Série « rapid » (sans e)

Allez, je lance la série « rapid », sans e. Tous les jours trois lignes sur quelqu’un ou quelque chose. La première (déjà lue, si « rapid ») était sur Lynch, normal. Demain : sur Carrère. Des bises. Mais suivez un peu !

Soleil

Soleil C’est amusant la coupole et sur la tête pourquoi pasIrénique désir et les copains s’en vontC’est le meilleur adieu que puisse espérer ce mondeSoleil qui devrait ouvrir un jour une fenêtre dans l’espaceJ’espère en les dieux en tout ce qui désireL’au revoir est au bout de nos larmesParodique douleur qui dit que rien n’a... Lire la Suite →

Farewell My Lady

Farewell My Lady Farewell my lady, enjoy the sun without me, if you meet God I’m so delighted, and in a minus scale, if you meet love, you have all my benediction The trees are tall, the fields are wide, I remember your skinny steps and I think they’re made to hit the ground My... Lire la Suite →

Journée 2

Journée 2 Déséquilibre. Balance. Écrire toujours à même le bloc mais cette fois pour insuffler l'incertitude. Ce fantasme d'enfance. L'enfance est-elle le creuset de tous nos fantasmes ? A-t-on su en créer d'autres depuis ? L'adolescence ? Nos débuts dans le monde du travail ? Depuis ? Maintenant qu'il est peut-être possible, voire nécessaire, inévitable,... Lire la Suite →

Réalisme Proustien

Réalisme Proustien Et avec cette muflerie intermittente qui reparaissait chez lui dès qu’il n’était plus malheureux et qui baissait du même coup le niveau de sa moralité, il s’écria en lui-même : « Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir, que j’ai eu mon plus grand amour, pour une... Lire la Suite →

Les pentes

Les Pentes Et si tu venais ronronnerDans mes brasContre le vent et les maréesN’oublie pasQue le temps cruel a briséD’autres mâtsNotre heure sera si vite arrivée Il y a des bandes qui s’effacentSous les drapsIl y du jeu dans les espacesSous les doigtsOn meurt seul dans sa carapacePar hasardAvant qu’il soit pour toujours trop tard... Lire la Suite →

Les trains Il faut être deux pour rater un train, et c’est à peu près aussi dur que de le prendre ensemble. Plus, peut-être. Et comme lorsqu’on prend un train, on peut descendre et le prendre à nouveau, on peut aussi rater un train et le rater encore. De nombeuses fois. Jusqu'à l'épuisement. Et même... Lire la Suite →

Je vous conte le songe (Le chevalier endormi 2) Je vous conte le songeD’un héraut endormiQui n’avait pas le droitD’être amoureux de celle qu’il aimait C’est un songe bête parmi d’autresC’est un peu comme une scorie des apôtresC’est gratuit et c’est vainC’est plein de destin incertain Mais qu’importe le juge frappa du mailletTout le monde... Lire la Suite →

Climax Vital

Climax Vital Au fond d’un parc on s’était ditEst-ce que je viens chez toiEn cinq minutes on a apprisQue c’était toi et moi Sur le terrain des interditsOn a inventé des jeuxEt on s’ennuie juste un peuPour se donner le goût de repartirPour avoir plus envie de feuilleter ce romanNégligemment sur le parquet Je te... Lire la Suite →

Inquiète intime Cela m'inquiète que tu sois tristeje voudrais coudre des rubans mais ta tristesse est l'inconnueelle roule en dedans je la voudrais entre mes doigtsourlet de peau la plus intime des coutûresque délimitent les chemins passéscela m'inquiète que tu sois tristepauvre rivière et pauvre l'eau qui ne descendent pas sur toile plus limpide des... Lire la Suite →

TE REVOIR (I)

I TE REVOIR Es-tu partie douce reviens-tu au même endroit à chaque fois que j'y repense ô les mots ne sont plus si dociles maintenant que les tiens peuvent sonner au bout du champ, dessus le son, dessous le sang d'un crépuscule en filigranes et c'est à les chercher que je tombe sur toi, sous... Lire la Suite →

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Le petit sapin Encore heureux la coccinelle ose ses pattes sur ma peau Florence la mélancolie porte ton nom Encore heureux une hirondelle à l’horizon De la pensée hisse un drapeau indépassable Je n’irai pas plus loin Le vide est grand devant mon souffle Il faudrait la poitrine du grand océan Pour plonger plus profond... Lire la Suite →

  Réveil en fuite Je suis allé cacher mon humeur racornie Avancer sur soi-même où on est le plus soi Est-ce bile terrible acide intérieur Avancer en coquille un ongle détaché qui sèche sans la chair un pétale de bois Ou confusion de maux au mieux la profondeur Nacrée navrée soupçon avide de terreur Je... Lire la Suite →

Tes mots (poème numéro 9 de La suite en x)

Tes mots poème numéro 9 de La suite en x Tes mots m’irisent ils sont comme l’air je n’y crois pas le château de tes songes et le puits d’amertumetu dis par la fenêtre cigarette éteinte Tes mots m’irisent ils sont comme l’air je n’y crois pas tes mèches ont cet effet de rideau transparentde... Lire la Suite →

Moite (extrait 7 de la Suite en x)

Moite (extrait 7 de la Suite en x) Laisse-moi sur ta bouchepassez l'après-midiet puis je descendraiet ce sera la nuit Nous ouvrirons la fenêtre uniquement s'il pleutet tu seras mouillée mouette de mes yeux Tu seras moite et chaude je serai ton épongeet lorsque tu tordras ma peau comme un vieux songeje ne me plaindrai... Lire la Suite →

COUPLES (Suite en x)

Couples (6ème extrait de la Suite en x) Ils sont beaux là simples et netsaccouplés comme des pierresavec les fentes du burinOn dirait deux galets Leur chair est blanche comme crème avec des tâches et des morsureset ils étonnent d'un frissonquelque chose brun Diables et tresses dans son doscomme un serpent qui la dévorede l'intérieurElle... Lire la Suite →

L’Enfant-neige (intégrale)

Sébastien Pellé L’Enfant-neige Récit 1. Dans la chambre 22, au rez-de-chaussée, Romuald profite d’un moment de répit entre deux crises. Elles frappent n’importe quand. Ou plutôt elles frappent après s’être annoncées, une demi-heure ou plus avant d’éclater pour de bon, mais elles s’annoncent n’importe quand. Et puis ensuite elles montent, lentement. C’est comme ça qu’elles... Lire la Suite →

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