Humeur tacite Victoire ! Les poids se détachent ! Ça sent l'envol !Même les organes sont légers ! Le souffle épouse enfin sa veine !Les poumons et l'air, ce n'est plus qu'un ! Inspire, expire ! C'est devenu presque pareil, à peine une petite déclivité pour séparer les deux. Un rien de coquetterie en somme. Une légère jointure, un bourrelet de vernis... Lire la Suite →
De la buée sur la mire (lecture)
De la buée sur la mire De la buée sur la mire 22/23 décembre 2019
Les hommes se passent fort bien de la poésie et de la beauté : en cessant d’être des hommes.
Et tu as répondu quoi à ces messages enflammés ? Rien. Qu’est-ce qui arrive quand on ne souffle pas sur le feu ? Il s’éteint.
X PLEINS PHARES Certitude noire opaque massive elle tombe à l’estomac ressert la poitrine en passant un tour de plus il n’y aura plus rien et les pentes ouvertes donneront sur un mur pas même sur le vide un panneau interdit en barrera l’entrée do not cross il n’y a au bas mot plus rien... Lire la Suite →
LES PISCINES GLACÉES (IX)
IX LES PISCINES GLACÉES Ça y est j'hiberne je dérive le temps aura discontinu le souffle court je vois les trous sur la banquise et si j'avance à chaque pas je risque le vide immédiat car je pénètre dans la buée d'un oubli d'un relâchement d'une main échappée c'est la chute impartiale une griffe venue... Lire la Suite →
DANS LA COUR (VIII)
VIII DANS LA COUR J'avais une grand-mère elle allait au rideau(quand elle n'allait pas au pain ou au courrier)pour voir par la fenêtre qui avait tournéelle avait une cour au pied de sa maisonoù venaient tourner les voituresc'était un village en cul-d'-sacet elle habitait tout au boutmoi je n'y vais même plus je ne joue... Lire la Suite →
VI SOS VolatiliséeJ’attendais je n’attends plusElle est volatilisée Mes yeux sont décillés vérité incroyable j’ai cru Chaque pensée qui me dévoile cette audace est un caillot Je ressens de la paix brassée dans l’abandonC’est toujours au fond un peu soulagé qu’on quitte le terrain on ne fait que passerJe me tire au dedans des fusées... Lire la Suite →
SAX (VI)
VI SAX Chrysta / Tribute to Chrystabell Je réapprends à être lent c'était quand la dernièrefois que je me suis arrêté sans sentirque j'allais mourirque j'étais mortdéjà cent foisC'était quand je ne sais pasMais c'était avant toi C'était avant que tu ne daigneset je repars dans ma rengainequand il faudrait que je dégaine même très... Lire la Suite →
Ils nous tueraient sans hésiter Ils sont écrits pour toi. Et non pas ont été écrits pour toi, ce n’est pas un acte révolu, c’est un état qui perdure. Pas un acte non plus qui se prolonge, erreur d’interprétation inverse car ce n’est pas non plus le facile ils s’écrivent, qui serait cet acte prolongé... Lire la Suite →
ACMÉ (IV)
IV ACMÉ Elle lui dit oui mais c'est moi c'est moi sans procédure oublie-moi tes calculs ils me froissent je suis page de satin papier folie ne sois pas si pressé je suis sensible aux plis je peux partir et revenir cela ne doit pas être un drame et celle que je laisse ici c'est... Lire la Suite →
TE REVOIR (I)
I TE REVOIR Es-tu partie douce reviens-tu au même endroit à chaque fois que j'y repense ô les mots ne sont plus si dociles maintenant que les tiens peuvent sonner au bout du champ, dessus le son, dessous le sang d'un crépuscule en filigranes et c'est à les chercher que je tombe sur toi, sous... Lire la Suite →
Laissez-moi la paix (psaume de rappels pour évidence) Il n’a pas d’autre famille celui qui veut la joie que celle des autres adeptes Ne regarder que l’essentiel et suffisamment d’accessoire pour sauver le contraste La joie est une catégorie par définition aristocratique quand le bonheur est des plus vulgaire et méritent les magazines ou les... Lire la Suite →
Le Chevalier endormi
Le Chevalier endormi Il n'était pas une fois, ni une princesse, ni un château, il n'était rien de tout cela. On n'arriva pas alors dans cette matinée tardive, lourde de feux, de la forêt inextricable et de ses lierres et de ses ombres, au pied d'une porte imposante, qui surmontait un pont-levis de longues douves... Lire la Suite →
Chrysta / 10 For One Song
10 people, from different places in the world... most of them usually speak French... but also Danish, Estonian, Russian, Indonesian and... English... they gently accepted to read a text for me... something written for an American singer... they sent the recordings back to me, pretty soon, less than 2 weeks I had a dozen... from... Lire la Suite →
