Les Pentes Et si tu venais ronronnerDans mes brasContre le vent et les maréesN’oublie pasQue le temps cruel a briséD’autres mâtsNotre heure sera si vite arrivée Il y a des bandes qui s’effacentSous les drapsIl y du jeu dans les espacesSous les doigtsOn meurt seul dans sa carapacePar hasardAvant qu’il soit pour toujours trop tard... Lire la Suite →
l’entre-deux dans l’entre-deux tu mens et la folie va crescendoje et tu n’ont plus de sens s’ils se miroitentpour le meilleur et pour le pireou pour un entre-deuxplein d’avenir spirale je pense ou on me pense on ditet dans ce maelström on tentel’impossible harmoniequi joue quand même du violon on est attentionnés aux fibresémoluments et... Lire la Suite →
En silence Alerte. Je suis possédé d’un souffle sans raison ni fin et dont personne absolument ne veut. Es-tu sur la banquise de mon ciel de fin d’août, bouleversant des lettres, en mols émoluments, sur ce fond de nuit chaude ? Je ne porte aucun drapeau, mes solitudes ont leurs couleurs et leur mystère suffisant.... Lire la Suite →
Laure a son mot à dire Disons que je crois beaucoup à l’adéquation du fond et de la forme, disait Laure un jour, tandis qu’elle jetait, du haut d'une haute tour, des steaks, pour nourrir les corbeaux, peu de glaçons sans flammes et peu de feu sans nostalgie. Elle continuait ainsi : Qui me prouve,... Lire la Suite →
Japon Promise C’est comme si tout le monde connu se trouvait liquéfié d’un coup. Une goutte d’eau dans une mer d’encre. Le monde et toutes ses cartes désormais enfermés dans une tasse. Traversée sans rebord, un voyage aussi lointain est plus qu’un odyssée. Il efface tout avant même de tracer le moindre sillage. Europe, engloutie,... Lire la Suite →
Les trains Il faut être deux pour rater un train, et c’est à peu près aussi dur que de le prendre ensemble. Plus, peut-être. Et comme lorsqu’on prend un train, on peut descendre et le prendre à nouveau, on peut aussi rater un train et le rater encore. De nombeuses fois. Jusqu'à l'épuisement. Et même... Lire la Suite →
Au milieu des ours Nous ne vivons plus au milieu des ours. Nos chemins sont cotonneux, notre vie rarement en danger. De quoi pouvons-nous souffrir encore ? Comment n’être pas ridicule à souffrir quand même ? Je le répète inlassablement, le vide guette, il est patient. Il prend des tournures que nous choisissons d’ignorer. Et... Lire la Suite →
Salut Copenhague Ne me recherchez pas j’ai les poches bien videsJe pars pour partir je garde en moi des tracesQui passeront la douaneN’attendez nulle part mais je ne vous fuis pasJe ne veux recueillir personne à l’arrivéeLe passé est passé tout bord comprenez-moiJe ne vis pas plus en arrière que je crois ne me direQue... Lire la Suite →
Adieu Adieu Partout sous un arbre où se réfugie mon trouble Les derniers instants déploient un chagrin allongé Il ressemble beaucoup à ceux qu’il épaissit Seconde couverture un double-fond dans la mémoire Fuite et fuite en dessous à travers tous les pores Sur le pont tout pourri s’amassent des trésors Qu’il faut jeter en mer... Lire la Suite →
Je vous conte le songe (Le chevalier endormi 2) Je vous conte le songeD’un héraut endormiQui n’avait pas le droitD’être amoureux de celle qu’il aimait C’est un songe bête parmi d’autresC’est un peu comme une scorie des apôtresC’est gratuit et c’est vainC’est plein de destin incertain Mais qu’importe le juge frappa du mailletTout le monde... Lire la Suite →
