Amours passées (le féminin au pluriel)

J’ai laissé mes amours adolescentes et mes amours de jeune homme sans réponse adéquate à l’époque.

Oui, ce site évoque effectivement beaucoup le sentiment amoureux.

Ce sentiment est pour moi la catalyse de tout le reste.

J’aime l’amour. Et pour moi il s’incarne dans les femmes. Les filles j’aurais dit avant.

À un ami homosexuel qui m’avait déclaré auparavant sa flamme, je disais plus tard qu’un monde sans femmes ne serait pas vivable pour moi. Nous plaisantions, il avait dit qu’il en rêvait d’un, sans femmes, que des hommes.

L’horreur pour moi, le paradis pour lui.

Nous étions heureux dans nos déclarations de garçons, homo pour l’un et hétéro pour l’autre, de gars de 19 ans.

Je les ai laissées sans explication à l’aune de ce que je dirais aujourd’hui. Car à l’époque, j’ai beaucoup parlé.

Je voulais juste dire qu’aujourd’hui, elles sont actives, ces amours, sans aucune nostalgie.

Et ça me plaît beaucoup.

Et j’ai la flemme de développer.

Pas la flamme, la flemme.

Pour ajouter : ma colère des déceptions de rencontre s’atténue quand je pense aux filles que j’ai rencontrées.

Elles me rappellent ce que j’étais, ce que je suis.

(Ce paradis qui n’est pas perdu.)

Alors, simplement, en dehors du temps, je vous aime et ça me suffit.

Illustration : Antoin WATTEAU, Pierrot, 1718-1719.

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