Série « rapid » (sans e)

Allez, je lance la série « rapid », sans e. Tous les jours trois lignes sur quelqu’un ou quelque chose. La première (déjà lue, si « rapid ») était sur Lynch, normal. Demain : sur Carrère. Des bises. Mais suivez un peu !

Rimbaud avant

Rimbaud avant Rimbaud est avant. Avant Freud, avant la psychanalyse, avant la fin du langage, avant la fin de l’Histoire, avant la fin de l’avant. Est-ce qu’on m’entend ? Une falaise. Des enfants, il aimait bien, Hugo qui l’avait marqué : les deux imaginaient, quoi après ? Falaise, enfant, abandon, inconnu, peur extrême mais avant la « prise de... Lire la Suite →

I Feel so Happy

I feel so happy I want to give some joy. C’est parti de Rimbaud, c’est dans ma tête il faut que ça se déploie. Je lisais Sollers ces dernières semaines et il a dit que Rimbaud passait la poésie à la métaphysique. Ça fait longtemps que je me demande. Pourquoi, qui ? J’ai relu Baudelaire... Lire la Suite →

Pensée en cours

Pensée en cours Mais il y a, entre ces blocs noirs, qui semblent toujours se rapprocher sans jamais parvenir à nous écraser complètement, Du souffle qui passe, une lumière qui s’immisce et par où s'affranchit la joie, Il faut donc savoir boire, savoir filtrer, saisir le mouvement des filets d’espace par où nous pouvons respirer... Lire la Suite →

Fugues

Fugues Je m’en vais, tout est derrière moi c’est rare, j’avais tant de mythologies en tête : charmes levez-vous, flammes musiques envahissez le ciel que je ne regarde pas le décor. Vibrez, tambours, il nous faut des bras longs comme les estuaires, les eaux se mélangent, le temps n’est plus la mémoire, on s’étend, la vie... Lire la Suite →

ALTA MEA

ALTA MEA Tu ne sauras jamais. Je ne saurai jamais. Et pourtant, à n’importe quel point je me serais arrêté, je me serais mis nu et j’aurais proclamé : « Cette vie ne vaut que parce qu’elle est à toi aussi ! ». Je ne l’ai pas fait, je n’ai pas mis ma chair dans la balance, parce que... Lire la Suite →

All measures counted down by a single compass

All Measures Counted Down by a Single Compass Sometimes I feel like I’m done with all these thingsThose stories for ever gone I feel like I’m completeThe shadows swallowed by the lightOf true evidencesI feel I’ll never embark at nightThat boat againDesert is not a lonely place you can tell when you knowAll my buddies... Lire la Suite →

Same Place

Same place Same place but couldn’t find what timeI was there beforeIs it a loop I feel better light is smilingThrough the windowsIt’s a breakfast box made of glassI’m familiar with it’s settled on both sidesOf my sentimental diary bookThe time has passed the day is warmerIt’s like the ice I was walking onCan never... Lire la Suite →

l’entre-deux dans l’entre-deux tu mens et la folie va crescendoje et tu n’ont plus de sens s’ils se miroitentpour le meilleur et pour le pireou pour un entre-deuxplein d’avenir spirale je pense ou on me pense on ditet dans ce maelström on tentel’impossible harmoniequi joue quand même du violon on est attentionnés aux fibresémoluments et... Lire la Suite →

Behind the Glass I keep staying wonderingIf I’m right or wrongThe world is awaiting for this day to comeWhen you say helloWith a smile that burns my skinYou dance like you’re aloneBehind the glassYou sing like you’re really goneBehind this glass of lime Do you think I could make it trueMaking this poem come to... Lire la Suite →

Vision Le pas des portes, grange austère paquebot de nuit immobile où parle encore un mort pendu de liesse, tandis qu'on hisse dans les airs les lourds bovins gonflés de pestilence, pensée tu reviens t'hypnotiser de lourds glaciers au Nord qui bercent ton exil permanent dans le fracas de leurs détachements silencieux, à jamais hermétique... Lire la Suite →

En silence Alerte. Je suis possédé d’un souffle sans raison ni fin et dont personne absolument ne veut. Es-tu sur la banquise de mon ciel de fin d’août, bouleversant des lettres, en mols émoluments, sur ce fond de nuit chaude ? Je ne porte aucun drapeau, mes solitudes ont leurs couleurs et leur mystère suffisant.... Lire la Suite →

Désir Il faut écrire pour faire la lumière. Menacé par ses éclipses, l'esprit cherche le soleil avec une volonté sans fin. L'invention part d'un secret qui s'éclaire comme en fin de journée. La dignité haïssable, la peur est le grand saut, la force de la pensée, le désir pur.

