Le petit sapin

Encore heureux la coccinelle ose ses pattes sur ma peau
Florence la mélancolie porte ton nom
Encore heureux une hirondelle à l’horizon
De la pensée hisse un drapeau indépassable

Je n’irai pas plus loin
Le vide est grand devant mon souffle
Il faudrait la poitrine du grand océan
Pour plonger plus profond dans ce joli lointain

J’étends du linge il fait si chaud
Qu’il est déjà tout sec quand je l’arrime aux lignes
Au jardin si brûlant que la mémoire oublie
Et le petit sapin me reproche déjà ses aiguilles roussies
De l’avoir emmené et de l’avoir trahi

La trahison tisse des liens plus forts que l’action des cœurs tendres
Car pour tous les orphelins de naissance
La candeur est absence éternelle et le présent toujours trop tard ramène au lieu qui disparaît
Mais je ne veux pas le croire
Il faudrait du poison que la forêt demeure
Au calme dans mon esprit et ses images pleines
En seraient apaisantes

J’arrose le sapin même s’il est trop tard
Petite miniature exilée dans mon départ
Forcément mal choisi et comme anti-daté
Qui emporte avec lui nos randonnées si belles
Que je pleure aujourd’hui de le savoir si loin
Et pourtant à mes pieds

 

Marzy, 7 Août 2018

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