mens car elle fume et l'écranEst vertical Dispose-t-on (encore) les mots comme des objets sur la tableJ'ai dû ranger avant d'écrire et j'ai peur que le chaosMe vienne maintenant des motsQue j'ai paresse à disposer Pourtant je leur demande de m'aiderÀ me... Lire la Suite →
Im so delighted you’ve been reading without any impatience what I write. The question to ask is upon the border : who am I, or what am I experiencing, is it related to the texts I write ? If I would answer this question, I would be underneath my expectations. I will never give any... Lire la Suite →
Le recueil est bouclé. Merci beaucoup pour vos lectures et vos remarques drôlatiques et inspirées, toujours généreuses. Sinon, il était logique que cela se termine sur un titre pareil, dans l'ombre de Socrate "Je sais que je ne sais rien" et avant lui Œdipe, qui signifie "pieds enflés" (il a été ligoté avant d'être abandonné... Lire la Suite →
JE SAIS PAS (XXI)
XXI JE SAIS PAS (dernier poème) La vérité toujours brûlante tout aussi impossible à tenir en main qu'à regarder en faceJe suis trop vieux c'est marrant je crois que là n'est pas l'enjeuComment tuer personne n'explique jamais comment finir alors on fait quoi on s'en remet aux recettes incendies à la crapette moi je dis... Lire la Suite →
MISHIMA / L’ANGE EN DÉCOMPOSITION
Lecture de la 1ère page de Mishima, La Mer de la fertilité, tome IV : L'ange en décomposition, 1970. Mishima, La Mer de la fertilité, tome IV : L'ange en décomposition, 1970. La première page... Copenhague, le 22 Septembre 2019.
C’est très difficile en ce moment.
PATIENCE (XIX)
XIX PATIENCE tapi dans l'absence tapi dans quelque chose qui n'est pas le fond mais qui malheureusement n'a pas de mots et perdrait tout à leur emboîtement mais revenons au terrier tapi à dormir un peu peut-être à copuler avec le vide un peu comme une bête tapi de doute et c'est ce qu'il ne... Lire la Suite →
XVIII OMEGA (XVIII) Voilà le point voilà le retour je sème derrière en somme je remonte le sillage en l’enfantant Omega je ne vise que toi car tu m’appelles plus puissant que toute ma volonté Suis-je déjà un autre Mishima le sait mieux que moi être pensé par l’autre quelle aubaine ne plus être l’auteur... Lire la Suite →
ATHÉNA OU RIEN (XVII)
XVII ATHÉNA OU RIEN Je suis amoureux d'Athéna c'est la plus fière la plus belle et c'est aussi la cérébrale et je l'aime surtout pour ça elle sacrifie les passions à son monstre de la raison qu'elle mâtine d'imparables coups pardon j'ai dérapé encore un peu en fin de lame en suis-je un peu moins... Lire la Suite →
DELTA (XVI)
XVI DELTA Je m'évidais vers le delta j'avais la forme d'un triangle masse d'eau des fleuves verts alluvions de particules tourbillons des mille lunules d’araignées qui glissaient de côté un rond de ci un rond de là je me suis mis à les envier j'avais la forme de la mer et je sentais les étoiles... Lire la Suite →
BELVÉDÈRE AMER (XV)
XV BELVÉDÈRE AMER Pardon pardon commençons amer pour rigoler me voilà seul c'est fini le samedi est un jour sûr pour ne pas se tromper sur le fonds de l'absence c'est un jour net en perspective on y sent bien les profondeurs hier dans la soirée j'ai vu se fermer toute histoire et mon droit... Lire la Suite →
XIV PAS LA QUESTION Je prends le dernier personnage au dernier cintre je l’enfile et me dépouille du dedans ce sont quasi tous des bovins méchants par dessus le marché comme un lapin qu'on met à nu d'un tourne-main on lui enlève son étui de ce qui pouvait être moi le personnage liquéfie patiemment comme... Lire la Suite →
XIII PHŒNIX LAQUÉ Car pour renaître le Phœnix a besoin de se consommer des pieds aux plumes puis après il se dévore original et authentique s’il pouvait il aboierait il pourrait inventer des becs aux embouchures torsadées qui baveraient des fils de temps et j’en ferais un pull en soie que tu enfilerais parfois comme... Lire la Suite →
XII LA MACHINE EST CASSÉE La machine à pondre la machine à rimer la machine à penser des trucs qu’on n’a pas dits tu me forçais à être un homme bien nouveau Je vais me relever je te dis à bientôt si tu trouves un rouage une boucle d’oreille au sol abandonnée tu peux me... Lire la Suite →
XI VOUDRAIS-JE QUE TU COMPRENNES La règle est d’or infranchissable même si la vie il m’en coûte et aussi bien la tienne en sus je ne céderai jamais quoiqu’il en naisse à quoi ils disent disent tous et je réponds benoîtement à ne pas respirer pour rien à ne pas prendre un vierge bain pour... Lire la Suite →
X PLEINS PHARES Certitude noire opaque massive elle tombe à l’estomac ressert la poitrine en passant un tour de plus il n’y aura plus rien et les pentes ouvertes donneront sur un mur pas même sur le vide un panneau interdit en barrera l’entrée do not cross il n’y a au bas mot plus rien... Lire la Suite →
LES PISCINES GLACÉES (IX)
IX LES PISCINES GLACÉES Ça y est j'hiberne je dérive le temps aura discontinu le souffle court je vois les trous sur la banquise et si j'avance à chaque pas je risque le vide immédiat car je pénètre dans la buée d'un oubli d'un relâchement d'une main échappée c'est la chute impartiale une griffe venue... Lire la Suite →
DANS LA COUR (VIII)
VIII DANS LA COUR J'avais une grand-mère elle allait au rideau(quand elle n'allait pas au pain ou au courrier)pour voir par la fenêtre qui avait tournéelle avait une cour au pied de sa maisonoù venaient tourner les voituresc'était un village en cul-d'-sacet elle habitait tout au boutmoi je n'y vais même plus je ne joue... Lire la Suite →
VI SOS VolatiliséeJ’attendais je n’attends plusElle est volatilisée Mes yeux sont décillés vérité incroyable j’ai cru Chaque pensée qui me dévoile cette audace est un caillot Je ressens de la paix brassée dans l’abandonC’est toujours au fond un peu soulagé qu’on quitte le terrain on ne fait que passerJe me tire au dedans des fusées... Lire la Suite →
