Série « rapid » (sans e)

Allez, je lance la série « rapid », sans e. Tous les jours trois lignes sur quelqu’un ou quelque chose. La première (déjà lue, si « rapid ») était sur Lynch, normal. Demain : sur Carrère. Des bises. Mais suivez un peu !

La Beauté

La Beauté Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,Est fait pour inspirer au poète un amourÉternel et muet ainsi que la matière. J’aurais dû essayer les gens réelsLes relations réellesJ’aurais dû essayer les sentiments J’aurais dû essayer de me laisserBlesser par les... Lire la Suite →

Rimbaud avant

Rimbaud avant Rimbaud est avant. Avant Freud, avant la psychanalyse, avant la fin du langage, avant la fin de l’Histoire, avant la fin de l’avant. Est-ce qu’on m’entend ? Une falaise. Des enfants, il aimait bien, Hugo qui l’avait marqué : les deux imaginaient, quoi après ? Falaise, enfant, abandon, inconnu, peur extrême mais avant la « prise de... Lire la Suite →

Je t’aime plus que la mort

Toutes mes images pour personne, attentes, égratignures, je me gratterai, ce n'est pas vous, j'aurais pensé à vous dire, mais rien, désolé, sans le sol, marcher sans le sol, cela fait musique, mais ce n'est pas vous : fantôme, que faire de l'intensité, personne ne sait, à pierre fuite, à raison du cœur, je ne... Lire la Suite →

Fugues

Fugues Je m’en vais, tout est derrière moi c’est rare, j’avais tant de mythologies en tête : charmes levez-vous, flammes musiques envahissez le ciel que je ne regarde pas le décor. Vibrez, tambours, il nous faut des bras longs comme les estuaires, les eaux se mélangent, le temps n’est plus la mémoire, on s’étend, la vie... Lire la Suite →

ALTA MEA

ALTA MEA Tu ne sauras jamais. Je ne saurai jamais. Et pourtant, à n’importe quel point je me serais arrêté, je me serais mis nu et j’aurais proclamé : « Cette vie ne vaut que parce qu’elle est à toi aussi ! ». Je ne l’ai pas fait, je n’ai pas mis ma chair dans la balance, parce que... Lire la Suite →

Vite Fait

Vite Fait J’invente scènes permanence Pourtant l’ambivalence est un repli d’amour Un bien sombre mensonge oubli du songe Mon inconstance et ma paresse à l’échafaud ! Heureusement que nous avons l’impardonnable

la déchirure

la déchirure La photo déchirée d’un visage qui ne colle pasnos pauvres cervelles ravagées par le cinémaShanghai Mali nommez-les moi que je les mitramiettetous les décors qu'on veutles poils du papier le clivage dans ma têtesaccage mes organes quelle est cette ablationet puis du sang sur les lunettesje mourrai sans l’avoir revuerreur d’embranchement cérébralcet aiguillage... Lire la Suite →

l’entre-deux dans l’entre-deux tu mens et la folie va crescendoje et tu n’ont plus de sens s’ils se miroitentpour le meilleur et pour le pireou pour un entre-deuxplein d’avenir spirale je pense ou on me pense on ditet dans ce maelström on tentel’impossible harmoniequi joue quand même du violon on est attentionnés aux fibresémoluments et... Lire la Suite →

Vision Le pas des portes, grange austère paquebot de nuit immobile où parle encore un mort pendu de liesse, tandis qu'on hisse dans les airs les lourds bovins gonflés de pestilence, pensée tu reviens t'hypnotiser de lourds glaciers au Nord qui bercent ton exil permanent dans le fracas de leurs détachements silencieux, à jamais hermétique... Lire la Suite →

En silence Alerte. Je suis possédé d’un souffle sans raison ni fin et dont personne absolument ne veut. Es-tu sur la banquise de mon ciel de fin d’août, bouleversant des lettres, en mols émoluments, sur ce fond de nuit chaude ? Je ne porte aucun drapeau, mes solitudes ont leurs couleurs et leur mystère suffisant.... Lire la Suite →

Désir Il faut écrire pour faire la lumière. Menacé par ses éclipses, l'esprit cherche le soleil avec une volonté sans fin. L'invention part d'un secret qui s'éclaire comme en fin de journée. La dignité haïssable, la peur est le grand saut, la force de la pensée, le désir pur.

