Manuel d’apprenti
Des clefs des tournevis toute une boîte à outils
Et des mains pleines de cambouis
Pour ouvrir quoi ? quel démenti qu’on organise ?
Couteaux sanglants et psalmodies
Pour mentir quoi et déchirer ?
La plaie la vulve et le prépuce oh les mots forts
Aux grands remèdes les grands maux
Petits moyens à saut de puce dans le néant
Pas à pas arpentant le rien et sans rire
De la vaisselle que l’on brisa salles de bains
A quand la mousse à quand les bulles endiablées ?
Faut-il que l’on se couche ou faut-il dire que rien n’est prêt ?
Nappe à carreaux boyaux tendus
Raide et plus sec que le pendu
Dans la cuisine aux mille efforts
Dans le salon aux mille horreurs
Mille souffrances contenues dans l’hémisphère floconneux d’un pari mis dans sa bouteille
Les coquillages du climat le temps qu’il fait
Faut-il que dure la prévision d’un soleil mort ?
Faut-il se mordre pour y croire et se pincer pour oublier ?
Armure en sus et pieds nickelés
Voilà qu’arpente la falaise l’enfant qu’on laisse défiguré
Voilà qu’il tremble et qu’il ne sait
Qu’il trouvera dedans la neige
Tout un poème encore vivantCopenhague, 19 juin 2018

Manuel d’apprenti
Manuel d’apprenti Des clefs des tournevis toute une boîte à outils Et des mains pleines de cambouis Pour ouvrir quoi ? quel démenti qu’on organise ? Couteaux sanglants et psalmodies Pour mentir quoi et déchirer ? La plaie la vulve et le prépuce oh les mots forts Aux grands remèdes les grands maux Petits moyens…
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