P. Corneille, « Excuse à Ariste », 1637.
https://soundcloud.com/saintazy/corneille-excuse-a-ariste-1637 P. Corneille, "Excuse à Ariste", 1637.
rose doigt d'aurore rose naissance rose cul rose paradis rose rose rose électrique rose paupière rose abstrait rose tampon rose pervers rose sale rose pétrole rose règles rose auberge rose pruneau rose coma rose horreur copenhague, 8 juin 19
hommage à notre-dame, 17 avril 19.
la vie d'artiste tous les artistes à la maisonils ont le chien maman papails collectionnent les relations d'amis semi-professionnelsce sont les artistes aujourd'huiils ont du chic à tour de brasune grande télévisiondes tatouages et des bretelles moi je te dis on vivra seulset on n'aura jamais d'enfantsl'amour nous brûle ils sont en deuilde ne savoir... Lire la Suite →
le chant voilà le chant c'est ta gorge qui le déploiesans toi n'est pas de chant et dans ce chant c'est toiil te pousse à partir sans attendre l'échoc'est le chant du dedans le chant des autres foisoù tu courais avec dans les fumées les flammesceux qui couraient aussi et chantaient avec toi c'est le... Lire la Suite →
blanc à toi qui te trahis un peu plus le matin sans trop te rappeler ce que tu voulais êtrepasse sous la grande arche et admire sans hontetout ce qui te dépasse et dont tu voudrais rire on t'a volé le feu toutes les baies sont muettesle clapotis de l'eau rythmé vers le zérotu hurles... Lire la Suite →
jet de pierre c'est le roc dans ma main qui m'arrachait la peauje l'ai lancé si fort dans le vide et l'espoirque des lambeaux de paume en sont partis de moije l'ai lancé si dur dans les étoiles blanchesque ma main s'est perdue là au-dessus des toits je lance ma misère à force redoubléede refrains... Lire la Suite →
Sans titre / Ben tiens…
Sans titre / Ben tiens... ils nous auront / toi qui le distout le monde voit qui c'est / tu parlesmême si quand on se rapproche / eh ben quoice n'est d'un coup plus personne / ah ben tout ça pour ça ils nous auront déjà eus / alors à quoi bonc'est le temps de... Lire la Suite →
Le vol statique des corbeaux sur moi Entier je veux être couvert D’une masse de corbeaux Dont j’écarterai les ailes Quand il faudra t’embrasser Cette meute piaillarde Et discrète à dessein M’enrobera d’un drap Dont j’écarterai les becs S’il faudra te parler Ils piaillent de souffrance Et d’idées impossibles De faims qu’il faudrait taire Ils... Lire la Suite →
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Le 24 Octobre 18, Copenhague.
Le 24 Octobre 18, Copenhague.
Le 19 Octobre 18, Copenhague.
Chemins I Si par les chemins de pierre et ronce Où les fougères se penchent Je descends en freinant contre la pente d'un bâton C'est pour descendre en mesure Et par conséquent plus profond Et renversant presque la pente à mon profit Au profit de toutes mes résistances Comme celle de l'œil qui m'a-t-on dit... Lire la Suite →

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