Privé d’âme

                                Privé d’âme Une masse a pris sa placeEt s’en est presque réjouissantÉcrire est un instrumentQui n’a plus coursCaduque romain et dépassé Le corps n’est pas seul pour autantEt l’esprit n’est pas seul non plusPourtant je tiens entre mes mainsUne raison irrésolueQui est moi qui rêve et n’a plus cours Privé de solde je suis... Lire la Suite →

À côté de la plaque

À côté de la plaque Je suis à côtéJuste à côté de la plaqueLes limites de l’espaceEt les limites du temps Un soleil en IraqEt les mille-et-une nuitEt puis du Nord au SudOn bougerait toute la vie Du côté sentimentJe me plante tout le tempsJe devrais faire le contraireDe ce que j’espère J’ai toujours un... Lire la Suite →

Ici Fleurissent Îles

Ici Fleurissent Îles Ici fleurissent îlesNénuphars de cielLe soleil fait feu partoutL’éternelle tortue plateIci fleurissent îlesIci-bas au ras des eauxTerre et sable orné de crabesGrain de sel de merCactus d’abandon sommeilIci fleurissent îlesLa cuve est pleine à la jaugeÔ les désirs satiétéLa mort nulle partJe pense à la vieC’est bien plus effrayantIci fleurissent îlesLittoral aveuglant... Lire la Suite →

Inquiète intime Cela m'inquiète que tu sois tristeje voudrais coudre des rubans mais ta tristesse est l'inconnueelle roule en dedans je la voudrais entre mes doigtsourlet de peau la plus intime des coutûresque délimitent les chemins passéscela m'inquiète que tu sois tristepauvre rivière et pauvre l'eau qui ne descendent pas sur toile plus limpide des... Lire la Suite →

Pendule éteint J’ai tous les paysages j’ai tous les êtres Je ferme les yeux ils apparaissent Je ne veux jamais être vieux Donnez-moi du désert L’étendue pacifique O rien que l’étendue Le bonheur est d’un deplié L’espace insoupçonné J’applaudis aux spectacles Je suis vrillé par des échos Que je ne sais pas reconnaître Mais qui... Lire la Suite →

Parabolique J’abrupte enivre et me traquasse De la buée déliquescente Le goût de cendre Est toujours un peu short Alors j’esquisse Ce n’est pas même invitation L’intermittente brute qui me mord en dedans A-t-elle tourné la tête de côté Serpents serpents serpents par pléthore A lire vite et si encore Onyx à qui la faute... Lire la Suite →

Inanité de rien dire Perversion croire éternité caduque Pan sur pan rien stable firmament Sens y surseoir arrivera bien vite Ou trop tard si n’est à temps partagé Y pourvoir page pas encore vidée De quoi contenir un océan Éléments simplement extensifs Envahisseurs remugles atermoiements De rigueur installé sur un coin de néant Pilori camouflage... Lire la Suite →

The Leather Scale On the leather scale I would drop my jacket in the river On the leaher scale I would drop my skin and no horizon Nothing to expect I dropped myself And humanity is just an audience Ready to clap But most of all is just ready to blame I’m like a glove... Lire la Suite →

TESTAMENT V « Amendement 5ème »

TESTAMENT V « Amendement 5ème » On ne peut arrêter le fusil est racial car on ne peut non plus pactiser tant soi peu avec le diable en ligne directe c'est le diable qui tire on dit catimini silencieux en coulisse on se graisse le flingue on graisse le canon qui manque de pussy alors il joue... Lire la Suite →

TESTAMENT II « poëme anti-personnel »

TESTAMENT II « Poëme anti-personnel » L'horrible grille présage un non-retour endiablé une balise ancienne a été effacée on glisse désormais dans un non-paysage une partie jardin sans plante et sans mirage on prie pour s'effacer il vous en reste un peu là juste aux coins des yeux si si j'insiste et de la bouche aussi... Lire la Suite →

Les transis éparpillés

Les transis éparpillés Puisqu'il fallait choisir de mourir en naissantJ'accepterai mon sort qui est de regarderÀ l'abri des regards le spectacle des êtresPlus tout à fait vivants sans rien laisser paraître C'est trop rimé je sais et ça ne fait plus rienLes cœurs et les cerveaux au bien-être physiqueSe sont tous adonnés et la magie... Lire la Suite →

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