Mea Culpa Maxima Culpa Mea Culpa Maxima Culpa - 1er mai 2022
Pensée en cours
Pensée en cours Mais il y a, entre ces blocs noirs, qui semblent toujours se rapprocher sans jamais parvenir à nous écraser complètement, Du souffle qui passe, une lumière qui s’immisce et par où s'affranchit la joie, Il faut donc savoir boire, savoir filtrer, saisir le mouvement des filets d’espace par où nous pouvons respirer... Lire la Suite →
Vite Fait
Vite Fait J’invente scènes permanence Pourtant l’ambivalence est un repli d’amour Un bien sombre mensonge oubli du songe Mon inconstance et ma paresse à l’échafaud ! Heureusement que nous avons l’impardonnable
En silence Alerte. Je suis possédé d’un souffle sans raison ni fin et dont personne absolument ne veut. Es-tu sur la banquise de mon ciel de fin d’août, bouleversant des lettres, en mols émoluments, sur ce fond de nuit chaude ? Je ne porte aucun drapeau, mes solitudes ont leurs couleurs et leur mystère suffisant.... Lire la Suite →
Désir Il faut écrire pour faire la lumière. Menacé par ses éclipses, l'esprit cherche le soleil avec une volonté sans fin. L'invention part d'un secret qui s'éclaire comme en fin de journée. La dignité haïssable, la peur est le grand saut, la force de la pensée, le désir pur.
Le retour de Cendre Oh... les Saints de glaces (j'ai toujours cru les Saintes glaces, Laure dirait les seins de glace, évidemment), bref, le dimanche de Cendre, c'est le retour... oh pardon... je m’abimais... je jouais avec mes doigts, c'est à moi ? Allons-y. Pour séduire totalement il faut être le diable. Si tu n’es... Lire la Suite →
Espérance Il faut être capable de se relever de toutJe répète il faut être capable de se relever de toutJe vois l’horizon noir d’atrocités humainesLe chagrin à mes pieds paraît plutôt sereinMa colère imbécileIl faut être capable de voir sa petitesseEn plein dans le miroir qu’on a au fond de soiEt d’encaisser la honte de... Lire la Suite →
Laure évidemment Je sais, vous attendez Cendre, mais Cendre Bûchette, voyez-vous, cherche sa voix : en attendant, je bouche les trous. Laure, donc Laure encore, Laure évidemment, pythie sensuelle, au rendez-vous. Je t’exorcise, sois sans crainte, j’ai entendu l’appel. Tu étais loin, tes cartes manquées, truquées sans doute, tes plans perdus, disais-tu. Mais les plans sont... Lire la Suite →
Une prophétie de Laure Laure se réveille, s’étire et prophétise : Ne ratez pas la flamme au crochet du crépuscule. Ou les colombes seront dépecées sans espoir de renaissance. J’inverse la lave, je remplis le volcan, si vous ratez la flamme au crochet du crépuscule. Laissez-vous démarrer vers le sel. Vieille bave, vieilles liqueurs, les planches suintent de la sève et... Lire la Suite →
Les trains Il faut être deux pour rater un train, et c’est à peu près aussi dur que de le prendre ensemble. Plus, peut-être. Et comme lorsqu’on prend un train, on peut descendre et le prendre à nouveau, on peut aussi rater un train et le rater encore. De nombeuses fois. Jusqu'à l'épuisement. Et même... Lire la Suite →
R upture J’imagine qu’au bout d’un moment Ce n’est plus que rupture Et rupture sur rupture ne racommode rien Le corps traverse les toiles En chute libre Filtre sur filtre Image sur image Comme s’attacher à ce qui s’attache déjà Rivet du rivet du rivet Qui s’arrache s’arrache s’arrache Contre une éternelle falaise J’imagine qu’au... Lire la Suite →
Des nouvelles de Laure
Des nouvelles de Laure Quand elle ne sait pas quoi faireLaure s’étend là par terreC’est pour ça qu’elle n’aime pas la poussièreC’est la seule raison pour elle de faire le ménageIl faut pouvoir s’allonger à même le solC’est sa manière de conquérir l’espaceDe posséder le tempsAussi Laure aime beaucoup ne pas savoir quoi faireJamais elle... Lire la Suite →
Dans un escalier mécanique
Dans un escalier mécanique Sans toi je ne suis que la moitié de moi-mêmeBesoin de toi car sans toi manger c’est bêteLa vie coule et le temps me rend fouBesoin de toi de te saisir aux genouxPour ne plus être épouvantail ou gypaèteMoitié de sang à me lécher la plaie Qui d'elle se repaît ou... Lire la Suite →
Privé d’âme
Privé d’âme Une masse a pris sa placeEt s’en est presque réjouissantÉcrire est un instrumentQui n’a plus coursCaduque romain et dépassé Le corps n’est pas seul pour autantEt l’esprit n’est pas seul non plusPourtant je tiens entre mes mainsUne raison irrésolueQui est moi qui rêve et n’a plus cours Privé de solde je suis... Lire la Suite →

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