N’étant plus résident français, on va me reprocher de soutenir un mouvement qui impacte durement la vie des Français. Je m’empresse au préalable de dire qu’il me semblerait naturel qu’on m’enlève mon droit de vote, que j’exercerai effectivement dans le sens de la révolte actuelle. Cette concession accordée, je réponds que c’est justement contre les conditions instaurées par le pouvoir qui m’ont retiré la possibilité économique de vivre en France que je me dresse. Et ce, non au nom de cette impossibilité, que j’assume depuis le début en bon anarchiste (mais pas individualiste), mais en celui d’une solidarité contre ce que je vois depuis des années poindre comme une réduction de toute existence adressée, avec aplomb, à la jeunesse. Mon métier étant l’enseignement (mais ce pourrait être tout métier contribuant au bien collectif, et même, au-delà du fonctionnariat), les deux se rejoignent. Et quand bien même ce ne serait pas le cas : je refuse de croire que ce mouvement est condamnable au nom des dommages désastreux que subissent les gens de bonne foi qui veulent continuer à assumer le quotidien ! non ! D’abord ce quotidien n’est plus vivable qu’à l’ombre d’illusions qui perdurent sur un terreau de compromissions avec un régime infâme. Ensuite, si l’on n’accepte cette dernière déclaration révolutionnaire, qui répond pourtant à tous mes choix depuis que je suis en âge de refuser mon aisance au nom d’un sens (j’aurais pu être trader), il reste le fait que cela ne va plus et qu’effectivement, il faut que la jeunesse se soulève. Je la soutiens, corps et âme.

Allez les jeunes !
N’étant plus résident français, on va me reprocher de soutenir un mouvement qui impacte durement la vie des Français. Je m’empresse au préalable de dire qu’il me semblerait naturel qu’on m’enlève mon droit de vote, que j’exercerai effectivement dans le sens de la révolte actuelle. Cette concession accordée, je réponds que c’est justement contre les…
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