Note sur “Bates Motel” saison 5 : la culpabilité

Si tu prends la mère que Norman s’imagine pour sa Némésis, il est intéressant de voir qu’elle n’ose pas lui avouer directement le nombre de corps qu’il a commis : en produisant finalement un cadavre chaque fois qu’il commettait un meurtre. Il s’effaie lui-même, ce qui signifie dans la cas présent qu’il s’effraie du chiffre : le nombre potentiel de cadavres accomplis et qui évolue en fonction de chaque x qui s’ajoute, transformant le chiffre en nombre, à la somme des actes qu’il ne connaît pas en les ayant pourtant chacun accompli et qui demeure comme une entaille supplémentaire, dévoilée plutôt que gravée, comme à l’ordinaire sur le bâton ou la ceinture du guerrier, dans le bois ou l’épaisseur du cuir, selon un processus de révélation qui procède par à-coups, au gré d’une rythmique à la fois lancinante et syncopée, c’est-à-dire sans rythmique, au gré d’une logique arbitraire de dévoilement : se dévoile ce qui n’est plus retenu parce qu’il ne peut plus l’être : la logique de la culpabilité. Ce qui est valable pour chacun de nous.

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