Une prophétie de Laure Laure se réveille, s’étire et prophétise : Ne ratez pas la flamme au crochet du crépuscule. Ou les colombes seront dépecées sans espoir de renaissance. J’inverse la lave, je remplis le volcan, si vous ratez la flamme au crochet du crépuscule. Laissez-vous démarrer vers le sel.  Vieille bave, vieilles liqueurs, les planches suintent de la sève et... Lire la Suite →

C’est la fin des vacances C’est la fin des vacances. Sauf que les vacances ont duré dix ans. Why are you so French ? because I can’t be nothing else. Black spot. Black point. C’est la fin des vacances, c’est la fin du trou blanc. J’espère que ce n’est pas la fin de l’inspiration. Je ne... Lire la Suite →

Adieu Adieu Partout sous un arbre où se réfugie mon trouble Les derniers instants déploient un chagrin allongé Il ressemble beaucoup à ceux qu’il épaissit Seconde couverture un double-fond dans la mémoire Fuite et fuite en dessous à travers tous les pores Sur le pont tout pourri s’amassent des trésors Qu’il faut jeter en mer... Lire la Suite →

Des nouvelles de Laure

Des nouvelles de Laure Quand elle ne sait pas quoi faireLaure s’étend là par terreC’est pour ça qu’elle n’aime pas la poussièreC’est la seule raison pour elle de faire le ménageIl faut pouvoir s’allonger à même le solC’est sa manière de conquérir l’espaceDe posséder le tempsAussi Laure aime beaucoup ne pas savoir quoi faireJamais elle... Lire la Suite →

Privé d’âme

                                Privé d’âme Une masse a pris sa placeEt s’en est presque réjouissantÉcrire est un instrumentQui n’a plus coursCaduque romain et dépassé Le corps n’est pas seul pour autantEt l’esprit n’est pas seul non plusPourtant je tiens entre mes mainsUne raison irrésolueQui est moi qui rêve et n’a plus cours Privé de solde je suis... Lire la Suite →

Lecture : Savoir s’arrêter

Lecture : Savoir s'arrêter Savoir s'arrêter illustration : Wisteria frutescens (glycine d'Amérique), illustration botanique, Southern Wild Flowers and Trees, 1901 (Alice Lounsberry, Ellis Rowan).

De nos jours

De nos jours Incidence la lame bleue en son éclatAu début de la flamme était un accidentUn rien au cœur du drame où ne va pas la scienceL’humain ne parle plus qu’en menus déroulants On échange des mots qu’on prend pour des objetsChacun veut exprimer son petit ressentiL’accident est proscrit on ne fait que traduireDésormais... Lire la Suite →

L’orphelin de Noël

L’orphelin de Noël Au seuil de la grotte le soleil inviteA prendre la sortie de biaisD’abord le flanc puis la valléeJe suis un cerf je viens de naîtreJe suis l’enfant à la fenêtreRegarde la neige en tombantA effacé le bruit des pieds Je perce la grange d’un regard de pierreJe vois au travers je vois... Lire la Suite →

My Hometown Disappeared in my Back

My Hometown Disappeared in my Back The best idea the one I don’t want to embrace When I’m tired to death when I sudden get low And when I feel my face is drowning with the flow Infinity is always slow empty shadow empty burden Under the bridge the time has stopped to make it... Lire la Suite →

Inanité de rien dire Perversion croire éternité caduque Pan sur pan rien stable firmament Sens y surseoir arrivera bien vite Ou trop tard si n’est à temps partagé Y pourvoir page pas encore vidée De quoi contenir un océan Éléments simplement extensifs Envahisseurs remugles atermoiements De rigueur installé sur un coin de néant Pilori camouflage... Lire la Suite →

Coloured Plates

Coloured Plates Blue Is More Than Blue I can swim at night among them gigantic ice cubesI can undress some goddess at the top of a mountain of truthand in each of my smiles I could offer infinityI could disguise all the drama at the bottom of a cup of tea I’m a princeI’m a... Lire la Suite →

Blue Is More Than Blue

Blue Is More Than Blue I can swim at night among them gigantic ice cubesI can undress some goddess at the top of a mountain of truthand in each of my smiles I could offer infinityI could disguise all the drama at the bottom of a cup of tea I’m a princeI’m a devilI’m a... Lire la Suite →

LIRE

LIRE (Mais pourquoi je me suis cultivé ? Et encore, pas beaucoup, mais c'était déjà trop, quelle erreur !) Voilà par quel cri de souffrance hypocrite commençait ce texte qui prendra un tour plus joyeux, suggérant la même chose. Et donc : Avez-vous été déjà humiliés par un texte ? Sinon, on ne peut pas comprendre ce qu'est la... Lire la Suite →

Gestion, hydre, ogre, prestidigitateur infernal

Chers amis, le temps m'est compté. Cet article est une ébauche qui irradie je crois vers d'autres perspectives qu'il faudrait indiquer plus explicitement. Néanmoins, puisque, physiologiquement et socialement (je n'ai pas dit politiquement), le temps m'est rare (paresse, ô délicieuse paresse eût du dire Rimbaud s'il eût été réellement "feignant" - de feindre -), je... Lire la Suite →

Le vol statique des corbeaux sur moi Entier je veux être couvert D’une masse de corbeaux Dont j’écarterai les ailes Quand il faudra t’embrasser Cette meute piaillarde Et discrète à dessein M’enrobera d’un drap Dont j’écarterai les becs S’il faudra te parler Ils piaillent de souffrance Et d’idées impossibles De faims qu’il faudrait taire Ils... Lire la Suite →

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