Couples (6ème extrait de la Suite en x) Ils sont beaux là simples et netsaccouplés comme des pierresavec les fentes du burinOn dirait deux galets Leur chair est blanche comme crème avec des tâches et des morsureset ils étonnent d'un frissonquelque chose brun Diables et tresses dans son doscomme un serpent qui la dévorede l'intérieurElle... Lire la Suite →
On a bike home
On bike home (suite en x #5) La page est blanche et je m’etoileJ’y mets du stupre ou des toilesPour envelopper ton corps meurtriQu’aucun d’entre eux n’a su aimerLes innommables Je ne suis que ce que je peuxC’est pas beaucoup mais reste un peuTu peux m’aider ou me faire rireTu peux décider de partir Je... Lire la Suite →
10 secondes d’ombre en trop
10 secondes d’ombre en trop (suite en x numéro 4) Ecrire sur la conscience de tes reins Dans la distance comme un refrain En bout de course et du canon Salopant les toiles des maîtres qui nous séparent nous et toi et je Tirer boom et fumée c’est toi qui sais C’est toi qui charges... Lire la Suite →
« Père, mère : je vous présente Jacques. »
"Père, mère : je vous présente Jacques." Comme chaque ligne (ou presque) qui sort de ce petit prodige d’1m90, ce texte vaut pour lui même mais il m'a touché en pleine tête, et du coup en plein cœur. Je ne retrouve pas le passage où Proust explique que notre seule chance d'échanger la moindre parole... Lire la Suite →
Dilemme avec deux « m »
Dilemme, avec deux "m" (3ème extrait de la Suite en x) Je suis un catholiqueparce que j'avais une grand'mèreEt quand je suis entre tes cuissesLe p'tit Jésus tire en arrière Mais j'ai le Diable pour l'avantquand je suis tenté de m'enfuirEt c'est bien plus sucrélorsque j'y pense en t'attrapant ou même avant de t'attraperpar un... Lire la Suite →
rideaux
rideaux en revenant des courses merci rideau palabrez-moila pluie tombe à grands rets sur les toits merci stop palabrez-moiou le plus impromptu qui soit elle frappe au carreau elle insiste elle a froidet quand elle entrera je serai fier et mûrpour l'enrouler dans mes rideaux merci arrête étonne-moi je la prendrai si sèche qu'elle en... Lire la Suite →
Haute couture
Haute couture Impro Harbo #1 pour Jacques Recouds-moifais-moi passer par tous les trous Repasse-moi sur les couturesOscille entre les pointillés à plat et bien entre les plis Recouds-moiet bave sur les flétrissures bave bien sur toute gerçure efface la moindre effiléede ta salive énamouréeAchève-moi comme un dessinOu comme un mur à la truelle Je suis... Lire la Suite →
Malaise dans le langage ou Le spectateur consolé
Malaise dans le langage ou Le spectateur consolé à Léonora Le Quang Huy, instigatrice de ce travail Je m'interroge d'abord, comme beaucoup, sur ce qui n'est peut-être pas tout à fait un phénomène, mais seulement une “tendance”, quelque chose que certains, de mon âge, quarante ans, a fortiori d'autres plus vieux, plus rarement enfin d'autres... Lire la Suite →
Pour une révision des mérites
Pour une révision des mérites L’injustice de ce monde tient en grande part au fait qu’on croit qu’il faut rapporter les conséquences d’une action à celui qui l’exécute : cela passe faussement pour un régime fondé sur le mérite. Or, il n’en est rien. Le mérite ne joue pas quand les étapes qui séparent l’action de […]
note de bas de page
Se rallier n'est pas la même chose qu'entrer dans une logique constructive : on parlait vraiment pour ne rien dire au 17ème ; quand on pense que Kosciusko pulvérise Boileau, comme Bernard Tapie avait pulvérisé Pascal chez Lelouche, vraiment on réalise la chance qu'on a de vivre maintenant ! Merci, Nathalie... with love.
Freddie Highmore : a golden stone has been carried to the History of Madness in cinema
We all know a couple of actors who brilliantly embodied the craziness of being : Klaus Kinski, Mia Farrow, Faye Dunnaway, Anthony Hopkins and, of course, leading to our point : Anthony Perkins. In modern movies, Brad Pitt has also offered a pretty convenient interpretation of what is supposed to be for us, people of... Lire la Suite →
Un p’tit coup d’vieux (pour la route ?)
