Réveil en fuite

Je suis allé cacher mon humeur racornie
Avancer sur soi-même où on est le plus soi
Est-ce bile terrible acide intérieur
Avancer en coquille un ongle détaché qui sèche sans la chair un pétale de bois
Ou confusion de maux au mieux la profondeur
Nacrée navrée soupçon avide de terreur
Je suis allé cacher ce qui n’était plus moi
J’ai été avancer comme un bugle sa harde
Bousier qui roulerait les restes de son corps
Ce qui était plus moi que je l’aurais souhaité
Si on m’avait mandé j’aurais dit c’est pas moi
Si on m’avait posé je n’aurai pu répondre
Ni même rattraper infime un équilibre
Et j’aurais prétendu ignorer tout de cette voix
Je suis allé pousser en creusant vertical
Un puits qui défiait les lois de l’horizon
Et de la vue et de toutes les sensations
Un puits de trahison peut-être tu diras
Mais c’est aussi ma voie trottoir horizontal
Barrant de sa logique une course en dedans
Où je veux perforer la masse qui n’est pas
Plus moi que toi les autres qui est le monstrueux
Dont je veux délivrer les monts les grands sentiers si tendres
Qui peuvent me mener un peu plus près de toi
Je suis allé pencher cette hotte misère
Au dessus de la scène qui n’est jamais là
Au dessus des réseaux qui recourbent les toits
Au dessus du néant agité hystérique
Singées palpitions énorme brouhaha
Je suis allé pencher dans une benne ordure
Les feuilles les boyaux tout ce qui était mort
Et qui m’a fait partir
Pour te trouver là-bas

Copenhague, 16 juin 2018

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