Chrysta Bell She’s from San Antonio they say it’s in Texas Maybe it’s a desert it sounds like a long breath In a deep silencio with a Mexican thrill Since I never was there I know she’s from Texas A little girl she grows they say it’s a big town Everything is swallowed by the... Lire la Suite →

Chrysta Bell She’s from San Antonio they say it’s in Texas Maybe it’s a desert it sounds like a long breath In a deep silencio with a Mexican thrill Since I never was there I know she’s from Texas A little girl she grows they say it’s a big town Everything is swallowed by the... Lire la Suite →

Because I'm a black stone (you know) Shining in the dark So silently waiting For a slide up or down or anywhere Else where there are some spaces left Waiting for the night shining on me I'm a black stone Everybody would agree It's a pretty common comedy (and I should have told you at... Lire la Suite →

Pleurer pleurer pleurer pouvons-nous pleurer jusqu’à la fin, pouvons-nous pleurer jusqu’à la racine des larmes, sera-ce l’extinction finale, ce n’est même pas sûr ? Pleurer jusqu’à la lie, pleurer pour rien et pleurer pour tout à la fois, pourquoi les larmes nous manquent-elles, pourquoi leur sel nous fait-il si défaut ? Est-ce l’armure, armoirée trop,... Lire la Suite →

La sonnette en cristal   Tu peux sonner mais ce sera la dernière fois Choisis-la bien et surtout ne t'y reprends pas Choisis aussi la bonne main juste en passant caresse-la car la dernière ce sera   Nous aurons des voix blanches pour nous dire au revoir Comme une poire tombant recueille-la trop mûre et... Lire la Suite →

RENCONTRE   Je l'ai rencontrée il y a des années. Autour de 2000, un peu avant ou un peu après. Je pourrais retrouver la date en me concentrant mais je n'y tiens pas. Ça y est, la voilà qui vient… laissons-la passer. J'habitais une petite ville de Province, un chiffre que j'ai connu dans mon... Lire la Suite →

Faut s’expliquer un peu tout le temps Quand on te parle tu serres les dents Tu voudrais bien qu’on parle d’autre chose Que de ta solitude morose Ou les vacances Que tu prends pas Tu voudrais qu’on t’oublie pour te parler vraiment Tu voudrais qu’on te touche en touchant quelque chose Qu’on apprenne à parler... Lire la Suite →

L’Ève future (mauvaise blague)

L’Ève future (mauvaise blague) La horde attachée à te plaire écorne du vide Tu ne souris surtout pas Tout t’indiffèreTu silences et tu mouesRien n’a plus d’odeur ni de sonQu’on soit Novembre ou bien en AoûtOn ne voit plus la différenceRien ne te touche tu ne sens rien Tu es l’absence et le méprisTu es... Lire la Suite →

Next Room — Extra poem for La suite en x

Next Room Extra poem for La suite en x This is a room for a studentWhere a woman hiding aloneIs full of fear for everyone Next room next door and next buttonNext time to ring if you can crossThe insensible corridor Forming a claw with your fingerAnd then waiting for no answer Next room is... Lire la Suite →

A vos plumes, je n’ai pas la suite…

on ne sait plus le nom des plantes ni des oiseaux et les arbres aussi nous restent muets il n'y aura peut-être plus jamais une fleur qui nous dit son nom nous avançons dans la nature comme des analphabètes nous ne pouvons plus rien déchiffrer pour qui pour quoi avons-nous donc décidé d'en finir si... Lire la Suite →

Porte noire

Porte noire J’essaie sortir de l’existence  Par porte la moins douloureuse Quand on pense au poids de ce qui craquait dans son dos à l’Antonin Arto On l’applaudit mais bien trop tard  De ne s’être écartelé qu’en public A moi la porte noire qui n’ouvre surtout sur rien Par ici la sortie des grands soirs... Lire la Suite →

Pile noire

à Antonin Artaud Je suis la pile atomique la matière noire en fusion d’elle Si je distille j’irradie à profusion on sent comme un courant chaud autour de moi qui électrise les consciences en rendant certaines complètement tarées Et qui se croient à m’attaquer quelque droit au nom de la raison et de la nature... Lire la Suite →

La régnante

Elle est partout dans les angles comme une toile araignée Et les plafonds ont des mystères qu’elle semble avoir tricotésJe m’empêtre et je m’y suspends mais le salpêtre plus souvent Dissoud mon âme en sa poussière cuivre uséJe fais les coins du bout des doigts des boules d’elle collent Est-ce son suin est-ce son aiselle... Lire la Suite →

Sueur

Je ballade une sueur dans les rues qui en poissent Et quand ce trou noir transpire mes mots ont quelque chose moite qui traduit mon attente

bouc impromptu (ballade sans rien)

bouc impromptu (ballade sans rien) à Benoît Dodivers je suis en train de devenir autre chose ma poésie n'en est que le compte-rendu et je suis le conte répétitif de cet acte désespéré pour donner du sens à absolument Tout ce qui est existe voilà la mission un pic vert dans un arbre de béton... Lire la Suite →

