juste un quatrain... une tentative de poème à laquelle je n'ai pas donné suite, je n'y touche pas, c'est le jeu, je me souviens de cette image des deux souliers, du côté laborieux de la rime et des images un peu lourdes et même niaises, mais je savais aussi que cela suffisait, et je lui... Lire la Suite →
la déchirure
la déchirure La photo déchirée d’un visage qui ne colle pasnos pauvres cervelles ravagées par le cinémaShanghai Mali nommez-les moi que je les mitramiettetous les décors qu'on veutles poils du papier le clivage dans ma têtesaccage mes organes quelle est cette ablationet puis du sang sur les lunettesje mourrai sans l’avoir revuerreur d’embranchement cérébralcet aiguillage... Lire la Suite →
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq (Lecture)
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq Illustration : Ernst Ludwig Kirchner, Landschaft mit See im Hintergrund, 1908.
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq
Poème en souvenir d’Hölderlin et Heidegger et en pensant aussi à Houellebecq N’écoute pas le temps qui passe dans ton crâneVois dans l’espace le monde qui est en toiIl n’y a plus pure folie que la dialectique sans finLe vertige vient d’un loquet qui bascule sur lui-mêmeNe t’acharne pas à vouloir rétablirCette usure est le... Lire la Suite →
Les pentes
Les Pentes Et si tu venais ronronnerDans mes brasContre le vent et les maréesN’oublie pasQue le temps cruel a briséD’autres mâtsNotre heure sera si vite arrivée Il y a des bandes qui s’effacentSous les drapsIl y du jeu dans les espacesSous les doigtsOn meurt seul dans sa carapacePar hasardAvant qu’il soit pour toujours trop tard... Lire la Suite →
Privé d’âme
Privé d’âme Une masse a pris sa placeEt s’en est presque réjouissantÉcrire est un instrumentQui n’a plus coursCaduque romain et dépassé Le corps n’est pas seul pour autantEt l’esprit n’est pas seul non plusPourtant je tiens entre mes mainsUne raison irrésolueQui est moi qui rêve et n’a plus cours Privé de solde je suis... Lire la Suite →
Ici Fleurissent Îles
Ici Fleurissent Îles Ici fleurissent îlesNénuphars de cielLe soleil fait feu partoutL’éternelle tortue plateIci fleurissent îlesIci-bas au ras des eauxTerre et sable orné de crabesGrain de sel de merCactus d’abandon sommeilIci fleurissent îlesLa cuve est pleine à la jaugeÔ les désirs satiétéLa mort nulle partJe pense à la vieC’est bien plus effrayantIci fleurissent îlesLittoral aveuglant... Lire la Suite →
Notre inscription
Notre inscription notre estomacinscrit dans le tempsnos pieds nos mains nos poumonsinscrits dans le temps nous nous énamouronsde cette sécheresse de ce blanc souciaplatis comme des éponges sur un coin de fenêtreà nacrer des éclats et nous en finissons patiemment durs et platscomme l'os de la seicheque vient lécher le chatteint du sang des pinsons
À L’ABRI (II)
II À L'ABRI Ça va je l'ai compris tu es partie depuis toujours nous nous étions postés aux deux extrémités du train qui nous sépare pour de bon peut-être s'est-on rencontrés au carrefour c'est une idée un peu boiteuse un sas interdit aux baisers comme une antichambre tragique où les deux temps asymétriques manqueront de... Lire la Suite →
Le 19 Octobre 18, Copenhague.
