blanc

blanc

à toi qui te trahis un peu plus le matin
sans trop te rappeler ce que tu voulais être
passe sous la grande arche et admire sans honte
tout ce qui te dépasse et dont tu voudrais rire

on t’a volé le feu toutes les baies sont muettes
le clapotis de l’eau rythmé vers le zéro
tu hurles de douleur de savoir le silence
qui creuse dans ton âme un si long lendemain

toi qui n’as pas d’ancêtre au plafond suspendu
je te prête les miens et ne me les rends pas
ils sont à tout le monde qui veut s’y noyer
si tu cesses d’hennir dans la dérision

tu as le droit au grand le droit d’être tragique
hurle sans honte et sans public que rien ne va
que l’existence n’a de sens qu’à s’oublier
ceci n’est surtout pas une carte postale

la musique des voût(e)s intime le respect
qu’on demande aux enfants et qu’on demande aux anges
qui tombent en pleurant dans la nécessité
qui veulent que la vie ait grande dimension


le 24 décembre 18, Copenhague

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :