TD 4 WHY ?
Le cahier des charges n’est pas respecté, et on n’en fera pas une dead end. Pourquoi ?
Parce que : pourquoi pas. L’équation est simple : est-ce que l’horreur, à connotation même métaphysique, peut prétendre prolonger la ligne du drame spécifique qui unifie la série ? Pour l’instant, l’episode n’étant qu’une stase de la continuité potentielle, la réponse est oui. Le pari est grand et la question se double d’un autre débat qui pour moi est réglé par l’affirmative aussi : oui, le couple féminin fonctionne aussi bien que l’autre et même la prolongation est, en écho, meilleure : Foster est Cohle mais sans la dimension mystique et elle permet qu’on la suive sur une piste pour renoncer à ses conséquences. L‘intuitive géniale rejoint la doxa. Ok, no worries with that but the contrary. La question est donc : l’horreur prise au pied de la lettre fait-elle non pas sens mais le même sens ? Une prolongation de celui-ci ? Il le faut pour qu’il y ait œuvre et je pense qu’en l’état actuel des choses, encore une fois, la réponse est oui. Il est clair que le paradigme du genre est brandi comme signifiant : j’adhère. Les deux actrices sont énormes, Foster, avec son côté presque limité, joue le contraire de ce qu’elle est, sa partenaire est intouchable de justesse, on est bon côté artistique mais plus : c’est une réalisatrice aux manettes, l’équation est stable, l’écho résonne, la continuité est paradoxalement assurée. A voir donc, si l’horreur a sa place : la série a le mérite de poser la question et donc, pour l’instant, plus que le bénéfice du doute, est-ce suffisant pour qu’elles y arrivent. Let’s see.

