Partout et nulle part à la fois

Partout et nulle part à la fois Pourquoi toutes ces élégies latines, avant elles ces soupirs grecs, ces cris déchirants, hurlés ou murmurés, dits pour soi mais pour le monde entier aussi, vu qu'ils sont écrits, les héros qui pleurent les héros, leur père, leur mère, leur frère, leur sœur, leur enfant, leur épouse, époux,... Lire la Suite →

l’entre-deux dans l’entre-deux tu mens et la folie va crescendoje et tu n’ont plus de sens s’ils se miroitentpour le meilleur et pour le pireou pour un entre-deuxplein d’avenir spirale je pense ou on me pense on ditet dans ce maelström on tentel’impossible harmoniequi joue quand même du violon on est attentionnés aux fibresémoluments et... Lire la Suite →

En silence Alerte. Je suis possédé d’un souffle sans raison ni fin et dont personne absolument ne veut. Es-tu sur la banquise de mon ciel de fin d’août, bouleversant des lettres, en mols émoluments, sur ce fond de nuit chaude ? Je ne porte aucun drapeau, mes solitudes ont leurs couleurs et leur mystère suffisant.... Lire la Suite →

Une prophétie de Laure Laure se réveille, s’étire et prophétise : Ne ratez pas la flamme au crochet du crépuscule. Ou les colombes seront dépecées sans espoir de renaissance. J’inverse la lave, je remplis le volcan, si vous ratez la flamme au crochet du crépuscule. Laissez-vous démarrer vers le sel.  Vieille bave, vieilles liqueurs, les planches suintent de la sève et... Lire la Suite →

LE CORPS À L'EXTÉRIEUR Je remercie les hommes d’avoir inventé l’écriture.Je remercie le silence qui existe au fond du cœur,Et rend la voix possible.La rosée qui fait respirer l’herbe et crée des impressions de nouveau,Tout en portant en elle le poids du jour passé ;Cette impression de distance familière m’émeut,Je la respecte en silence.Je remercie l’envie... Lire la Suite →

Je vous conte le songe (Le chevalier endormi 2) Je vous conte le songeD’un héraut endormiQui n’avait pas le droitD’être amoureux de celle qu’il aimait C’est un songe bête parmi d’autresC’est un peu comme une scorie des apôtresC’est gratuit et c’est vainC’est plein de destin incertain Mais qu’importe le juge frappa du mailletTout le monde... Lire la Suite →

Des nouvelles de Laure

Des nouvelles de Laure Quand elle ne sait pas quoi faireLaure s’étend là par terreC’est pour ça qu’elle n’aime pas la poussièreC’est la seule raison pour elle de faire le ménageIl faut pouvoir s’allonger à même le solC’est sa manière de conquérir l’espaceDe posséder le tempsAussi Laure aime beaucoup ne pas savoir quoi faireJamais elle... Lire la Suite →

Ixion de joie Un peu d’étoupe en mon glacier Je brûle des pierres Un plan de coupe en mes entrailles J’ouvre les mystères As-tu vu le soleil étriper Dans la stratosphère Le tout dernier fétu de paille D’un dieu égaré Le sol est tendre sous la joie Pauvre salamandre La vie est dure sous les... Lire la Suite →

Dans un escalier mécanique

Dans un escalier mécanique Sans toi je ne suis que la moitié de moi-mêmeBesoin de toi car sans toi manger c’est bêteLa vie coule et le temps me rend fouBesoin de toi de te saisir aux genouxPour ne plus être épouvantail ou gypaèteMoitié de sang à me lécher la plaie Qui d'elle se repaît ou... Lire la Suite →

Perso de roman

Laure Grenadier engendre la mélancolie à pelotes bien serrées et Cendre Buchette étiole des pensées que les fleurs décorent Est-ce un chapeau aux champs de MaldororLes fils sont tous bons à la loterie des océans calmesPas de tabou dit l’heure en panne de départs Laure est ancienne elle a saisi un pétale et les rames du vent... Lire la Suite →

Privé d’âme

                                Privé d’âme Une masse a pris sa placeEt s’en est presque réjouissantÉcrire est un instrumentQui n’a plus coursCaduque romain et dépassé Le corps n’est pas seul pour autantEt l’esprit n’est pas seul non plusPourtant je tiens entre mes mainsUne raison irrésolueQui est moi qui rêve et n’a plus cours Privé de solde je suis... Lire la Suite →

Lecture : Savoir s’arrêter

Lecture : Savoir s'arrêter Savoir s'arrêter illustration : Wisteria frutescens (glycine d'Amérique), illustration botanique, Southern Wild Flowers and Trees, 1901 (Alice Lounsberry, Ellis Rowan).

Savoir s’arrêter

Savoir s’arrêter Je travaille avec un pointSur la couture remets ton doigtUn point un creux de poitrineUn caillou au creux des reinsLe ruban glisse encore une foisEt je promène tout mon souciUn peu de vide sous le brasLa vie ne tombe que des glycines Un caillou dans la chaussureJe travaille au crochet ou au couteauAu... Lire la Suite →

L’orphelin de Noël

L’orphelin de Noël Au seuil de la grotte le soleil inviteA prendre la sortie de biaisD’abord le flanc puis la valléeJe suis un cerf je viens de naîtreJe suis l’enfant à la fenêtreRegarde la neige en tombantA effacé le bruit des pieds Je perce la grange d’un regard de pierreJe vois au travers je vois... Lire la Suite →

« Père, mère : je vous présente Jacques. »

"Père, mère : je vous présente Jacques." Comme chaque ligne (ou presque) qui sort de ce petit prodige d’1m90, ce texte vaut pour lui même mais il m'a touché en pleine tête, et du coup en plein cœur. Je ne retrouve pas le passage où Proust explique que notre seule chance d'échanger la moindre parole... Lire la Suite →

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