ALTA MEA

ALTA MEA Tu ne sauras jamais. Je ne saurai jamais. Et pourtant, à n’importe quel point je me serais arrêté, je me serais mis nu et j’aurais proclamé : « Cette vie ne vaut que parce qu’elle est à toi aussi ! ». Je ne l’ai pas fait, je n’ai pas mis ma chair dans la balance, parce que... Lire la Suite →

Cinéma

Cinéma Les talons les aiguillesEt tout ce qui s’ensuitJe parle d’un rocherSolitude est le maître mot Qui pèse aussi son lot de mensongeMiriades en couleur le malentenduÉtendu sur le dosL’infini de la douleurTu as eu le dernier mot Je plonge dans l’après toiJe singe immonde ce qui n’eut pas lieuDes villes des espacesEt des chevaux... Lire la Suite →

Le devoir d’insouciance ( de Sven Ortoli)

Bonjour, Je ne sais pas comment un Nizan contemporain l’exprimerait, mais avoir vingt ans aujourd’hui – ou quinze, ou douze –, c’est coton. Je vois autour de moi des filles ou des garçons anxieux, déprimés, inquiets. Pas tous, pas tout le temps, pas de la même manière. Et je ne prétends pas que mon regard soit... Lire la Suite →

Ich bin Rimbaud

Ich bin Rimbaud Quoi ces cohortes hurlent au sang et tu tiens sur la falaise un destin entre tes mains - la ligne de fuite et ses orbes de feux, vagues balisant la ligne entre les récifs hurlants. Tu puises dans la paix de sombres résolutions qui plissent, hardiment la lune, encore, encore la soif... Lire la Suite →

Vite Fait

Vite Fait J’invente scènes permanence Pourtant l’ambivalence est un repli d’amour Un bien sombre mensonge oubli du songe Mon inconstance et ma paresse à l’échafaud ! Heureusement que nous avons l’impardonnable

Houellebi. anéantir

Houellebi. anéantir A mon avis, le dernier Houellebecq est meilleur que ce qu’on en dit. Moi aussi je suis tombé dans l’impression d’une parodie de lui-même à la lecture des premières pages piratées (je vais l’acheter, mea culpa). Les critiques qui confondent le « fond » et l’espèce de diégèse qu'ils en tirent (la matière... Lire la Suite →

Journée 1

Journée 1 J'écris à même le bloc, qui du coup porte son nom avec une grande justesse : bloc de papier, bloc de pierre devenus bloc d'écran. ce n'est pas mon habitude (tiens, du coup, les majuscules disparaissent). l'idée m'est venue cette nuit, peut-être avait-elle germé la veille, j'ai oublié : écrire une sorte de... Lire la Suite →

La meuf qu’on aime

Je pense des choses au-delà de l’apha et de l’omega, je crois que mon exil en terre natale a son mot à dire et qu’on jouera de la gratte, avec ou sans l’amour de la meuf qu’on aime, en se souvenant qu’elle a toujours raison, mais qu’on est des poètes avec tout ce que ça... Lire la Suite →

Déclaration C’est tellement dur et fort et compliquéC'’est tellement plus de motsQu’un ventre ou qu’un gosierC’est tellement trop dans tous les sens les directions et les sensQue je vais à la ligneSans y penser parce que là c’est totalement toutC’est plus que moi que nous et c’est si bien ainsiQue je reste à pianoter au... Lire la Suite →

Another Planet À toi I want to live on another planetThan the one where you published this picI feel it’s really not my betI don’t care I can’t competeRemember love is exposing yourselfTo such disclosuresJealousy wakes me up at nightAnd I’m still wonderingThe source of this sexy IDJealousy burns me down insideBut you’re right you’re... Lire la Suite →

21 d’Alban Jacques Bouquette ou Hendrix à Decize 21, comme un cycle lunaire. D’où peut-être l’aspect insaisissable d’un album qui donne envie de devenir critique musical pour tenter d’en exposer le charme et le mystère.  Pleins d’une cohérence secrète, les 21 morceaux vous emmènent dans un voyage dont on ne sait pas trop dire comment il a pu... Lire la Suite →

Japon Promise C’est comme si tout le monde connu se trouvait liquéfié d’un coup. Une goutte d’eau dans une mer d’encre. Le monde et toutes ses cartes désormais enfermés dans une tasse. Traversée sans rebord, un voyage aussi lointain est plus qu’un odyssée. Il efface tout avant même de tracer le moindre sillage. Europe, engloutie,... Lire la Suite →

Don’t urge don’t stick with emotion Let them paint you in a touch and go kiss Durable but painless bite Durable but paintless print Like a sporadic tatoo

Les trains Il faut être deux pour rater un train, et c’est à peu près aussi dur que de le prendre ensemble. Plus, peut-être. Et comme lorsqu’on prend un train, on peut descendre et le prendre à nouveau, on peut aussi rater un train et le rater encore. De nombeuses fois. Jusqu'à l'épuisement. Et même... Lire la Suite →

C’est la fin des vacances C’est la fin des vacances. Sauf que les vacances ont duré dix ans. Why are you so French ? because I can’t be nothing else. Black spot. Black point. C’est la fin des vacances, c’est la fin du trou blanc. J’espère que ce n’est pas la fin de l’inspiration. Je ne... Lire la Suite →

Chrysta (complete)

The text is 3 year old and the song is 2 !