Mettre les mots

Mettre les mots dans l’ordre toujours permanence Creuser le fond sur place ni vers le haut ni vers le bas Et pas même l’horizon l’ordre toujours l’ordre Ni à tes pieds ni sur ta tête ni tombe ni cendre Mettre les mots dans l’ordre Dans du présent qui s’anéantit sans ouvrir de porte Le mot... Lire la Suite →

L’œil au bord de la rivière 

L’œil au bord de la rivière      Trouver la niche respirable Faut-il du flair ou se laisser guider hasard Sans suivre rien ni conseils signaux ni instinct même Ni même se démener sur soi s’agiter ou comme particule folle Capter l’immobile qui n’est pas froid l’irrespirant qui n’est pas mort Se passer d’air en... Lire la Suite →

Pensée 

On n’écrit pas sur les petites fleurs quand on n’est pas dévoré par les corbeaux. S, Paris, 25 octobre 2017

Pour en finir avec la dépression (bisounours s’abstenir)

écrit dans le métro  Déprimer veut dire enlever son prix. L’étymologie est d’ailleurs un réflexe de la dépression dans sa quête affolée d’un sens qu’elle pose de toute manière comme un objet qu’elle dépréciera/*dépressira* donc d’une existence déjà bien ambivalente dans sa première appréhension par le positionnement dépressif. La dépression est une forme d’absolutisme. La... Lire la Suite →

Les vagues (13ème poème de La suite en x)

Hasui Kawase, Sôshû Shichiri-qa-hama (Moonlight at Shichiri-ga-hama), Sagami Province, 1930. Les vagues 13ème poème de La Suite en x Montre-moi l'araignée qui tissa ton berceauDésigne-moi la lune attachée à te naîtrela surveillante en chef qui te donna cette peau L'ardoise frotte le silex pierre à fusil odeur cobalt C'est en plein cintre aucune vague n'attendra... Lire la Suite →

De fil blanc (faux sonnet)

Rembrandt, Vieille femme lisant,1655.    De fil blanc à Alban Bouquette Cousue de haute main en altitude haute Glycine d'héritage émois qui mangent l'ombre En l'absence du temps où le siècle s'épuise La vie continûment repousse les défaites Le soleil contemple les craquèlements muets Des micas noirs sourdement assemblés au blanc Du quartz où la... Lire la Suite →

la meurtrière (extrait de la Suite en x)

la meurtrière poème 11 de La suite en x je suis jaloux de tes regards qui ne sont pas sur moi diaprésJe suis jaloux de tes écarts pardonne la rime est-ce mieux de l'ignorerau moins j'ai fait la faute de quartau moins passer mon tour de gardeJe suis jaloux c'est tout que veux-tu c'est une... Lire la Suite →

ULTIME APAX

ULTIME APAX à Jacques Rapacki le corps obscène un cachalot brillant crémeux porte avec lui de l'eau visqueuse abominable propulsion qu'il faudrait taire la jaune odeur flotte dans la saillie béante   je suis l'algue flottante à la dérive à la surface du monde nivelé à la perte de la vue et de l'horizon profond... Lire la Suite →

Tes mots (poème numéro 9 de La suite en x)

Tes mots poème numéro 9 de La suite en x Tes mots m’irisent ils sont comme l’air je n’y crois pas le château de tes songes et le puits d’amertumetu dis par la fenêtre cigarette éteinte Tes mots m’irisent ils sont comme l’air je n’y crois pas tes mèches ont cet effet de rideau transparentde... Lire la Suite →

Sur le champ (extrait de La suite en x)

Sur le champ poème extrait de La suite en x Oh oui possède-moiÉcharpe-moi déchire Jette mes tripes dans la cour de tout mon long je veux sentir que je t'inspire Déchire-moi comme un tissu caresse-moi de tes injures les plus absenteset aplatis selon les règlesmes derniers restes de décence et lorsque tu y penserasréserve-moi tes... Lire la Suite →

Départ (poème de la Suite en x)

Départ poème extrait de La Suite en x Bien sûr j'arrive évidemmentsi tu y es où autrementOn ne peut pas tenir longtempsà des frissons La ville ment dans la distanceOn fait semblant de ne pas partirOn fait même semblant de rester Par peur d'oublier quelque choseComme les cartes sur la commode un pull ou un dessin... Lire la Suite →

Moite (extrait 7 de la Suite en x)

Moite (extrait 7 de la Suite en x) Laisse-moi sur ta bouchepassez l'après-midiet puis je descendraiet ce sera la nuit Nous ouvrirons la fenêtre uniquement s'il pleutet tu seras mouillée mouette de mes yeux Tu seras moite et chaude je serai ton épongeet lorsque tu tordras ma peau comme un vieux songeje ne me plaindrai... Lire la Suite →

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