Allez, je lance la série « rapid », sans e. Tous les jours trois lignes sur quelqu’un ou quelque chose. La première (déjà lue, si « rapid ») était sur Lynch, normal. Demain : sur Carrère. Des bises. Mais suivez un peu !
la déchirure
la déchirure La photo déchirée d’un visage qui ne colle pasnos pauvres cervelles ravagées par le cinémaShanghai Mali nommez-les moi que je les mitramiettetous les décors qu'on veutles poils du papier le clivage dans ma têtesaccage mes organes quelle est cette ablationet puis du sang sur les lunettesje mourrai sans l’avoir revuerreur d’embranchement cérébralcet aiguillage... Lire la Suite →
Journée 2
Journée 2 Déséquilibre. Balance. Écrire toujours à même le bloc mais cette fois pour insuffler l'incertitude. Ce fantasme d'enfance. L'enfance est-elle le creuset de tous nos fantasmes ? A-t-on su en créer d'autres depuis ? L'adolescence ? Nos débuts dans le monde du travail ? Depuis ? Maintenant qu'il est peut-être possible, voire nécessaire, inévitable,... Lire la Suite →
Journée 1
Journée 1 J'écris à même le bloc, qui du coup porte son nom avec une grande justesse : bloc de papier, bloc de pierre devenus bloc d'écran. ce n'est pas mon habitude (tiens, du coup, les majuscules disparaissent). l'idée m'est venue cette nuit, peut-être avait-elle germé la veille, j'ai oublié : écrire une sorte de... Lire la Suite →
Ici Fleurissent Îles
Ici Fleurissent Îles Ici fleurissent îlesNénuphars de cielLe soleil fait feu partoutL’éternelle tortue plateIci fleurissent îlesIci-bas au ras des eauxTerre et sable orné de crabesGrain de sel de merCactus d’abandon sommeilIci fleurissent îlesLa cuve est pleine à la jaugeÔ les désirs satiétéLa mort nulle partJe pense à la vieC’est bien plus effrayantIci fleurissent îlesLittoral aveuglant... Lire la Suite →
Malaise dans le langage ou Le spectateur consolé
Malaise dans le langage ou Le spectateur consolé à Léonora Le Quang Huy, instigatrice de ce travail Je m'interroge d'abord, comme beaucoup, sur ce qui n'est peut-être pas tout à fait un phénomène, mais seulement une “tendance”, quelque chose que certains, de mon âge, quarante ans, a fortiori d'autres plus vieux, plus rarement enfin d'autres... Lire la Suite →
She was a wolf
She was a wolf I am talking about dogs. I hate dogs. I love wolves. I was raised with a wolf. Exactly the opposite of a dog : she was eating with me, same plate, same steak with extra sugar, same floor, same time, same tongue, same kitchen with the still young couple as... Lire la Suite →
