Dans une caverne videQui date d’avant la fin des échosJe poursuis seul ce dialogue absurdeOù les réponses sont toujoursDe nouvelles relancesMême du temps de la vieLe temps où les corps pouvaient se plaireLe langage ne résolvait rienIl partait de chacun avec l’intention fiévreuseD’un résultat que l’autre esquivaitC’était le temps du lyrisme et dans l’entrelacsDes ces... Lire la Suite →
Poème d’après (4) (À l’idée qu’elle était belle)
L’idée qu’elle s’en fout me détruit lentementEn promettant d’extraire la substance viveQui me faisait la voir comme un firmament clair Le vide est sans fin c’est sa forceAttendu que nous sommes des singesQue tout est maladroit dans nos gestes épiquesQue nous avons au mieux la grâce porc-épic J’ai tissé des ombrages j’ai tendu des lustresJe... Lire la Suite →
Poème d’après (5) (Je ne partage plus ta peine)
Je ne partage plus ta peineAprès l’avoir longtemps penséeDéchiré par la violenceDe rage et peine à son idée Les souvenirs de tes trois pertesM’étaient devenus familiersEt si constamment repliésQu’ils ont fini par être miens Plié à leur évocationQue j’ai tous les jours redoubléeJe suis devenu orphelinSi tu les confesses à d’autres Car dans la peine... Lire la Suite →
Poème d’après (6) « La plus précieuse des pierres »
La plus précieuse des pierres Ce qui est là ce qui est présentCe qui appartient à la structure immédiate de l’environnementIllusion du passé illusion égale de l’avenirConstructions psychiques à tenir pour tellesC’est-à-dire à distance Ne pas craindre cette descente en soi pour saisir ce qui estFausse douleur croire qu’il y a un vertige ou une... Lire la Suite →
Au nom du regret
Au nom du regret Continue à être ce que tu esQui au fond ne me regarde pasEt seul le fond compteC’est quoi cette maladie de regarder Je pourrais me plaindreCe serait si stupideContinue à peindreToutes les turpitudesDe l’âme humaine Car je te laisse me laisserEn croyant que tu sais faire ça Le renoncement fait partieDe... Lire la Suite →
Le grand vide
Le grand vide Je traverserai ce grand videQue tu laisses en n’ayant pas vraiment été là Il faudra le traverserQuoique j’y laisseLa détresse est une trompe dans le vent Quand le vent devient lourdEt qu’un bout de soi-même partQuoiqu’il en coûte à admettreAvec un autre jamais connu Je dois laisser le tempsMe traverser de cette... Lire la Suite →
Les retours en France
Un fantôme dans la tête j’en viens à traverser la frontière. Les retours en France se font par l’Allemagne, jusqu’à ce triomphe du Riesling. And the phantom is eating my brain and I feed him. Avec une touche minéral de Riesling…
Dramatic Is Not Life
The best way not to commit yourself: be dramatic. Only use the lyrical level, nothing actual, never get real. And then you can vanish into thin air anytime. This is a summary of a reflection in my notebook. Illustration: Jackson Pollock, The Deep, 1953 (Centre Pompidou).
Oblivion my Dear
Oblivion my Dear And then I left you slowly sleep down into oblivion I was rhee staring at my memories All the picture you send they slide in my memories And then I sat in my chair in the kitchen And told myselfYou have to give this last glance for everIt’s your body and your soulWhat you gave and... Lire la Suite →
The Day after Is Always a Disaster
Whether your fears or mines The day after is always a disaster Like a planet collapses Like a flat red balloon The words outspread Through the canals besides Make passion and love Ashamed in the mirror Why they exploded so bright The day after is always a disaster Whether your tears or mines None of... Lire la Suite →
