Réveil en fuite Je suis allé cacher mon humeur racornie Avancer sur soi-même où on est le plus soi Est-ce bile terrible acide intérieur Avancer en coquille un ongle détaché qui sèche sans la chair un pétale de bois Ou confusion de maux au mieux la profondeur Nacrée navrée soupçon avide de terreur Je... Lire la Suite →
Bourdonne rien ne rentre Vitre contre vitre haché Au lampadaire les idées folles rien ne rentre encore Parole Contre parole rien n’est plus dit qui serre le cœur tout passe en mollesse et rien ne rentre Obstiné mollusque en ces baves Entravé Clos et clos si sûr de lui qu’il dort rien ne rentre encore... Lire la Suite →
Dis-moi ma fleur Ou Melancholia 1000 Que penses-tu de ce charnier et de ses feux fous d’artifice Les forêts décimées le mazout les écoles et le Dieu avec elles L’horizon vierge et fol Tout ce qui s’est perdu en la vaine mémoire Tous les bals de pendus Les grillons les espoirs Tout ce qui s’est... Lire la Suite →
Dis-moi ma fleur Ou Melancholia 1000 Que penses-tu de ce charnier et de ses feux fous d’artifice Les forêts décimées le mazout les écoles et le Dieu avec elles L’horizon vierge et fol Tout ce qui s’est perdu en la vaine mémoire Tous les bals de pendus Les grillons les espoirs Tout ce qui s’est... Lire la Suite →
Bourdonne rien ne rentre Vitre contre vitre haché Au lampadaire les idées folles rien ne rentre encore Parole Contre parole rien n’est plus dit qui serre le cœur tout passe en mollesse et rien ne rentre Obstiné mollusque en ces baves Entravé Clos et clos si sûr de lui qu’il dort rien ne rentre encore... Lire la Suite →
Porte noire
Porte noire J’essaie sortir de l’existence Par porte la moins douloureuse Quand on pense au poids de ce qui craquait dans son dos à l’Antonin Arto On l’applaudit mais bien trop tard De ne s’être écartelé qu’en public A moi la porte noire qui n’ouvre surtout sur rien Par ici la sortie des grands soirs... Lire la Suite →
« Père, mère : je vous présente Jacques. »
"Père, mère : je vous présente Jacques." Comme chaque ligne (ou presque) qui sort de ce petit prodige d’1m90, ce texte vaut pour lui même mais il m'a touché en pleine tête, et du coup en plein cœur. Je ne retrouve pas le passage où Proust explique que notre seule chance d'échanger la moindre parole... Lire la Suite →
Dilemme avec deux « m »
Dilemme, avec deux "m" (3ème extrait de la Suite en x) Je suis un catholiqueparce que j'avais une grand'mèreEt quand je suis entre tes cuissesLe p'tit Jésus tire en arrière Mais j'ai le Diable pour l'avantquand je suis tenté de m'enfuirEt c'est bien plus sucrélorsque j'y pense en t'attrapant ou même avant de t'attraperpar un... Lire la Suite →
Haute couture
Haute couture Impro Harbo #1 pour Jacques Recouds-moifais-moi passer par tous les trous Repasse-moi sur les couturesOscille entre les pointillés à plat et bien entre les plis Recouds-moiet bave sur les flétrissures bave bien sur toute gerçure efface la moindre effiléede ta salive énamouréeAchève-moi comme un dessinOu comme un mur à la truelle Je suis... Lire la Suite →
Malaise dans le langage ou Le spectateur consolé
Malaise dans le langage ou Le spectateur consolé à Léonora Le Quang Huy, instigatrice de ce travail Je m'interroge d'abord, comme beaucoup, sur ce qui n'est peut-être pas tout à fait un phénomène, mais seulement une “tendance”, quelque chose que certains, de mon âge, quarante ans, a fortiori d'autres plus vieux, plus rarement enfin d'autres... Lire la Suite →
Un p’tit coup d’vieux (pour la route ?)
Un p’tit coup d’vieux (pour la route ?) Et v’lan : dans les dents ! En deux semaines, coup sur coup, et même sur coup une troisième fois ! Il faut ça pour comprendre. Oui, sinon, quelle valeur accorde-t-on en réalité à la parole des médecins qui nous promettent la décrépitude et l’amoindrissement, comme couronnes... Lire la Suite →
L’Enfant-neige (intégrale)
Sébastien Pellé L’Enfant-neige Récit 1. Dans la chambre 22, au rez-de-chaussée, Romuald profite d’un moment de répit entre deux crises. Elles frappent n’importe quand. Ou plutôt elles frappent après s’être annoncées, une demi-heure ou plus avant d’éclater pour de bon, mais elles s’annoncent n’importe quand. Et puis ensuite elles montent, lentement. C’est comme ça qu’elles... Lire la Suite →
