Eh donc, parmi la flopée de commentaires à la con, tous à côté de la plaque dans une paresse lénifiante (est-il moderne ? Est-il contre la modernité, bla bla) que j’ai lus et qui réduisent désormais toute littérature à l’ensemble des thèmes qu’elle convoque, pour en mesurer la pertinence à l’aulne de leur correspondance avec l’actualité, personne à ma connaissance, je dis bien personne n’a remarqué que Houellebecq avait complètement changé de style dans son dernier opus? J’ai lu 10 pages, il y a déjà de quoi écrire une thèse là -dessus. Cette incapacité à saisir l’essentiel de l’art littéraire, involontaire par incompétence ou volontaire par calcul, me paraît beaucoup plus inquiétante que la réduction de la littérature à cet écrivain bulldozeur, qui réussit quelque chose qui m’intrigue dès les premières pages, de l’ordre du bombardement dans la polyphonie des sources, sur laquelle il joue pour être inattrapable sur la question du point de vue, dans un art maîtrisé de la maladresse. Et dieu sait que je peux lui en vouloir de ramener le roman à des formules. Mais là, désolé, je suis bluffé. Il faut que les critiques du Monde et de l’Obs, entre autre écuries du consensuel, pro or con Houellebecq, réapprennent à lire, c’est cuistre mais je le pense!

Copenhague, 14 janvier 19,

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