Allez, je lance la série « rapid », sans e. Tous les jours trois lignes sur quelqu’un ou quelque chose. La première (déjà lue, si « rapid ») était sur Lynch, normal. Demain : sur Carrère. Des bises. Mais suivez un peu !
ALTA MEA
ALTA MEA Tu ne sauras jamais. Je ne saurai jamais. Et pourtant, à n’importe quel point je me serais arrêté, je me serais mis nu et j’aurais proclamé : « Cette vie ne vaut que parce qu’elle est à toi aussi ! ». Je ne l’ai pas fait, je n’ai pas mis ma chair dans la balance, parce que... Lire la Suite →
Human Heart There’s a place in human heartWhere no one is missingWhere space and time ariseIn a perfect match And this place I knowUnfolds in the early morningWhen the garden welcomesAn unnamed bird singing There is a bend in human handWhere a guitar perfectly fitsIn a familiar shake and completeConfidence with the matter world This... Lire la Suite →
Laure a son mot à dire Disons que je crois beaucoup à l’adéquation du fond et de la forme, disait Laure un jour, tandis qu’elle jetait, du haut d'une haute tour, des steaks, pour nourrir les corbeaux, peu de glaçons sans flammes et peu de feu sans nostalgie. Elle continuait ainsi : Qui me prouve,... Lire la Suite →
Adieu Adieu Partout sous un arbre où se réfugie mon trouble Les derniers instants déploient un chagrin allongé Il ressemble beaucoup à ceux qu’il épaissit Seconde couverture un double-fond dans la mémoire Fuite et fuite en dessous à travers tous les pores Sur le pont tout pourri s’amassent des trésors Qu’il faut jeter en mer... Lire la Suite →
trois versions du même poème/three versions of the same poem/drei Versionen desselben Gedichts
trois versions du même poème/three versions of the same poem/drei Versionen desselben Gedichts Je trouve ça drôle ces traductions en ligne. Celles-ci sont plutôt pas mal, on voit le texte autrement. J’ai été amusé par exemple que le jeu de mots du dernier vers disparaisse au profit d’un sens que je n’avais pas complétement en... Lire la Suite →
The Leather Scale On the leather scale I would drop my jacket in the river On the leaher scale I would drop my skin and no horizon Nothing to expect I dropped myself And humanity is just an audience Ready to clap But most of all is just ready to blame I’m like a glove... Lire la Suite →
Invitation To Travel I wanna make some spaceAnd I would like to create just a bit of timeI wanna swim an endless bathI wanna laugh and cry with a single mouth I would like to usurp some privilege of GodI wanna add a footnote to the Holy BookSo we could just embraceThis whole infinity that... Lire la Suite →
I wanna want I wanna wantI wanna feelI wanna feel a breeze on my skinA breeze that’s all I wanna feelA breeze on my skin I sayThe hand of the wind on my armsI wanna driveAnd drive on and drive up againTill the world makes an end This total bargain I wanna seat at this... Lire la Suite →
She Said
She Said à Julian et Élodie d'après Egon Schiele, Femme assise aux genoux pliés, 1917. She Said she said she was sorry anytime she would goshe said she was lonely in the light of the show how many times did you start to cry in this chamber on your ownhow many times did you have... Lire la Suite →
Sollers, « L’écrivain et la vie », in La Guerre du goût, 1996.
Lecture de l'article de Philippe Sollers, "L'écrivain et la vie", in La Guerre du goût, Gallimard, 1996.
LIRE
LIRE (Mais pourquoi je me suis cultivé ? Et encore, pas beaucoup, mais c'était déjà trop, quelle erreur !) Voilà par quel cri de souffrance hypocrite commençait ce texte qui prendra un tour plus joyeux, suggérant la même chose. Et donc : Avez-vous été déjà humiliés par un texte ? Sinon, on ne peut pas comprendre ce qu'est la... Lire la Suite →
Baudelairian Mood
Baudelairian Mood I am drinking my bloodIn the old private barCandies and sugarDrove me apartThe living and the dead I need a pipe and a strawTo drink it directlyFrom the veinsAnd feel the last dropAs a solid conclusionA little stone of truth I pull myself up but it’s not meDoing the job for a reconstructionPlaying... Lire la Suite →
Cessez d'être pauvres ! La Métaphysique du richevolet 2 "Eh puis arrête de saigner, là..."Patrice Chéreau, Ceux qui m'aiment prendront le train, 1997. Il faut fréquenter des gens d’argent pour voir ce que c’est. Pas facile de s’en faire une idée sans cette expérience directe. Le gens d’argent est vraiment une espèce à part. Parole... Lire la Suite →
I. L’abstraction matérialiste
L'abstraction matérialiste La Métaphysique du richevolet 1 Cette époque est au matérialisme mais nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas l'être, c'est du moins mon sentiment. De plus en plus à envisager de vivre différemment, à inventer, le plus souvent à ré-inventer des formes de vie détachées des enjeux professionnels et économiques... Lire la Suite →
Les hommes se passent fort bien de la poésie et de la beauté : en cessant d’être des hommes.
Baudelaire, Le peintre de la vie moderne, IX, "Le Dandy", 1885, je viens de relire ce texte (voir lien plus bas). Ça tape assez tout en ramassant le bas pour en faire du sublime. Un gilet jaune peut-il être dandy ? Oui sans doute, mais c’est à Charles de répondre, auteur qui se bat jusqu’à... Lire la Suite →
Le vol statique des corbeaux sur moi Entier je veux être couvert D’une masse de corbeaux Dont j’écarterai les ailes Quand il faudra t’embrasser Cette meute piaillarde Et discrète à dessein M’enrobera d’un drap Dont j’écarterai les becs S’il faudra te parler Ils piaillent de souffrance Et d’idées impossibles De faims qu’il faudrait taire Ils... Lire la Suite →
