IV

ACMÉ

Elle lui dit oui mais c’est moi c’est moi sans procédure oublie-moi tes calculs ils me froissent je suis page de satin papier folie ne sois pas si pressé je suis sensible aux plis je peux partir et revenir cela ne doit pas être un drame et celle que je laisse ici c’est encore moi prends bien soin d’elle s’il te plaît car la prendre par la douceur c’est me choyer de tes pensées dis-moi fort que tu le feras dis-moi que je n’ai rien à craindre et que je ne sentirai pas des coups de poings dans la distance enlace-moi de lierre je sais sécher les herbes et les pleurs d’une telle façon tu les reconnaîtras panier de pleurs et de brindilles qui sera mon balluchon quand je sonnerai dans la cour à très rapides petits pas de mes talons qu’eux aussi tu reconnaîtras

Dors bien beaucoup ne vois-tu pas que je suis là ferme les yeux sur toi sur tout et tu verras que ce que tu attends si long avec un bouquet de chardons que tu resserres dans tes bras est déjà là et que c’est doux comme un baiser que tu dois seulement m’aider que tu dois tisser avec moi comme pour la fête des bois en attendant qu’il soit nos lèvres qu’il soit de chaleur très mortelle et nous figés comme un bouton tâche de sang dans la pensée et qu’on respire à l’unisson je suis sensible aux oraisons tous les sourires qu’entre les pluies et les secondes je t’envoie en aimant penser que tu m’envoies leurs doux jumeaux par paquets boules pissenlits sous le miroir du ciel qui polit sans un bruit les songes inquiétants et renvoie nos deux corps au solitaire tutoiement dans un élan de bout du toit dans un élan de bord de nuit dans un élan de table rase aux confins des terres brûlées

Arrête de manger tes doigts je te sors de l’ombre et tu le sais puisque c’est toi qui as osé dans la lumière à peine ne pas m’embrasser quand dans le temps soudain coupelle on ballottait comme des billes qui ne pouvaient pas s’arrêter de tourner l’une autour de l’autre en jouant à ne pas se toucher comme des billes dans l’émail d’une roulette de fortune qui ne se choquent pas vraiment d’un coup de cœur ou coup de plume un coup de châle dans le vent ou son absence un coup chanceux mais un coup qui doit te ramener au détour de mon épaule ou d’un adieu et du souhait que j’ai jeté me retournant d’un mouvement geste d’ouate dans mon dos moi j’ai le droit de l’équilibre et me retourne quand il faut la scène se passe à vélo

Souviens -toi que je t’ai appris des pas de danse dans la rue en outre des pas de souris que j’avais eux appris pour toi souviens-toi que j’étais à l’aise et que tu étais naturel ce qui n’est pas je l’ai compris ce qu’on dit en premier de toi alors peut-être tu es sauf et je suis sauve une exception un point de départ à la fin un point virgule en suspension comme si toutes tes histoires devenaient ma répétition nénuphar ou bien nénuphar nénuphar qu’aura répété le nénuphar par le passé je suis toujours en souffle et te berce sans cesse comme une page sous la page ou bien la doublure de soie au fond d’une boîte à guitare

Et je suis désormais ta vraie présentation et ta dernière acmé c’est moi qui te l’orchestre et moi qui rétablis pénultième l’assiette promis je reviens cadeau d’anniversaire au-delà le ticket est à durée illimitée je suis sensible aux plis c’est moi qui ouvre et moi qui ferme et je suis dans un coin authentiquement là je retiens des refrains la paume de ma main d’une longueur de lame je suis peau je suis mot un rire et un parfum je suis ineffaçable et ton épithalame

Copenhague, 7 et 8 Septembre 2019.

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