Un p’tit coup d’vieux (pour la route ?) Et v’lan : dans les dents ! En deux semaines, coup sur coup, et même sur coup une troisième fois ! Il faut ça pour comprendre. Oui, sinon, quelle valeur accorde-t-on en réalité à la parole des médecins qui nous promettent la décrépitude et l’amoindrissement, comme couronnes... Lire la Suite →
Note sur « Bates Motel » saison 5 : la culpabilité
Si tu prends la mère que Norman s'imagine pour sa Némésis, il est intéressant de voir qu'elle n'ose pas lui avouer directement le nombre de corps qu'il a commis : en produisant finalement un cadavre chaque fois qu'il commettait un meurtre. Il s'effaie lui-même, ce qui signifie dans la cas présent qu'il s'effraie du chiffre... Lire la Suite →
You’re trapped in one single period of time
You’re trapped in one single period of time You’re trapped in one single period of time and, at any moment, in one single place ; but, still, you can imagine rather precisely what happened long before this moment you’re always trapped in, and what's coming next in a very long future starting from this same... Lire la Suite →
L’Enfant-neige (intégrale)
Sébastien Pellé L’Enfant-neige Récit 1. Dans la chambre 22, au rez-de-chaussée, Romuald profite d’un moment de répit entre deux crises. Elles frappent n’importe quand. Ou plutôt elles frappent après s’être annoncées, une demi-heure ou plus avant d’éclater pour de bon, mais elles s’annoncent n’importe quand. Et puis ensuite elles montent, lentement. C’est comme ça qu’elles... Lire la Suite →
Tanzanie mon amour
Une jeune serveuse danoise ou allemande, naturelle d’apparence, simple et gracieuse dans ses mouvements, vient de me dire qu’après avoir passé son dernier examen, qui viendra consacrer mercredi ses études dans la Santé publique ou générale (Global Health), elle irait en Afrique, plus précisément en Tanzanie, faire de l’humanitaire. Et moi de conclure par un... Lire la Suite →
She was a wolf
She was a wolf I am talking about dogs. I hate dogs. I love wolves. I was raised with a wolf. Exactly the opposite of a dog : she was eating with me, same plate, same steak with extra sugar, same floor, same time, same tongue, same kitchen with the still young couple as... Lire la Suite →
De Nice au Bataclan — Tentative pour ressaisir le drame (Deuxième partie : « La politique des symboles »)
DE NICE AU BATACLAN : Tentative pour ressaisir le drame. Deuxième partie « La politique des symboles » Ainsi, peut-être la seule certitude qui semble émerger de cet imbroglio d’images est qu’il est possible d’en tirer parti, intentionnellement ou non, contre l’émergence d’une vérité cohérente : il possède en lui-même cette capacité d’effacement et de travestissement du réel. Cet emploi n’a... Lire la Suite →
En guise d’hommage au Père Hamel, ou la blague de trop
Le Père Hamel a donc été assassiné en son église pendant qu’il donnait l’office. Quelques vieilles dames seulement assistaient à la messe, pour la plupart des sœurs. On imagine vite l’intimité de la scène. Il a été égorgé. Par derrière et devant ce maigre public, qui a dû se retrouver tétanisé par la peur, il... Lire la Suite →
Des mails avec Joseph (en complément de l’article sur les attentats de Nice)
— Hier, après que j'ai publié l'article précédent, sur les attentats de Nice et leur inscription dans une symbolique que j'ai essayé de comparer à celle de la tuerie du Bataclan, un ancien élève, Joseph Béchameil, aujourd'hui ami, a réagi. Cela donne l'échange de mails suivant, qui ne manquera pas de se prolonger, plus tard,... Lire la Suite →
De Nice au Bataclan – Tentative pour ressaisir le drame (Première partie : « L’espace dramatique »)
Je ne voudrais pas que le texte qui suit soit pris pour un jeu obscène qui saisirait le prétexte des événements récents afin de rechercher une quelconque attention en jonglant avec des concepts, au mépris cynique de la souffrance des victimes, de leurs proches et de tous ceux qui se sentent, de près ou de... Lire la Suite →
« Ombre et lumière » dans l’agôn entre Œdipe et Tirésias : à qui la faute ?
Cet article est en réalité une correction de devoir donnée à une classe de Terminale L., dans le cadre de l’étude de la pièce de Sophocle et du film de Pasolini : Œdipe Roi. Le passionnant travail de Jean-Pierre Langevin, disponible sur le site http://lettresvolees.fr/oedipe/index.html est à la source de cette correction : http://lettresvolees.fr/oedipe/langevin1.html Il est désormais consultable... Lire la Suite →
« IL SERAIT MAROCAIN OU D’ORIGINE MAROCAINE » — Attentat raté du Thalys (21 août 2015)
"IL SERAIT MAROCAIN OU D'ORIGINE MAROCAINE" Entendu en boucle sur iTélé ce matin : "il serait Marocain, ou d'origine marocaine" ; on a doit le droit de dire ça... D'abord, on a le droit de mettre sur le même plan une nationalité et une origine ("ou"), toutes deux hypothétiques ("il serait") ce qui confirme la... Lire la Suite →
Les médias sont insoutenables
Je viens de tenter une énième percée dans l'horreur médiatique ambiante. Hier c'était "la barre symbolique du million", "dépassée" par les "migrants", qu'on agitait pour créer un pseudo-évément qui fasse peur aux foules afin qu'elles s'installent, comme des poussins gentiment terrorisés, sous la lampe cathodique, avant d'aller déverser leur haine panique autour des tables de... Lire la Suite →
The Walking Dead : la mort joue sa carte
THE WALKING DEAD : la mort joue sa carte Ce que semble produire TWD, c’est une inversion des règnes. Non pas une inversion binaire, ou symétrique, mais, combinée à une torsion qu’il faut prendre en compte et qui fait intervenir la question du genre, la logique de la série semble bien être celle d’une bascule entre... Lire la Suite →
