Bouc impromptu 3 (la dé-mission)

Bouc impromptu tu t’es tu tu me lasses
pour être plus improbable
pour valoir un volet et ta propre ré-édition
tu aurais dû sortir
plus franc plus énorme et plus sain
Des senteurs de faisan qui peuplent
La forêt
ou le bord des étangs

Mais tu ne sais creuser
La frontière est si mince
On croirait que papier tourments et horizons
ne sont plus que travers et démons éreintés

Pour valoir un volet
qui vienne impunément (quel mot stupide et tu l’écris quand même, au moins échappera la fadeur du diadème)
qui vienne impunément prendre la troisième place
Il faudrait que j’oublie
ce qui fit tes aînés
ce qui dit ta quittance
Un peu comme un loyer

Eût-il fallu qu’une femme
que je ne ressassasse
mes premières années

J’abandonne la rime
Impromptu tu me glaces
tu me tues j’abandonne
Mes bois et mes aînés

Et si de guerre lasse
chacun venait me dire
qu’ils t’ont estropié
Je danserais les cendres
Quitte à éther nuée
Je mangerais les fanes
De ce demi-bouquet
Final et impromptu

Besançon, terrassé, 6 juin 2019

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