Le petit sapin Encore heureux la coccinelle ose ses pattes sur ma peau Florence la mélancolie porte ton nom Encore heureux une hirondelle à l’horizon De la pensée hisse un drapeau indépassable Je n’irai pas plus loin Le vide est grand devant mon souffle Il faudrait la poitrine du grand océan Pour plonger plus profond... Lire la Suite →

On ne peut pas vivre sous la Lune impunément... on ne peut pas se laisser darder par la présence si familière d’un astre qui nous regarde depuis longtemps. On n’a pas les droits pour oublier qu’elle est la sœur de nos terrestres endiablées... on ne peut pas vous dis-je et on devrait s’agenouiller... et parler... Lire la Suite →

D’instinct premier Je voudrais faire passer Une fleur dans cette phrase Sans prononcer les œufs Pour que les oignons germent Je voudrais didactique Y planter des racines Et faire que les mots Poussent d’un seul élan Je laisse les pensées qui sont des fleurs aussi Y peindre les couleurs que tout le monde a vues... Lire la Suite →

Sans conséquence (poem to trash)   Je suis un apeuré un transi un qui n’ose pas vivre je suis coagulé avant la moindre blessure je suis un hésitant un marcheur des marais qui n’a jamais tenté l’ombre je devrais même non-exister pour être au moins cohérent je respire à peine Et Dieu sait pourtant que... Lire la Suite →

Manuel d’apprenti Des clefs des tournevis toute une boîte à outils Et des mains pleines de cambouis Pour ouvrir quoi ? quel démenti qu’on organise ? Couteaux sanglants et psalmodies Pour mentir quoi et déchirer ? La plaie la vulve et le prépuce oh les mots forts Aux grands remèdes les grands maux Petits moyens... Lire la Suite →

    Déclaration Mais la plupart sont déjà morts et l'ont toujours été Il faut le voir de loin comme ils se jettent sur tout ce qui palpite cela fait très longtemps qu'ils ont choisi leur côté Ils sont prisonniers de la fin ils l'ont entamée très tôt dès la calvitie dès les premiers gamins... Lire la Suite →

  Réveil en fuite Je suis allé cacher mon humeur racornie Avancer sur soi-même où on est le plus soi Est-ce bile terrible acide intérieur Avancer en coquille un ongle détaché qui sèche sans la chair un pétale de bois Ou confusion de maux au mieux la profondeur Nacrée navrée soupçon avide de terreur Je... Lire la Suite →

Bourdonne rien ne rentre Vitre contre vitre haché Au lampadaire les idées folles rien ne rentre encore Parole Contre parole rien n’est plus dit qui serre le cœur tout passe en mollesse et rien ne rentre Obstiné mollusque en ces baves Entravé Clos et clos si sûr de lui qu’il dort rien ne rentre encore... Lire la Suite →

Dis-moi ma fleur Ou Melancholia 1000 Que penses-tu de ce charnier et de ses feux fous d’artifice Les forêts décimées le mazout les écoles et le Dieu avec elles L’horizon vierge et fol Tout ce qui s’est perdu en la vaine mémoire Tous les bals de pendus Les grillons les espoirs Tout ce qui s’est... Lire la Suite →

Dis-moi ma fleur Ou Melancholia 1000 Que penses-tu de ce charnier et de ses feux fous d’artifice Les forêts décimées le mazout les écoles et le Dieu avec elles L’horizon vierge et fol Tout ce qui s’est perdu en la vaine mémoire Tous les bals de pendus Les grillons les espoirs Tout ce qui s’est... Lire la Suite →

Bourdonne rien ne rentre Vitre contre vitre haché Au lampadaire les idées folles rien ne rentre encore Parole Contre parole rien n’est plus dit qui serre le cœur tout passe en mollesse et rien ne rentre Obstiné mollusque en ces baves Entravé Clos et clos si sûr de lui qu’il dort rien ne rentre encore... Lire la Suite →

  Lecture du poème "Pleurer pleurer", le 1er mai 2018, hall de la Bibliothèque Royale / Black Diamond.    

Porte noire

Porte noire J’essaie sortir de l’existence  Par porte la moins douloureuse Quand on pense au poids de ce qui craquait dans son dos à l’Antonin Arto On l’applaudit mais bien trop tard  De ne s’être écartelé qu’en public A moi la porte noire qui n’ouvre surtout sur rien Par ici la sortie des grands soirs... Lire la Suite →

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