Avatar de Sébastien PelléLA MENTION VAUT L'USAGE / The lady doth protest too much, methinks. — O, but she’ll keep her word. (Hamlet)

10 people, from different places in the world… most of them usually speak French… but also Danish, Estonian, Russian, Indonesian and… English… they gently accepted to read a text for me… something written for an American singer… they sent the recordings back to me, pretty soon, less than 2 weeks later I had a dozen… from the funniest to the deepest, from the most tragical to the slightest ironical reading, they all had something… by the way, I had the chance to hear some voices I had not heard for almost 20 years… this is the result, you will tell…

Chrysta Bell

She’s from San
Antonio they say it’s in Texas
Maybe it’s a desert it sounds
like a long breath
In a deep silencio with a Mexican thrill
Since
I never was there I know she’s from Texas

A little girl she
grows they say it’s a big town

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She Said

Whistle…

Avatar de Sébastien PelléLA MENTION VAUT L'USAGE / The lady doth protest too much, methinks. — O, but she’ll keep her word. (Hamlet)

She Said

à Julian et Élodie

d’après Egon Schiele, Femme assise aux genoux pliés, 1917.

She Said

she said she was sorry anytime she would go
she said she was lonely in the light of the show

how many times did you start to cry in this chamber on your own
how many times did you have to surrender to the laser of dawn

she said she was standing
in a dark lack of space and no candle (to bless)
she said she was walking
in total emptiness
this land alone

how many times did you say the pain would go as soon as you’d understood
how many times did you keep your heart from beating for good
it’s kind of a hard drug when you get the flashes from the first row
it’s a lonely gun when you think life is about a gold medal
how many times…

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Je trouverai le moyen de vous émouvoir. Je trouverai le moyen de vous faire oublier ce qui vous retient. Faites-moi confiance, et ce ne sera pas par la voie facile. Vous verrez, vous serez là, vous aurez toutes vos tripes sur la table. Et ce sera joyeux. Et on s’aimera. Et ce ne sera pas... Lire la Suite →

L’Enfant-neige (intégrale)

Avatar de Sébastien PelléLA MENTION VAUT L'USAGE / The lady doth protest too much, methinks. — O, but she’ll keep her word. (Hamlet)

Sébastien Pellé

L’Enfant-neige

Récit

1.

Dans la chambre 22, au rez-de-chaussée, Romuald profite d’un moment de répit entre deux crises. Elles frappent n’importe quand. Ou plutôt elles frappent après s’être annoncées, une demi-heure ou plus avant d’éclater pour de bon, mais elles s’annoncent n’importe quand. Et puis ensuite elles montent, lentement. C’est comme ça qu’elles s’annoncent.

Lorsqu’il les sent venir, il se compare à un prisonnier dans un pays totalitaire qui entendrait les gardiens s’avancer du fin fond d’un long couloir pour venir le battre à mort, aléatoirement, sans aucune logique ni rien qui pourrait permettre d’anticiper la séance de torture et de s’y préparer.

C’est peut-être ça qui en fait des crises : qu’il soit impossible de s’y préparer et qu’il ne puisse finalement rien apprendre de l’une à l’autre.

Les fleurs blanches des cerisiers balaient sa fenêtre. Toujours la même senteur qui lui rappelle l’année 1989, chiffre inscrit…

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Daft Punk Is Dead

DAFT PUNK IS DEAD Je les entends déjà : mais ils faisaient plus rien, le dernier album était en-dessous, y a rien à regretter. Bull shit, c’est pas là le problème. Le problème c’est qu’il y a scandale. Et je les entends aussi, les casqués, c’est notre coup de génie : on meurt avant de... Lire la Suite →

Happy birthday Richard. You saved my summer, I don’t know how I missed the beautiful songs you wrote those last twenty years, but, thanks to you, I believe in music, rock’n’roll and poetry (again) in this crazy world of slaves to money and then you die. I’m a lucky man I crossed you meanwhile on... Lire la Suite →

L’écuelle et la tortue (remerciements)

L'écuelle et la tortue (remerciements) que reste-t-il de cette journée ?j’ai lu les journaux, très rapide, Biélorussie, Loukachenko, des fleurs données aux policiersje vais boire un café noir pour compléter celui au laitj’ai déjà chaud, c’est la moiteur de cette fin d’été, on est le 16 et je dis fin : il en reste plus d’un moisnous... Lire la Suite →

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